Du Pont du Diable au Rocher du Midi
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En Ardèche, la ville de Thueyts est construite sur une coulée basaltique, provoquée par le volcan qui se trouve à l'est : la Gravenne de Thueyts.

Celui-ci, lors de son éruption, a bloqué le cours de l'Ardèche (la rivière) et, égueulé vers l'ouest, sa lave, ne pouvant suivre le lit de l'Ardèche car le restant du volcan le bloquait, a remonté le lit existant sur plusieurs centaines de mètres.

Après refroidissement et solidification de la lave, l'Ardèche a, lentement, creusé un nouveau lit dans ce nouvel obstacle. Ce lit est devenu un canyon aux parois impressionnantes, hautes de près de cent mètres, que les hommes, impressionnés, ont appellé la « Chaussée des Géants ».

Au fond du canyon, un vieux pont de pierre enjambe l'Ardèche au milieu de la Chaussée des Géants : le Pont du Diable.

En partant de Thueyts, je me proposais de descendre au Pont du Diable et, sur l'autre rive, remonter jusqu'au sommet de Fontfreyde près de 700 mètres plus haut, pousser jusqu'au Rocher du Midi, et retour.

Un peu plus de 23 km en tout juste 10 heures (pauses hydratation et collation comprises).

Zone arpentée
Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accès à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Départ à la sortie est de Thueyts, sur la nationale 102. Un belvédère permet d'admirer la Chaussée des Géants, et, au centre, encore loin, le Pont du Diable.
Gros plan sur le Pont du Diable.
Gros plan sur la Chaussée des Géants.
Plus gros plan sur les flancs de la Chaussée des Géants, avec le sentier en contrebas.
Pour aller au Pont du Diable, il suffit de suivre les panneaux et passer sous la route...
...car celle-ci emprunte un pont sur un affluent saisonnier de l'Ardèche.
Passage sous le pont.
Le sentier descend le long de la Chaussée des Géants, dont la paroi est quelque peu tourmentée.
Ici, un éboulement récent.
Gros plan sur l'éboulement et toutes ses nuances de gris-bleu.
Comme le sentier commence seulement la descente, les parois ne sont pas encore d'une hauteur impressionnante.
Mais ne vous laissez pas tromper : au fond, la paroi se prolonge vers le bas...
En bas du sentier, un message de sécurité...
...ainsi qu'un croisement de sentiers. Pour aller au Pont du Diable, il faut prendre la direction de Fargebelle.
Rapidement, le Pont du Diable est en ligne de mire.
Le voici, de plus près.
Notez la forme abrupte et tourmentée des rives.
L'Ardèche en aval du pont.
La rive en amont.
L'Ardèche en amont.
Meilleure vue de la petite crique avant le pont.
Le pont depuis l'amont. Notez les néons sous la voûte.
Le pont proprement dit.
L'amont, depuis le pont.
L'aval, depuis le pont.
La Chaussée des Géants, depuis la rive opposée.
Les eaux de l'Ardèche sont claires, on distingue le fond de son lit.
La petite crique, depuis la rive opposée.
Le Pont du Diable, depuis la rive opposée.
Je progresse vers l'amont. En face, l'aspect de la Chaussée des Géants change quelque peu.
L'Ardèche en amont.
Gros plan sur l'amont. Remarquez la petite cascade d'un petit affluent, qui s'entend plus qu'elle ne se voit.
Je descends au plus près de l'Ardèche. Le lit est bien visible.
La cascade, quant à elle, risque de s'avérer quelque peu difficile d'accès.
Je dérange un autre randonneur matinal.
Au bord de la paroi opposée, le courant a charrié quelques galets.
Gros plan sur ces galets.
La cascade n'est guère mieux visible.
Je remonte vers le sentier, un peu plus haut, et vers l'amont.
La cascade commence à se dérober à ma vue, trop engoncée entre les roches.
