L'Arpon du Diable
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Selon une légende pas si ancienne, le Diable, lors d'un affrontement avec Saint-Pierre, aurait été précipité depuis la crête du Plomb du Cantal dans la vallée de la Cère, non sans essayer de s'accrocher ; les traces de cet effort vain auraient été nommées « l'harpon du Diable », et l'orthographe quelque peu simplifiée ensuite.

L'Arpon du Diable, c'est en fait une crête rocheuse assez escarpée, qui peut sous certains angles effectivement donner l'impression de traces de doigts géants ou de crochets tout aussi volumineux.

Et c'est surtout, à mon avis, l'une des plus belles façons d'aborder le Plomb du Cantal, malgré un effort physique important.

Une fois de plus, le nettoyage de mon appareil photo laisse à désirer, et deux mouches viennent gâcher un peu le ciel sur les photos, mais pas au point de monopoliser l'attention. Désolé !

Tout juste 12 km en un peu plus de 5 heures, dont une bonne heure de pauses, parce que, franchement, ne pas savourer de tels points de vue, ce serait criminel.

Zone arpentée

Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accès à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Départ du hameau des Gardes, que l'on rejoint depuis Saint-Jacques des Blats, et à l'entrée duquel il y a de la place pour 4 ou 5 voitures (emplacement aisément repérable sur les vues aériennes).
Ensuite, il faut passer le four banal, puis lorsque le chemin du Plomb du Cantal via le Buron des Gardes est fléché, partir sur le chemin de droite, qui descend au Moulin des Gardes.
Mais avant, depuis les Gardes, il est possible d'avoir une belle vue du Puy Griou, cela porte chance.
Le chemin qui descend vers le moulin n'a visiblement pas été fréquenté récemment.
Il s'agit d'un leurre, le chemin étant bien mieux entretenu un peu plus bas.
Je rejoins le Ruisseau de Delbarat, qui prend sa source sur l'Arpon du diable.
Le Ruisseau de Delbarat.
Celui-ci une fois franchi, le chemin remonte en sous-bois.
Mon chemin croise maintenant celui du Ruisseau Chaumette, un affluent du Ruisseau de Delbarat.
Je continue à m'élever...
...encore et encore, avec une pente assez prononcée.
Cette bifurcation, juste avant de franchir le Ruisseau Castel del Neigre, permet de choisir entre le pont (à gauche) et le gué (à droite). J'opte pour le pont...
...que voici.
En amont, une cascatelle.
Le chemin continue en zone d'estive : les choses sérieuses commencent.
D'ailleurs cet accès est gardé par une limace basaltique féroce.
En contrebas, avec une forte pente, le Ruisseau Castel del Neigre. Mieux vaut ne pas trébucher sur le chemin !
Le chemin continue vers le hameau de Delbarat (où passe le ruisseau du même nom). Le chemin de l'Arpon du Diable part sur la gauche, et tout de suite on ne joue plus dans la même catégorie de pente.
Le chemin au niveau de l'embranchement. Ça monte, mais pas encore trop...
...mais rapidement la pente augmente.
En plus, il y a des obstacles.
Et il faut avoir l'œil pour le balisage, si l'on ne connaît pas le chemin.
Sur la pierre triangulaire pointant vers le bas, à peu près au centre du champ, se trouve un papillon camouflé. Le voyez-vous ?
Et là ?
Au menu : de nouveaux obstacles.
En plus, il n'y a pas de trésor au pied de l'arbre. Ou plus probablement, quelqu'un est déjà passé le récupérer.
Entre deux arbres, Sa Basaltesse Sérénissime le Puy Griou.
La pente est plus prononcée.
Mais il semblerait que la lisière du bois soit proche, une fois passé l'arbre creux.
C'est en fait un leurre, il ne s'agit que d'une clairière.
Je me rends au sommet du monticule voisin, mais il n'y a aucune vue intéressante.
Par conséquent je poursuis sur le chemin.
Une nouvelle fois, la lisière semble proche, mais cette fois, ce n'est pas un leurre...
...car me voici émergeant de la forêt en direction des crêtes.
J'atteins des ruines.
