Vichatel, Lassolas, La Vache
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Ce topo « VLLV » est un classique que j'ai infligé à de nombreux visiteurs de passage. Il s'agit d'une variante de l'un des circuits du Parc Naturel des Volcans d'Auvergne ; là où les circuits partent de la maison de site, au château de Montlosier, je préfère partir du Col de la Ventouse, au pied du Puy de Vichatel, le gravir, puis aller gravir ses voisins le Puy de Lassolas et le Puy de la Vache.

Ce parcours arpente les terres qui furent celles du comte de Montlosier, auquel on doit l'aspect actuel de la chaîne des Puys : avant qu'il ne rentre au pays avec des idées bien arrêtées, la plupart des reliefs étaient totalement dégarnis ; Montlosier fit assécher des marais et des lacs pour en faire des terres arables, et reboiser les reliefs afin de disposer d'une source de bois de chauffage : à l'époque, il n'y avait pas assez de bois pour chauffer toutes les maisons de la région, et l'on se chauffait à la paille, faute de bois.

Un peu plus de 13 km en 3 heures et demie (pauses comprises). Je prévois cependant généralement 4 heures.

Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accès à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Départ sur l'aire de stationnement récemment aménagée après le col des Goules. Avant cet aménagement, il fallait connaître le petit chemin plein d'ornières au bout duquel stationner, et traverser en trois temps au niveau du col, avec une mauvaise visibilité et des véhicules ne respectant pas vraiment la limitation de vitesse à 70 km/h. Depuis la création d'une aire de stationnement dédiée, il est toujours nécessaire de traverser la route, mais en deux temps seulement, et avec une bien meilleure visibilité.
Une fois la route traversée, il faut partir sur la droite en direction du col, là où auparavant se situait un escalier. Au niveau du col, prendre à gauche dans le sous-bois.
Après quelques dizaines de mètres tranquilles, le chemin devient pentu : il s'agit tout de même d'un flanc de cratère !
La pente reste soutenue jusqu'à atteindre un replat, au niveau de l'accès au cratère.
Le chemin du sommet est indiqué...
...et s'effectue par ce portillon, le sentier de gauche étant plus raide et interdit aux touristes.
Avant d'emprunter ce sentier, une vue du creux du cratère, qui n'a rien de particulier à mentionner.
Le sentier monte en lacets à travers des barrières en noisetier.
On le devine atteindre le sommet.
La pente reste prononcée.
Le sommet semble bientôt en vue...
...mais bien entendu, il ne s'agit que d'un leurre, et il est nécessaire de monter encore un peu.
Arrivé au sommet du cratère, outre le Puy de Charmont, on devine les Monts-Dore au loin...
...mais le paysage sera plus visible, quelques mètres plus loin.
En direction du sud-sud-ouest, l'ensemble des Monts Dore se dévoile. Plus près, on distingue aussi le Puy de Charmont à gauche (en vert sapin) et le Puy de la Toupe à droite (en clair).
Le Puy de Charmont. Le Col des Goules se trouve juste à gauche, à la base du Puy, hors champ.
Malgré la brume, je tente des gros plans sur les Monts Dore : tout d'abord le massif adventif (Puy de l'Angle et Puy de Monne au centre, Puy de la Tache sur la droite, Puy de Baladou presque plat tout à droite). Sur la gauche, un oeil averti reconnaîtra le Puy Ferrand, le Puy de Cacadogne (sans neige), le Puy de Sancy et le Roc de Cuzeau. Au premier plan, le Puy de Boursoux et, derrière, le Puy de l'Enfer.
Gros plan centré sur le Puy Ferrand, avec toujours à droite, le Puy de Cacadogne, le Puy de Sancy et le Roc de Cuzeau. Au premier plan, le Puy de Combegrasse.
Gros plan, tout à droite, sur le Puy de l'Ouire (pointe à gauche) et le Puy Loup (petit bosse avec un peu de neige, au centre). Entre les deux, on devine tout juste la Banne d'Ordanche, petit trait sombre.
En direction du sud-est, la brume et le soleil de face ne permettent pas de bien distinguer les reliefs. On reconnaît tout de même le Lac d'Aydat et, derrière, le Puy d'Olloix.
En continuant un peu le long du cratère, j'obtiens une vue vers l'ouest : le Puy de la Toupe sur le bord gauche de la photo, et à droite le Puy de Montchal et, derrière, le Puy de Montgy. Derrière le Puy de la Toupe, le village d'Aurières ; plus près et accolé au Puy de la Toupe, le hameau de Randanne.
