Le Suc de Bauzon et le Suc du Pal
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Cette randonnée pas trop fatigante effectue l'ascension du Suc de Bauzon, puis de son proche voisin le Suc du Pal. Dans les deux cas, la vue au sommet est plutôt bouchée, mais en s'en éloignant de quelques dizaines de mètres, la vue s'ouvre et vaut largement les efforts consentis.

La plupart des itinéraires proposés pour se rendre au sommet du Suc de Bauzon partent de Rieutord, pour ainsi dire au bord de la Loire. Je préfère, quant à moi, partir du hameau de Couvert où se trouve également un grand parking, car cela permet de monter par le cratère égueulé, et ce faisant d'admirer de nombreux et superbes débris volcaniques (et accessoirement, de par sa position, cela diminue le dénivellé positif de la randonnée d'un bon cent cinquante mètres).

Tout juste 16 km en tout juste 5 heures, pauses comprises.

Zone arpentée, point de départ et itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accès à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Derrière le parking de Couvert, un large chemin de terre s'élève vers l'est.
Elle mène vers un vaste espace d'où partent plusieurs chemins, il suffit de garder le cap vers la droite pour prendre la direction du cratère. Un peu plus loin, le chemin longe une clairière où l'on imaginera sans peine des vagues dans l'herbe, à moins qu'il ne s'agisse de la fourrure d'un énorme félin ?
Un peu plus loin, un carrefour à angle droit : le chemin croise celui que j'emprunterai au retour. Passé le carrefour, le chemin s'enfonce dans les bois...
...avant de rapidement se mettre à monter.
Je croise mes premières bombes volcaniques. Les stries de la pierre à droite sont très certainement des marques de fluidalité de la lave la constituant.
De nombreuses bombes, de toutes tailles et d'une assez grande variété de couleurs, se retrouvent le long du chemin.
Gros plan sur la bombe de couleur ocre.
Un peu plus loin, en voici une autre, qui pourrait servir de pierre ponce.
Les ascensions répétées le long du chemin ont certainement contribué à tasser les projections volcaniques (que je suis tenté d'appeler « aérolithes ») sur les bords.
Au fur et à mesure de la montée, la pente augmente et le chemin s'avère raviné.
Néammoins il demeure assez large pour qu'il y aie moyen de progresser assez facilement, dans un cadre boisé fort agréable.
Hasard de l'éruption ou facétie d'un randonneur m'ayant précédé, ces deux projections semblent former un point d'interrogation.
Peut-être se sont-elles détachées de ce bloc plus massif, tout proche.
Le sommet est encore loin, j'en reprends l'ascension.
Encore des pierres ponces.
J'approche d'une trouée lumineuse, c'est bon signe.
Mais je ne me laisse pas pour autant distraire de la contemplation des roches au sol, comme cette superbe bombe, mal camouflée en nid de guêpes. Admirez la taille de ce qui furent des bulles de gaz dans le magma !
Plus que cette zone un peu plus ravinée à passer, et je rejoindrai l'itinéraire traditionnel vers le sommet.
D'ailleurs, j'en suis tout proche, comme l'indique le panneau à la jonction.
Le chemin reste large et pentu...
...mais les roches au sol sont beaucoup moins variées et beaucoup moins intéressantes à examiner (à mon avis).
Une dernière rampe, et je devrais atteindre une clairière, probablement le sommet.
Pas de doute en ce qui concerne cette roche, les stries sont dues à l'érosion provoquée par les cycles de gel et dégel.
J'arrive à la clairière, qui n'est pas encore le sommet...
...lequel n'est cependant pas très loin.
J'y suis presque !
Au sommet : balise géodésique et table d'orientation peu lisible.
La balise géodésique, pour ma collection.
Comme je l'annonçais dans la présentation de cette randonnée, la vue est tout de même un poil tantinet quelque peu légèrement bouchée.
Vers le nord-ouest, on distingue tout de même, au centre, le Petit Suc et le Grand Suc qui, vus d'ici, cachent malheureusement le Mont Bar, et plus à gauche, le Bramefont. À droite, la zone plus foncée derrière le sommet de l'un des arbres est le Suc de Cherchemus, qui domine le lac d'Issarlès (non visible ici).
Vers l'est, outre un insecte volant, on distingue en vert foncé, le Suc du Pal tout proche, et à gauche, ne dépassant pas des arbres, le Suc de Moulas.