Au loin, au centre, le Puy de la Cède ; plus à droite, le flanc nord-ouest du Puy de la Cède, qui forme une pointe qui me cache la Montagne de Jacquet et le Puy Gros.
Gros plan sur le Puy de la Cède, avec le Col de la Pourtoune à gauche.
En me déplaçant un peu, je peux aussi voir le Puy Brunet, à gauche du Col de la Pourtoune.
Sur ma gauche et derrière moi (en direction du nord-ouest), le Puy Griou est très facilement reconnaissable. À gauche, deux petites bosses vertes qui sont le Griounou (pour le plus proche du Puy Griou) et le Puy de l'Usclade. Au-dessus d'eux, en gris, la crête du Puy Chavaroche avec justement le Puy Chavaroche au-dessus du Puy de l'Usclade, et la Chapeloune à droite du Griounou. À gauche, la forme arrondie du Bois de Joubert.
Plein ouest, avec le Bois de Joubert au centre, on distingue également les deux bosses de l'Élancèze, et le Puy de la Poche.
Plus vers le nord, on distingue également à droite du Puy Griou, le Puy Bataillouse (au centre), le Téton de Vénus et le Rocher du Bec de l'Aigle.
Gros plan sur le Puy Griou.
Gros plan sur l'Élancèze.
Gros plan sur le Puy de l'Usclade et le Griounou.
Je laisse de côté les ruines...
...pour continuer en direction des crêtes.
Derrière la ligne de crête conduisant du Puy Griou au Col de Cabre (et donc au Puy Bataillouse), le Puy de Peyre Arse, au centre, commence à devenir visible.
Sur ma droite, d'autres ruines se reposent au pied d'un arbre.
Un nouvel épisode forestier approche.
Il est court, mais très plaisant.
Et cette fois, j'en ai fini avec la forêt, et je n'aurai pas d'autre ombre que celle des nuages (lorsqu'il y en aura) pendant plusieurs heures.
Le Puy de Peyre Arse est maintenant bien émergé. En contrebas du Griou, les Chazes ; de l'autre côté de la route nationale et plus près de moi, les Gardes.
Gros plan sur les Gardes. On voit même ma voiture (c'est celle qui a le toit ouvrant entrebaillé).
J'atteins les ruines d'un buron, c'est le moment de faire une pause.
Tout à droite du Rocher du Bec de l'Aigle, le Puy de Seycheuse est désormais visible.
Gros plan sur le Puy Griou et le Puy de Peyre Arse.
Gros plan sur le Puy de Peyre Arse tout seul.
Un peu plus tard, me voici aux ruines du buron de Pranadag.
Ces ruines sont gardées par de terribles guerriers cuirassés.
Voyez donc !
Le chemin traverse les ruines pour continuer à s'élever, ce qui permet d'en avoir une vue d'ensemble.
Du nerf !
Ça et là, quelques touffes de pensées sur le chemin...
...lequel devient assez érodé.
Derrière moi, la crête du Puy Chavaroche est maintenant bien visible, et le Puy Mary pointe le bout de son sommet à droite du Puy Griou.
J'approche petit à petit de cette saillie, qui ne fait pas partie de l'Arpon du Diable.
Cet insecte se fige à mon arrivée, ce qui me laisse tout le temps de le photographier...
...même en gros plan (en ratant la mise au point).
Les anémones soufrées sont en fleur.
Le relief se rapproche tout en conservant l'impression de rester à distance.
C'est parce qu'en fait, le chemin passe un peu plus à gauche...
...et ne fait donc que longer ces rochers.
Gros plan sur lesdits rochers.
Je vais approcher d'une crête, me donnera-t-elle vue sur le Plomb du Cantal ?
Sur la gauche des rochers que j'ai contournés, un rocher pointu fait penser à un rapace à l'affût.
La crête se fait désirer.
J'atteins en fait un léger creux, d'où le chemin continue en montant...
...alors que derrière se trouve cette petite bosse dont j'ai contourné le flanc.
Depuis le creux, sur ma droite, le Puy de la Cède.
Mais aussi une première vue sur le flanc sud de l'Arpon du Diable.
En contrebas du Puy de la Cède, le Buron de Ferval. Admirez la pente !
Je vais aller au sommet de la bosse profiter de la vue.
M'y voici.
Vers le sud-ouest, la vallée de la Cère. Au centre, le Puy de la Poche et l'Élancèze. À gauche de l'Élancèze mais plus loin, le Courpou Sauvage. Encore plus loin, tout à droite, le Puy de Bassiérou.