Avant de m'apprêter à redescendre du cratère, une trouée parmi les arbres me permet d'avoir une petite ouverture vers le nord. On y voit le Puy de Lassolas et le Puy de la Vache au centre, avec le Puy de Dôme, plus loin, entre les deux, ainsi que le Puy de Mercoeur, derrière le Puy de Lassolas.
Gros plan du point de vue précédent afin de mieux distinguer le Puy de Dôme coiffé de son antenne.
La descente du Puy de Vichatel s'effectue également entre des claies de noisetier.
Je reviens rapidement au niveau du chemin permettant de descendre dans le cratère.
Encore une vue sur le cratère avant de continuer.
La descente du Puy de Vichatel est très similaire à la montée.
Au début de la descente, une trouée redonne vue sur les Puy de Lassolas et de la Vache, à droite, mais aussi sur le Puy de Montjuger fortement boisé, à gauche, et le Puy de Pourcharet plus éloigné et d'un aspect plus clair, dépassant de la gauche du Puy de Montjuger.
La pente de la descente n'a rien à envier à celle de la montée...
En atteignant ce panonceau sur la droite du chemin, il convient de prendre deux fois de suite à droite pour effectuer presque un demi-tour et partir vers le nord-ouest (sinon le chemin continue de longer le Puy de Vichatel et revient vers le point de départ).
Ce demi-tour effectué, le chemin devient assez rapidement plus encaissé, et l'on distingue une zone non boisée qui sera rapidement atteinte.
Cette zone déboisée, la voici. Avant les travaux du comte de Montlosier, il s'agissait d'un lac, ou d'un marais. Le comte le fit assécher afin de pouvoir en faire une prairie.
Au bord de l'ancien lac, le Puy de la Toupe.
Le chemin longe le lac et reprend la direction du nord, avec le Puy de Montchal en ligne de mire.
Mon itinéraire quitte ce chemin par un chemin peu visible (lorsque l'on arrive du Puy de Vichatel) sur la droite, au niveau d'un panneau d'information pour les randonneurs arrivant en sens inverse. Mais comme l'étang de Montlosier (le peu qu'il en reste) se trouve quelques mètres devant, je vais jusqu'au bord de l'étang profiter d'une vue sur le Puy de Mercoeur et le Puy de Lassolas.
Puis je reviens sur mes pas, et là le chemin est beaucoup plus facile à trouver.
Après une courte montée, le chemin traverse une zone boisée.
Au bout du chemin, un carrefour en T, je continue sur la gauche en direction du château de Montlosier.
Très vite, j'atteins la route de Randanne à Saint-Genès-Champanelle. Prudence en traversant !
Juste après avoir traversé, un petit escalier au sommet duquel se trouve un panneau d'information invite à s'arrêter quelques instants. Du panneau, il est possible de profiter d'une vue sur les Puy de Mercoeur, de Lassolas et de la Vache, grâce à la tempête de 1999, celle-ci ayant couché l'ensemble des épicéas qui étaient plantés ici. Après débardage des arbres couchés, il a été décidé de redonner à cette parcelle une vocation de prairie : en été, elle sera occupée par des vaches.
D'ailleurs, si vous passez pendant l'été, il y a des framboisiers à cet endroit. Ouvrez l'oeil !
Le château de Montlosier et ses annexes. Il héberge de nos jours la maison de site du parc naturel des volcans d'auvergne.
Je continue sur une large piste.
Au premier croisement, il faut prendre sur la droite. Le panneau l'indiquant n'est visible qu'en l'absence de feuilles aux arbres...
Ce faisant, je longe un autre côté de la prairie...
...ce qui me permet de voir en contrejour le Puy de Vichatel, ainsi que le Puy de Charmont à droite.
À l'approche de la jonction avec le GR 4, le décor s'éclaircit un peu.
La jonction est en vue !
Devant moi, la masse imposante du Puy de la Vache, hirsute d'arbres.
Le chemin est large (ce qui, compte tenu de sa fréquentation dès qu'il fait beau, n'est pas une mauvaise chose). Au loin sur la droite, on distingue la pente du cratère du Puy de Lassolas, que je vais gravir dans quelques minutes.
Mais avant, un petit passage en sous-bois.
Attention à l'ornière du chemin.
J'arrive en vue du grand hêtre.