Derrière le Suc de Moulas, la crête du Rocher de Cheylard, en un peu plus clair ; mais les reliefs sont dans l'ombre et peu contrastés pour que leur examen en vaille la peine pour le moment.
Pour profiter d'une meilleure vue, il faut dédaigner la table d'orientation et continuer un peu sur le chemin...
...jusqu'à cette zone beaucoup plus dégagée.
Voici la vue vers le sud-ouest.
Vers l'ouest-nord-ouest, les reliefs du Devès sont tout juste devinables à l'horizon et se confondent avec les nuages.
Vers le nord-ouest, on retrouve, vers le centre du champ, le Bramefont et le Grand Suc, le Petit Suc étant ici masqué par un arbre. Mais c'est sur la droite qu'apparaissent des reliefs intéressants...
...et que voici en me tournant vers le nord. On reconnaît de gauche à droite, le Rocher Tourte derrière une rangée d'éoliennes, puis le Mont d'Alambre plus clair, le Suc de Montfol, le Suc de Taupernas, la large silhouette avec des aplats plus clairs du Suc de la Lauzière, le Sépoux, le Suc de Sara et pour finir, au bord des arbres, le Gerbier de Jonc. Le Mont Mézenc, juste derrière le Suc de la Lauzière, est invisible car enveloppé par les nuages.
Gros plan sur le Gerbier de Jonc.
Les fougères s'apprêtent à revêtir leurs couleurs d'automne.
Gros plan sur la zone du Mont d'Alambre au Gerbier de Jonc.
Je reviens sur mes pas pour redescendre du sommet en direction de Rieutord. Très vite, je me retrouve en forêt.
Un virage en épingle à cheveux, puis la pente de la descente s'accentue.
Arrivé à la jonction avec le GR 7, une sculpture matérialise la ligne de partage des eaux entre l'océan Atlantique et la mer Méditerrannée.
J'emprunte le GR 7 vers l'est, en restant dans la forêt.
En approchant d'une ligne à haute tension, les coupes dans la végétation laissent deviner les reliefs du Tanargue, au sud. Ici, le Mont Aigu à gauche, et le Mont Gros au centre.
Les mêmes à gauche, sous les fils électriques, et le Rocher d'Abraham à droite.
Je décide de descendre le long de la ligne électrique. De la butte en face de moi, émerge à peine la Cham du Cros.
Après cet interlude, je reprends la direction du GR 7. Presque en face de moi, le Suc du Pal.
Le GR 7 continue en suivant le flanc du Suc de Moulas, jusqu'à approcher d'une autre ligne électrique à haute tension. Ceci me permet d'avoir une vue quelque peu dégagée vers le nord-nord-est.
On retrouve, autour du Gerbier de Jonc au centre, le Suc de Taupernas, le Suc de la Lauzière et le Sépoux, sur la gauche ; et les Coux et le Suc d'Ourseyre, à droite.
De plus, avec de bons yeux, il est possible de distinguer, d'une part entre le Sépoux et le Gerbier de Jonc, la petite bosse du Suc du Touron ainsi que le Suc de Sara, et d'autre part à droite des Coux, le Suc Liberté.
Après m'être légèrement déplacé pour avoir une vue moins obstruée par les arbres, gros plan sur le Suc de Montfol, le Suc de Taupernas, le Suc de la Lauzière, le Sépoux et le Suc de Touron. Derrière le Sépoux, à droite, on distingue la base du Mont Mézenc, mais son sommet reste emmitoufflé par les nuages.
Gros plan sur le Suc d'Ourseyre.
Gros plan sur les Coux et le Suc Liberté à droite.
Gros plan sur le Gerbier de Jonc (et le Suc de Sara à gauche).
Gros plan sur le Sépoux et le Suc de Touron.
Gros plan sur le Suc de Montfol, le Suc de Taupernas et le Suc de la Lauzière.
Je poursuis dans la forêt.
J'arrive rapidement au « Cros du Loup », d'où rayonnent une demi-douzaine de chemins.
Celui qui m'intéresse est la route goudronnée (il y a longtemps) qui part en direction des Oulettes. Je la quitte dans le premier virage, pour partir presque tout droit le long de la crête du Suc du Pal.
Le chemin qui suit la crête n'est pas bien visible. En fait il y en a deux, peu marqués, qui se rejoignent au niveau de cette cabane en construction.