Vers le nord-ouest, le Puy de l'Usclade, le Griounou et le Puy Griou ; derrière, le Puy Chavaroche, la Chapeloune, le Puy Mary, les Fours de Peyre Arse, le Puy de Peyre Arse, le Téton de Vénus, le Rocher du Bec de l'Aigle. En revanche, le Puy Bataillouse ne se détache plus, totalement dominé par le Puy de Peyre Arse.
Vers le nord, les mêmes reliefs que ci-dessus, avec le Puy de Seycheuse tout à droite.
Vers l'est, l'Arpon du Diable.
Vers le sud-est, le Puy de la Cède...
...et plus vers le sud, derrière le flanc du Puy de la Cède, on distingue à peu près au centre, la Montagne de Jacquet et le Puy Gros.
Je repars vers l'Arpon du Diable.
J'y suis presque.
Une fois cette clôture franchie, je serai tout proche de la crête de l'Arpon du Diable.
D'ailleurs, je distingue désormais sur ma gauche le Puy du Rocher, ainsi que le bâtiment du téléphérique du Plomb du Cantal.
Ainsi que le lac des Gardes.
Gros plan sur le Puy du Rocher.
J'approche de l'Arpon du Diable (air connu).
Pendant ce temps, un téléphérique s'apprête à entrer en gare.
La crête commence ici.
Et une fois sur la crête, qui apparaît progressivement à gauche ? Le Plomb du Cantal, bien sûr.
Le voici complètement visible.
Je ne suis encore qu'au début de la crête de l'Arpon du Diable.
La crête est souvent étroite, et la pente de ses flancs bien prononcée. Attention à ne pas trop s'en éloigner !
Autre vue des flancs, avec un peu de neige résiduelle.
Le Puy du Rocher, le bâtiment du téléphérique et le Plomb du Cantal. Et la vallée du Ruisseau de Delbarat qui prend sa source sur les flancs du Plomb.
Au bord de l'Arpon du Diable, ces espèces de nuages gris sont en fait des nuées d'insectes, nassés par les rafales de vent.
Vous reprendrez bien une vue du Plomb du Cantal ?
La nuée d'insectes épousant la forme du relief est bien visible ici, au centre.
Toujours le Plomb du Cantal.
Je suis presque au bout de l'Arpon du Diable. Plus qu'une bosse au centre. Plus loin, à droite, le Puy Brunet.
Encore une fois, il ne fait pas bon trop s'écarter du chemin.
Derrière-moi, l'Arpon du Diable.
Me voici au point culminant de l'Arpon du Diable, à 1770 mètres d'altitude environ.
Face à moi, le Puy Brunet.
Derrière-moi, l'Arpon du Diable (bis).
À mes pieds, un bourdon se repose en profitant de la chaleur de la roche.
Il me reste à traverser la dernière partie de l'Arpon du Diable, la plus dévastée par l'érosion.
Et je pèse mes mots.
Me voici à la jonction avec le GR 400. Contrairement à ce qu'indique le panneau, je ne suis pas au Puy Brunet mais à son pied, à environ 1780 mètres d'altitude.
Le Plomb du Cantal. Et des insectes en pagaille.
Avant d'aller au Plomb du Cantal, je vais d'abord passer par le Puy Brunet.
L'Arpon du Diable, vu du sommet du Puy Brunet.
Le Puy de la Cède.
Le Cirque de Grandval, avec au centre, la pointe sombre du Puy Gerbel.
Le Plomb du Cantal.
Gros plan sur le Cirque de Grandval. Sur la gauche, la Vacherie de Grandval.
Gros plan sur le Puy de Grandval (au centre) et le Puy Gerbel (à droite), qui sont sur la même crête. Derrière le Puy Gerbel, le Puy de la Belle Viste en vert foncé.
Quelques gentianes de printemps.
Je redescends vers le GR 400, comme si j'allais au Plomb du Cantal...
...mais je pars sur un chemin de chèvre qui contourne les rocher intermédiaires par la droite, afin de rester au bord du Cirque de Grandval, dont voici une autre vue.
Derrière moi, le Puy de la Cède et le Puy Brunet.
Je contourne ces rochers.
Encore le Cirque de Grandval. Au centre, au-dessus de la forêt, le Puy Tariol.
Le Puy de la Cède.
Au-dessus de moi, ces rochers.
Un peu de neige s'attardant.
J'approche de l'arête fermant le Cirque de Grandval, et je peux désormais voir le Col de Prat de Bouc...
...ainsi que, une fois sur l'arête, de nouveau le Puy du Rocher, ainsi que les pistes de ski.
Le Plomb du Cantal est lui aussi de nouveau visible. Je vais rejoindre le GR 400 qui y monte depuis Prat de Bouc.
Encore un peu de neige...