Le grand hêtre. En été, grâce à son ombre, cet endroit est l'occasion d'une pause appréciée.
D'ailleurs, il a fallu rappeler à l'ordre les randonneurs étourdis.
Pourquoi faire une pause au pied de ce hêtre ? Parce que l'ascension du Puy de Lassolas commence ici...
...et qu'elle est tout, sauf aisée. Outre la pente régulière mais soutenue, le sol est glissant.
De plus, l'érosion est importante : il n'y a pas de chemin bien tracé.
J'atteins le bord du cratère. Encore loin, le sommet du Puy de Lassolas me fait face.
Autre vue du sommet du Puy de Lassolas. Le chemin va suivre le contour du cratère, en forme de fer à cheval : je vais donc partir sur la gauche dans un premier temps.
Bien entendu, la pente n'a pas changé d'un iota.
Sur ma droite, j'aperçois désormais le Puy de la Vache.
Et, derrière moi, le Puy de Vichatel et le Puy de Charmont (et aussi le Puy de la Rodde et le Puy de Combegrasse, mais ils seront mieux visibles une fois arrivé au sommet).
Du nerf !
Sur ma gauche, le Puy de Montjuger et le Puy de Pourcharet.
Alors que je m'apprête à atteindre une partie du contour du cratère plus plate, un petit oiseau attire mon attention (au centre, vers le haut).
Vous le verrez sans doute mieux sur ce cliché.
Je suis environ aux deux tiers de l'ascension, à 1140 mètres d'altitude environ, soit un peu plus de 40 mètres en contrebas du sommet.
C'est l'occasion de reprendre mon souffle en profitant de nouveau de la vue sur le Puy de Montjuger et le Puy de Pourcharet.
Entre les arbres, le contour de cratère reste visible en partie...
...et je ne tarde pas à arriver au bout de la zone boisée. La pente reprend, c'est le dernier tronçon de l'ascension.
Bien sûr, à ce stade, plus je monte, plus le sommet donne l'impression de rester à la même distance.
La fin de l'ascension est proche.
Je tourne désormais le dos aux Puy de Montjuger et de Pourcharet.
Encore quelques mètres de dénivellée à absorber.
Me voilà au sommet. En direction du sud-est, le Puy de la Vache.
En direction du sud, les derniers puys de la Chaîne des Puys. Dans le prolongement du rocher à mes pieds, l'étang de Montlosier ; les reliefs qui apparaissent à gauche sont, de gauche à droite, le Puy de Charmont, le Puy de la Rodde, le Puy de Combegrasse (plus clair) et le Puy de Boursoux ; derrière le Puy de Boursoux, le Puy de l'Enfer peu visible et presque à la même hauteur, et le Puy de Monténard plus loin. Les reliefs qui apparaissent à droite de l'étang sont le Puy de la Toupe et le Puy de Montchal (plus près). Enfin, le Puy de Vichatel se trouve juste devant le Puy de Charmont, mais la vue n'est pas suffisamment contrastée pour qu'il s'en détache clairement.
Le chemin continue pour redescendre du Puy de Lassolas vers le GR 4 en suivant le cratère ; mais compte tenu de la pente et de l'érosion, il est interdit d'accès, comme en atteste le panonceau. Vous êtes libres de l'emprunter à vos risques et périls, mais ne soyez pas surpris de vous rompre les os.
J'avais délaissé le chemin qui continue vers le Puy de la Vache, qui descendait du cratère un peu plus tôt ; je vais maintenant l'emprunter. En guise de chemin, il s'agit plutôt d'une plage de scories, pentue et glissante, et peu agréable à descendre.
Sur ma gauche en redescendant (donc vers l'est), le Puy de la Mey, et Beaune-le-Chaud au loin. Derrière Beaune-le-Chaud, en vert foncé, le Puy de Chatrat et le Devet. À gauche du Puy de Chatrat, plus loin, le Puy de Charade. À droite du Devet, plus loin, le Puy de Berzet. Derrière le cratère du Puy de la Mey, la petite bosse est le Puy Giroux cachant le village d'Opme.
Vue recentrée sur le Puy de Charade et permettant de mieux voir Beaune-le-Chaud.
Meilleure vue du Puy de la Mey.
Devant moi, le Puy de la Vache. À gauche au loin, le petit relief plat est le Puy de Saint-Sandoux.
La descente continue, en zone boisée et par un chemin plus étroit.
Les virages les plus pentus ont été aménagés.