Je finis par enjamber ce ruisseau en amont de sa cascade.
La cascade vue d'en haut est tout de suite moins impressionnante.
Fort heureusement, quelques mètres plus loin, c'est le Ruisseau de Fargebelle qui s'apprête à joindre ses eaux à celles de l'Ardèche...
...et, en remontant ce ruisseau par un sentier étroit et peu visible, on ne tarde pas à arriver en face de cette cascade plus conventionnelle.
Plan plus large sur la cascade, avec sa vasque. Ici aussi, les eaux sont claires et le lit, bien visible.
Après avoir franchi le ruisseau a gué, le chemin continue sur la rive opposée...
...ce qui me permet d'atteindre facilement le sommet de la cascade.
Le chemin continue, mais est de plus en plus étroit. Je ne sais pas jusqu'où il va, il est de toute façon temps pour moi de revenir sur mes pas et de prendre la direction de Fargebelle.
Pour ce faire, je dois d'abord revenir au Pont du Diable...
...puis, en restant sur la même rive, mais vers l'aval, prendre la direction de Fargebelle. Avant cela, une vue du pont depuis l'aval.
La dent formée par la rive opposée.
Une vue du pont pour faire carte postale, avec de bien visibles reflets.
Variante de la vue précédente.
Autre variante, si vous préférez le format portrait.
Le chemin de Fargebelle, sur la droite.
Celui-ci monte rapidement, tout d'abord par des marches de pierre.
Je me retrouve assez rapidement suffisamment en hauteur pour voir de nouveau la Chaussée des Géants. Derrière, à gauche, la Gravenne de Montpezat, et à droite, le Rocher d'Autureyre.
Gros plan sur la Chaussée des Géants et la Gravenne de Montpezat.
Je longe deux Moa en vacances en Ardèche.
Les « Moa », vus de derrière.
Sur le chemin, un belvédère est aménagé. En voici la vue sur l'Ardèche.
Et sur la Chaussée des Géants, en aval...
...et en amont.
Le chemin continue de monter, mais sans marches ni rochers affleurant.
J'atteins une première ruine, mais il ne s'agit pas encore de Fargebelle.
Mon chemin croise de nouveau la route du ruisseau de Fargebelle, avec ce pont en pierre.
Si jamais le pont venait à disparaître, ce tronc affaissé pourrait permettre le franchissement.
En amont du pont, le ruisseau traverse difficilement un chaos rocheux assez imposant.
D'ailleurs, il y a de nombreuses cascatelles.
Sur l'autre rive, le chemin continue de s'élever.
Un autre obstacle rocheux...
...et de taille.
Les frênes se joignent désormais aux chataîgniers dans la forêt.
J'approche des ruines de Fargebelle.
Fargebelle.
La direction à suivre est désormais Courcoussat ou Fontfreyde.
Le chemin monte le long d'un mur...
...jusqu'à la route forestière.
La route retrouve rapidement le Ruisseau de Fargebelle.
À côté, un réservoir.
Avec un panneau pour satisfaire votre curiosité.
Le chemin quitte la route forestière et monte derrière le réservoir. Il rencontre rapidement cet obstacle, qui fait de lui un véritable chemin de randonnée.
Petit chataîgnier deviendra grand.
Le chemin est assez fréquemment jonché de pierres...
...quand il ne traverse pas un muret.
À proximité, des arbres regrettent sans doute amèrement d'avoir stoppé la chute d'un rocher.
Certains s'en sont mieux sortis.
Ici, une famille nombreuse. En passant le long, je compterai 17 troncs.
En voici une dizaine. Il n'est pas possible de trouver un point de vue sans que des troncs se cachent les uns les autres.
D'autres petits chataîgniers.
Le chemin rejoint de nouveau la route forestière (c'est en fait un raccourci).
Étant désormais à près de 800 mètres d'altitude, je dispose, lorsque les bords de la route forestière ne sont pas trop boisés, d'une vue sur les reliefs voisins.