Je me lance à l'assaut du Plomb du Cantal.
En contrebas, Prat de Bouc.
En plus, j'ai bien choisi mon moment, il n'y a plus personne lorsque j'arrive au sommet.
Le Puy Brunet et l'Arpon du Diable, vu du Plomb du Cantal.
Le Puy du Rocher.
À droite du Puy du Rocher, les Rochers de Chamalière.
Un lézard profite du soleil tout en étant prêt à se cacher.
Je m'apprête à rejoindre le Pas des Alpins, pour redescendre. On distingue quelques reliefs qui n'avaient pas encore été visibles de la journée : à gauche, le sommet clair du Roc d'Hozières, avec la Roche Taillade dans l'ombre un peu plus à gauche ; entre le Puy Mary et le Puy de Peyre Arse, le Puy de la Tourte ; et entre le Rocher du Bec de l'Aigle et le Puy de Seycheuse, mais plus loin, le Puy de Niermont.
Gros plan allant du Puy Griou au Puy Mary : de gauche à droite et sans tenir compte de leur éloignement, le Puy Chavaroche, le Puy Griou, la Chapeloune (dans l'ombre), la Roche Taillade, le Roc d'Hozières, le Roc des Ombres (dans l'ombre, forcément), le Puy Mary, le Puy de la Tourte.
Je passe le bâtiment du téléphérique, il me faut maintenant contourner le bâtiment de transmissions.
Le lac des Gardes, en bonne compagnie.
Je descend par la piste de ski des Alpins. Devant moi, le Puy du Rocher.
Meilleure vue du Puy du Rocher.
Les antennes du bâtiment de transmissions, et la gare d'arrivée du téléphérique.
La pente du chemin descendant vers le lac des Gardes est tout simplement violente, j'en garde de mauvais souvenirs de montée et je préfère ne pas me l'infliger en descente. Par conséquent je pars, sur un chemin de chèvre, vers la crête voisine au sud, qui me permettra de redescendre par une pente légèrement moins hostile. Chemin faisant, voici une vue sur le chemin que je choisis d'éviter.
Gros plan sur le Rocher du Bec de l'Aigle qui se trouve en face de moi.
Et voici l'arête par laquelle je vais redescendre vers le lac des Gardes.
Je m'arrête pour une collation, pas très loin des fils du téléphérique. En voici un en train de descendre.
Autre vue de la descente depuis le Pas des Alpins, avec le Puy du Rocher en arrière-plan.
Au hasard d'un virage, j'effraie sans le vouloir une marmotte, qui court se réfugier entre deux pierres, au centre de l'image.
On la voit ici, en bas légèrement à droite, entre une pierre grise et une pierre blanche. Elle y restera quelques secondes à m'observer, avant de s'enfuir plus loin.
Pendant ce temps, un téléphérique s'apprête à entrer en gare.
Pour descendre, je n'aurai qu'à suivre la clôture.
La vallée du Ruisseau de Delbarat.
Avoir changé d'arête me permet de revoir l'Arpon du Diable, malheureusement dans l'ombre des nuages.
Encore quelques gentianes printanières.
Je redescends vers le chemin « normal », ce qui vous permet une nouvelle fois d'apprécier sa pente assassine.
De temps à autre, je dérange lézards et oiseaux par mon passage. Voici un lézard mécontent.
Le lac des Gardes.
Depuis le début de l'après-midi, jour ferié et beau temps aidant, les téléphériques ne cessent d'aller et venir. Heureusement, ils sont plutôt silencieux : on entend bien le bruit des câbles lorsqu'ils sont en mouvement (bien avant de voir la cabine), mais ce bruit est bien étouffé et il n'y a ni grincement ni bruit aïgu, ce qui est bien appréciable (surtout pour la faune locale).
Trois minutes à peine plus tard, nouveau départ.
Je m'écarte légèrement de l'arête pour revenir vers le chemin standard.
M'y voici revenu ! À côté du chemin, un ruisseau, au lit bien encaissé, affluent du Baguet, lui-même sous-affluent de l'Alagnon.
Le chemin change de rive de temps à autre.
Me voici en vue du lac des Gardes.
Le lac des Gardes.
Juste à côté, les burons des Gardes.
On vous aura prévenu.
Encore des pensées.
Le temps se couvre, mais avec de beaux nuages.
Sur le chemin qui retourne aux Gardes, de temps en temps, une belle trouée permet de revoir le Plomb du Cantal et l'Arpon du Diable.
Je m'apprête à quitter la zone d'estive.
La descente est encore longue, tantôt boisée...
...tantôt sous le soleil.
Dernière vue du Plomb du Cantal et de l'Arpon du Diable, hélas dans l'ombre.
Et une vue du Puy Griou en arrivant aux Gardes, pour finir !