Et c'est reparti pour une montée en forêt.
Le chemin manque quelque peu d'entretien, mais les obstacles sont faciles à contourner. Le plus pénible reste la pente, qui est très raide par endroits, et supportable le reste du temps.
De la lumière pénètre derrière les arbres, je suis tout proche du sommet.
M'y voilà presque.
Bon, par contre, pour la vue depuis le sommet, on repassera. On ne voit même pas le Suc de Bauzon en entier !
De toute façon je n'ai pas encore atteint le point culminant.
M'y voici, il y a une borne géodésique.
Le chemin fourche après la balise, je continue sur quelques dizaines de mètres sur la droite, afin de rejoindre une zone au panorama un peu plus dégagé.
On distingue ici, vers le sud, de gauche à droite : sur la crête la plus éloignée, le Mont Aigu tout près du bord du champ, le Rocher d'Abraham, la Tour des Poignets, les Valadous et la Serre de Montgros tout à droite. Devant la Tour des Poignets et les Valadous, en plus foncé, la Serre du Mouton. Devant le Mont Aigu à gauche, en plus foncé également, mais beaucoup moins élevés, les deux sommets de Roche Fort et Fenadou. Enfin, presque au premier plan, la crête de Ragnier.
Vers l'ouest, sans surprise, le Suc de Bauzon.
En poussant vers le nord-ouest, on distingue aussi, en foncé, le Suc de Cherchemus.
Gros plan sur le Mont Aigu, au centre, et le Rocher d'Abraham, à droite. Devant le Mont Aigu et à gauche de l'arbre, sur la même crête, le Veysset, Roche Fort et Fenadou.
Plus gros plan sur le Mont Aigu, le Veysset, Roche Fort et Fenadou.
Gros plan sur le Rocher d'Abraham, la Tour des Poignets et la Serre du Mouton.
Gros plan sur les Valadous, derrière la Serre du Mouton.
Après une pause pour m'alimenter, je redescends pour retourner au Cros du Loup.
Au carrefour, je suis le GR 7 en direction de St Cirgues. Sur la carte, ce chemin est présenté comme une « route irrégulièrement entretenue ». Je vous déconseille de l'emprunter autrement qu'à pied ou en VTT !
Après être bien descendu, le chemin redevient plat alors que je m'apprête à quitter le couvert des arbres.
Me voici dans la « Vestide du Pal », son cratère égueulé. Au fond, le sommet où je me trouvais un peu plus tôt.
Le chemin s'en éloigne progressivement.
En continuant vers le hameau de Fontaulière, il se rétrécit fortement.
Le Suc du Pal.
Juste avant d'arriver à la Fontaulière, le chemin oblique vers le nord et remonte.
Ceci me permet d'admirer encore le Suc du Pal, ainsi que les moutons qui occupent la Vestide.
Encore un peu de montée...
...pendant laquelle je suis surveillé par ce lézard au museau jaune, qui profite de la chaleur sur une bombe.
Le Suc de Bauzon apparaît de nouveau.
J'approche du Lac Ferrand, un cratère de Maar, dont les eaux sont visibles derrière les arbres.
Meilleure vue du Lac Ferrand que longe le chemin.
Il y a même une plage !
Faire le tour du lac est tentant, d'autant plus qu'il y a un chemin bien visible ; mais il s'agit d'une propriété privée, il y a en ce moment des vaches sur la parcelle, et visiblement le propriétaire n'a vraiment pas envie que l'on s'approche. Je n'ai pas vu de ruches, il s'agit peut-être d'un coup de bluff !
Continuant mon chemin, je traverse un grand carrefour forestier...
...avant de devoir obliquer à droite, pour revenir vers le Suc de Bauzon.
Le chemin reste plaisant jusqu'aux flancs du Suc de Bauzon.
Ensuite, il faut remonter doucement...
...jusqu'au premier croisement à angle droit mentionné au début de cette narration.
Le restant du chemin devient progressivement envahi par la végétation.
Une dernière clairière, et un virage à gauche...
...avant de revenir presque à mon point de départ : le matin, j'arrivais de face et j'étais parti sur la gauche au niveau des troncs.
Si vous souhaitez prendre un rafraîchissement durant la saison touristique, ces marches descendent vers les bâtiments de Couvert, à partir desquels il est possible de rejoindre le parking.