Ici, vers le nord, derrière Thueyts, on distingue à droite, la Gravenne de Montpezat (au niveau des arbres). À sa gauche, à des altitudes assez similaires, le sommet de Prat Berland, puis la Serre de Berland. Cette ligne de crête continue en s'élevant avec le Veysset (frôlé par les arbres à gauche), et la Roche Fort et Fenadou.
Derrière cette ligne de crête, à l'arrière plan, on trouve le Suc de Bauzon entre le Veysset et la Serre de Berland ; le Suc du Pal, au centre, dépassant très légèrement, entre la Serre de Berland et le sommet de Prat Berland ; et le Goulet de Fontfreyde (sans rapport avec le sommet de Fontfreyde) derrière la Gravenne de Montpezat, à droite.
Gros plan sur le Suc de Bauzon et le Suc du Pal.
Vers le nord-ouest, la crête de la Roche Fort et Fenadou continue avec le Sommet de Pradal, et le Rocher de la Serre de Redon à gauche.
Un peu plus loin sur la route, la vue est plus dégagée. Cette fois-ci, la vue sur le Goulet de Fontfreyde à droite n'est pas gênée par des arbres.
Je peux même porter mon regard un peu plus vers le nord-est ; cette fois-ci, le Goulet de Fontfreyde est à gauche, et sa ligne de crête continue vers la droite avec deux sommets moins élevés, le Suc de Montasset et le Suc de Teste la Faye.
Juste derrière les arbres, à droite, la Tour. À sa gauche, derrière en plus sombre, la Courbe. Les autres sommets plus éloignés sont difficilement identifiables à cause de la brume.
Gros plan sur la Courbe (au centre) et la Tour.
Gros plan sur le Goulet de Fontfreyde.
Gros plan sur le Suc du Pal.
Gros plan sur le Suc de Bauzon.
Gros plan sur le sommet de Pradal.
Gros plan sur la Serre de la Pierre Plantée.
Gros plan sur le Rocher Girat.
Un lacet de la route forestière me change de panorama. En ligne de mire et en contrejour, la ligne de crête allant du Rocher de Ladenne au Rocher de Courcoussat.
J'arrive d'ailleurs à un carrefour en Y sur la route forestière. Cette voie indiquée « sans issue » mène au Rocher de Courcoussat...
...comme l'indique également ce panneau voisin.
Le chemin du Rocher de Courcoussat monte en pente à peu près constante.
En contrebas, Thueyts et la carrière de Chaumeil, à droite.
Gros plan sur la carrière de Chaumeil.
Le chemin ne va pas tarder à passer au bord de cette excroissance rocheuse.
J'approche du but. En contrejour, le Pic de Ladenne (à ne pas confondre avec le Rocher de Ladenne proche). À sa gauche, dans le prolongement de sa pente, le Rocher de l'Aigle.
Gros plan, avec une meilleure luminosité, sur le Rocher de l'Aigle, au centre.
Sur ma droite, le Rocher de Courcoussat proprement dit.
Le Rocher de l'Aigle.
Le Pic de Ladenne.
J'arrive à une brèche dans le Rocher de Courcoussat. Celle-ci va me permettre enfin de voir les reliefs situés au sud.
Sans surprise hélas, la vue est tout aussi brumeuse.
Vers le sud-est, au fond de la vallée du Lignon, Jaujac, sur la gauche de la photo. Sur la droite, le Serre Court éventré par une route forestière.
Vue recentrée sur le Serre Court. Derrière, le relief dominant et à peu près plat est la Cham du Cros.
En continuant à me tourner vers l'ouest, à l'extrêmité droite du Serre Court se trouve le Rocher du Midi, l'objectif de la journée. Entre la petite pointe rocheuse et le Rocher du Midi, derrière, la pointe du Mont Aigu.