Une fois la descente du Puy de Lassolas terminée, place à l'ascension du Puy de la Vache, par une pente dont la raideur n'a rien à envier à celle que je viens de descendre. Là aussi, des aménagements aident à préserver le sentier.
Par endroits, les racines des arbres suffisent.
Après beaucoup de marches, j'approche du contour du cratère du Puy de la Vache.
Sur ma droite, un peu en contrebas, un chemin permet de descendre au coeur du cratère. Tout comme le chemin redescendant du cratère du Puy de Lassolas, celui-ci est déconseillé et n'est plus balisé.
Le sommet est encore une trentaine de mètres d'altitude plus haut.
Au bord du cratère, quelques rochers subissent les outrages de l'érosion.
Par endroits, au sol, des bombes volcaniques provenant de l'éruption de l'un ou l'autre des deux puys. Ici, une bombe en fuseau.
Ce rocher isolé n'est pas une oeuvre d'art abstraite. Sous certains angles, on peut distinguer une main, ou un fauteuil.
Par ailleurs, ce rocher est aligné avec ceux que j'ai montrés quelques photos plus haut et que l'on voit ici en contrebas. En suivant cet alignement en descente, cela permet de trouver le chemin permettant de descendre dans le cratère.
Je ne suis pas encore au sommet du Puy de la Vache, mais je dispose déjà d'une belle vue vers le nord : Puy de Lassolas, Puy de Mercoeur, Puy de Dôme, et le sommet aplati du Grand Sarcoui juste à droite du Puy de Dôme.
Vers le nord-est, le Puy de Pourcharet et le Puy de Lassolas. On voit bien ici, au centre, la partie plate et boisée du contour du cratère du Puy de Lassolas.
Encore quelques mètres jusqu'au sommet.
Le sommet du Puy de la Vache. Celui-ci doit en fait se trouver un peu plus sur la gauche, au milieu des arbres.
Vue vers l'est : Puy de Montgy, Puy de Montjuger, Puy de Pourcharet.
Vue vers le sud : les Monts-Dore au loin. Et bien sûr, tout comme depuis le Puy de Lassolas, les Puys de Charmont, de la Rodde, de Combegrasse, de Monténard, de Boursoux, de l'Enfer, de la Toupe et de Montchal.
Il ne me reste plus qu'à descendre du Puy de la Vache.
Notez un aménagement en marches de bonne facture. S'il vous prend l'envie de les compter, il y en a environ 520 (plus une deuxième série de 40 plus bas)...
...et c'est long, très long (et c'est la principale raison pour laquelle j'effectue cette randonnée dans le sens Lassolas - La Vache plutôt que dans l'autre sens généralement recommandé). Heureusement qu'il y a la vue pour ne pas y penser.
L'aspect des marches à la montée.
Le Puy de Montgy. Malheureusement il faut surtout regarder le chemin pendant cette descente quelque peu difficile.
Je finis par arriver au bout des marches. Cette zone de faux-plat est la bienvenue. Attention à suivre le balisage et à ne pas oublier de tourner à droite ici (suivre le balisage bleu).
J'approche d'une zone déboisée...
...qui est en fait une ancienne carrière.
On peut y nager dans les scories...
...ou emporter quelques rocs pour sa collection (dont quelques bombes volcaniques de type « croûte de pain »).
La végétation reprend petit à petit ses droits sur la carrière.
Dans ce creux se trouvent de temps à autre des installations artistiques éphémères. Il n'y en a aucune en ce moment, les cailloux s'ennuient...
Passé la carrière, le chemin rejoint le GR 4.
Celui-ci traverse à nouveau la route de Randanne à Saint-Genès-Champanelle. Prudence en traversant !
Une fois passé l'aire de stationnement, je continue sur le GR pendant quelques centaines de mètres, et emprunte le premier chemin à droite.
Je ne me laisse pas impressionner par cet arbre qui cherche à me barrer le passage.
La suite du chemin n'a rien de particulier, il faut juste ne pas rater le virage à droite au niveau de Fallateuf. Tant de personnes ont dû le rater qu'un balisage bien visible a été peint récemment sur l'arbre au bord du chemin !
Le chemin revient progressivement vers le Col de la Ventouse.
Je retrouve l'embranchement permettant d'aller à l'assaut du Puy de Vichatel, que j'ai emprunté en tout début de randonnée. Je n'ai plus qu'à continuer tout droit jusqu'à l'aire de stationnement.