Gros plan sur le Mont Aigu. À sa gauche, le Sommet de Sucheyre.
À gauche, le Suc du Capitaine ; à droite, le Sommet de Sucheyre.
La Cham du Cros.
Le Rocher du Midi.
Le panneau a perdu son sommet.
Je prends la direction du Rocher de l'Aigle.
Ce faisant, je m'approche également du Pic de Ladenne, de l'autre côté du sentier.
Le Rocher de l'Aigle, face ouest.
Le Rocher de l'Aigle, face nord.
Le sentier continue pour redescendre vers Jaujac et Pont-de-Labeaume, je fais demi-tour.
M'étant retourné, je vois de nouveau le Rocher de Courcoussat.
Gros plan sur le Rocher de Courcoussat.
J'essaie de me frayer un chemin jusqu'au Pic de Ladenne, mais il ne semble y avoir aucun chemin - les quelques traces s'arrêtent assez rapidement.
Malgré tout, des traces plus claires dans la végétation entretiennent le doute. Je n'irai cependant pas plus loin.
De retour à l'embranchement de la route forestière, je prends la direction du sommet de Fontfreyde.
Le chemin passe le long d'une autre excroissance rocheuse.
Puis traverse un pierrier...
...offrant par la même occasion un point de vue assez dégagé, mais hélas toujours brumeux, sur le Suc de Bauzon et ses voisins.
Il faut dire qu'il y a eu visiblement quelques abattages récemment.
Thueyts en sa vallée, ainsi que l'excroissance rocheuse mentionnée un peu plus tôt, sur la droite.
En ligne de mire, ce relief à gauche est tout proche du Sommet de Bournazon mais le cache ; derrière lui sur la droite, le Mont Gros. Un peu plus à droite encore, tout au fond, le Rocher d'Abraham. Au centre de la vallée, tout au fond également, la forme assez plate des Valadous.
Gros plan sur le Rocher d'Abraham et, à droite, la Tour des Poignets.
Encore un pierrier. Il s'agit de la face nord de la Serre des Blachis.
J'approche du col à proximité du Sommet de Fontfreyde.
Lequel se trouve un peu plus haut sur ma gauche.
Me voilà arrivé au col. Plus rien ne me cache le Sommet de Bournazon, à gauche.
Pour aller au Rocher du Midi, il me faut maintenant prendre la direction de la Souche.
La crête plus au sud est de nouveau visible. Ici la Cham du Cros et le Mont Aigu.
Gros plan sur le Sommet de Bournazon.
Gros plan sur le Mont Aigu.
Gros plan sur la Cham du Cros. Le temps est à la pluie...
Dans la vallée du Lignon, La Souche, qui n'était pas visible depuis le Rocher de Courcoussat, y étant masquée par le Rocher du Midi.
Celui-ci n'est pas encore visible, les contreforts du Sommet de Fontfreyde le cachent pour l'instant.
Le chemin descend étroitement vers la vallée du Ruisseau de Combe Longe, qui se trouve à ma droite, en contrebas.
Sur ma gauche, je longe cette excroissance évidée.
Le temps se couvre de plus en plus, quelques gouttes tombent, je redoute une fin de randonnée pluvieuse. Heureusement pour moi, il n'en sera rien.
L'étroitesse et l'isolement du sentier font que je dérange de nombreux animaux par mon passage : oiseaux, lézards gris, gros lézards verts à menton bleu, et bien entendu, des papillons, comme celui-ci, au centre.
Vous ne le voyez pas ? Et ici ?
Enfin, le Rocher du Midi émerge sur ma gauche.
Gros plan sur le flanc ouest du Rocher du Midi.
Sur le flanc sud du Sommet de Bournazon, des ruines.
Toujours le Rocher du Midi.
Le même, en gros plan.
Je passe à proximité des ruines, en altitude du moins.
Le Rocher du Midi. On distingue désormais nettement le chemin qui y mène en le contournant par l'est, en bas.
Sur l'autre rive du Ruisseau, un bloc rocheux compact s'élève telle une sentinelle.
J'atteins les ruines de Combe Longe. Le ruisseau se trouve tout proche, je l'entends dévaler.
La direction que je dois prendre est celle dont la plaque indicatrice s'est détachée du support fixé au poteau, et part en remontant derrière.
Mais avant, je vais faire le plein d'eau fraîche au ruisseau.
Ceci fait, je remonte parmi les ruines.
Le sommet de Bournazon est bien loin maintenant.
Il y a tout de même quelques excroissances rocheuses de ce côté du ruisseau.
La même excroissance, une fois arrivé à son niveau, pendant que le ciel s'éclaircit.
La vue sur la Cham du Cros et le Mont Aigu reste brumeuse.
M'étant rapproché du Rocher du Midi, je vais en longer le flanc sud, qui présente une forme plus complexe qu'initialement supposé.
Gros plan sur une partie du flanc sud.
Nouvelle excroissance à venir.
Je profite d'une pause pour faire un gros plan sur le Mont Aigu...
...ainsi que sur la Cham du Cros.
Le chemin traverse une zone boisée et fortement empierrée.
De plus, il faut courber l'échine !
À la sortie du bois, nouvelle excroissance. Derrière, tout à droite, le Sommet de Bournazon.
C'est maintenant le flanc sud-est du Rocher du Midi qui se présente.
Gros plan sur la partie droite, la plus élevée.
Gros plan sur la partie gauche, la plus tourmentée.
Derrière moi, je vois la trace du chemin allant du col aux ruines de Combe Longe. Tout à gauche, le Sommet de Bournazon.
La pente du chemin s'accentue.
Je découvre un champignon esseulé, protégé par une pierre.
Derrière le Sommet de Bournazon, à gauche, apparaît de nouveau le Mont Gros.
Une nouvelle excroissance rocheuse est en ligne de mire.
Entretemps, je rencontre une nouvelle ruine.
L'excroissance est toute proche. À droite, La Souche.
Nouvelle ruine, dont les murs sont en meilleur état que les autres, mais à laquelle il manque le toit.
La ruine et le sommet du Rocher du Midi.
Nouvel embranchement. Il me faut continuer à monter en direction du Rocher du Midi, direction enfin signalée.
Dernière ligne droite !
Le chemin est actuellement orienté est-ouest, sur ma droite, donc au nord, le Rocher de Courcoussat et le Pic de Ladenne sont de nouveau visibles.
Plus à gauche, le Rocher de Ladenne (au centre) et la Serre des Blachis (à gauche).
Gros plan sur le Pic de Ladenne.
Ici, je commets une erreur d'appréciation dans la lecture de la carte : le marquage laisse supposer que le chemin forme un court circuit passant par le sommet du Rocher du Midi. Je choisis de l'effectuer dans le sens inverse des aiguilles d'une montre en continuant de contourner par le nord, ce qui explique pourquoi le chemin s'écarte sur la droite...
En contrebas de la Serre des Blachis, les ruines des Blachis.
Gros plan sur les ruines.
Le chemin n'est pas de tout repos.
Arrivé au nord du Rocher du midi (sentier de gauche), je prends ce qui ressemble à un sentier allant au vif du sujet (sentier de droite).
En guise de sentier, il s'agit plutôt d'une coupe franche parmis les arbustes.
Malheureusement celle-ci s'interromp au niveau des premiers rochers.
Il n'y a aucun chemin visible et aucun itinéraire praticable a priori.
Je reviens donc sur mes pas pour aborder le Rocher du Midi par l'est.
Le chemin monte, mais il n'y a aucune ambigüité quant à son tracé.
Le sommet est proche.
Tout proche, même.
Plus que quelques mètres avant de probablement découvrir que ce relief immédiat me cache le véritable sommet situé plus loin.
Qu'est-ce que je disais.
Me voilà enfin au point culminant du Rocher du Midi. Face à moi vers l'ouest, le Mont Gros et le Sommet de Bournazon, presque alignés.
Pas de borne ni de balise quelconque au sommet, juste une grosse roche creusée par endroits.
Vers le sud-ouest, la crête du Mont Aigu : Mont Aigu, Rocher des Barres, Sommet de Méjan.
La Cham du Cros, le Mont Aigu, et La Souche à leur pied.
La vue vers l'est et Jaujac.
La vue vers le nord-est : Rocher de Courcoussat et Pic de Ladenne.
La vue vers le nord : Serre des Blachis.
Une fois redescendu du Rocher du Midi, avant de repartir par le chemin par lequel je suis arrivé, je continue quelques centaines de mètres le long du chemin de Serre Court, qui descend sur Jaujac. Voici donc une vue vers l'est un peu plus dégagée, avec Serre Court au centre et Jaujac un peu plus loin.
Depuis le même endroit, le Rocher du Midi et, à sa gauche, le Sommet de Bournazon, le Mont Gros, le Rocher d'Abraham, et même la Tour des Poignets, à peine visible.
De retour au col à proximité du Sommet de Fontfreyde, je le vois enfin autrement qu'à contrejour.
Il ne me reste plus qu'à descendre tranquillement jusqu'au Pont du Diable.
De retour à la citerne...
...puis le long du mur. Combien de temps va-t-il tenir ? Est-ce le mur qui tient la végétation, ou la végétation qui tient le mur ?
En tout cas, il travaille et pourrait bien rompre dans un futur proche en cet endroit.
Je repasse par Fargebelle...
...puis par le pont de pierre...
...puis par le belvédère de Fargebelle avec vue sur la Chaussée des Géants.
Enfin, j'approche de l'Ardèche et du Pont du Diable.
Ayant traversé le Pont du Diable, je me dirige vers l'Échelle du Roi. Le chemin s'élève rapidement, et m'offre un nouveau point de vue sur le pont.
Je longe les orgues de la Chaussée des Géants.
Et pourtant, il s'y trouve une grotte pour nains !
Je rejoins le point de départ de la via ferrata, côté Thueyts. Nouveau point de vue sur le pont.
Le chemin continue de longer les orgues...
...prêtes à s'écrouler.
J'arrive au pied de l'Échelle du Roi. Voyez-vous ces quelques marches étroites à gauche du panneau avertissant du risque de chute de pierres ? C'est son point de départ.
C'est même écrit sur les pierres, à condition d'être observateur.
Et donc, l'Échelle du Roi, c'est un escalier de pierre, étroit, qui remonte le long de la Chaussée des Géants. Pour l'instant, rien d'exceptionnel.
C'est à la section suivante que les choses se corsent : la largeur ne dépasse guère 80 centimètres, et l'inclinaison de la paroi renforce l'impression d'étroitesse. Il n'est pas possible de se croiser, il convient de vérifier que personne ne descende avant de s'engager.
À mi-chemin.
Les marches sont non seulement étroites, mais parfois très courtes, il est nécessaire de bien regarder où l'on pose le pied. Voici un exemple, avec le bout de mes chaussures (pointure 46) pour l'échelle.
En haut de cette section, il y a un banc et un point de vue, pour souffler.
La rampe vue d'en haut. On n'en devine qu'à grand peine le bas.
La section suivante est toujours de pierre, mais plus aérée. Chacun trouvera les marches qui lui plairont.
Puis ce sont de nouveau des marches de pierre, mais plus larges et plus régulières.
Pour finir, quelques marches de bois conduisent au sommet de l'Échelle du Roi, au niveau des terrains de sport.
Un autre belvédère se trouve à cet endroit ; la vue sur le pont ne peut que donner envie d'aller s'en approcher...