Le viaduc des rochers noirs
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Le viaduc des rochers noirs était l'un des ouvrages d'art de la ligne de tramway « transcorrézienne », construite au début du XXème siècle. Il enjambe la vallée encaissée de la Luzège, à proximité de Soursac.

Après la fermeture de la ligne de tramway, celle-ci est devenue une route touristique pour automobiles, conservant le nom de « transcorrézienne ». Au niveau du viaduc des rochers noirs, celle-ci fut interdite à la circulation routière vers la fin du XXème siècle, ouvrant la voie aux randonneurs.

Hélas, le vieillissement du tablier rend le franchissement du viaduc dangereux, et il est désormais interdit au public. Un chemin de randonnée, franchissant la Luzège plus bas, permet néammoins de relier les deux extrêmités du viaduc. Comme ce chemin est fortement pentu, bien qu'il soit court, je considère son arpentage comme une randonnée plutôt qu'une simple balade.

Un peu plus de 2 km (sans compter les petits détours) en un peu plus d'une heure.

Zone arpentée
Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accès à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

En arrivant par l'ouest, par Vasséjoux, un belvédère est aménagé à proximité de l'un des lacets de la route.
A proximité du belvédère, quelques ruches sont dissimulées, telles que celle-ci.
Le belvédère, vu depuis ladite ruche.
Le viaduc n'est pas encore visible, bien que l'un des piliers soit faiblement visible parmi les arbres.
Depuis le belvédère proprement dit, on peut admirer la vallée de la Luzége, sans toutefois voir la rivière (ou à peine) car la vallée est trop encaissée.
Le viaduc, quant à lui, est partiellement visible.
Gros plan sur le pilier, ainsi que la roche sur laquelle il est adossé. La paroi rocheuse est presque verticale.
Après avoir poursuivi mon chemin jusqu'au pied du viaduc, le chemin reliant les deux côtés du viaduc est très clairement indiqué.
Il y a même l'embarras du choix.
Avant d'emprunter ce chemin, je vais tout de même m'approcher du viaduc. Le voici enfin dans sa totalité. Notez la grille interdisant l'accès au tablier.
Le viaduc est classé monument historique depuis le 6 décembre 2000.
Après le démantèlement de la ligne du transcorrézien, celle-ci est devenue une route étroite pour automobiles, comme le rapelle ce panneau interdisant le tablier aux piétons.
Puis la route a été fermée à la circulation automobile et ouverte aux piétons. Mais compte tenu de son vieillissement et du manque d'entretien, l'accès est désormais totalement interdit pour raison de sécurité.
Deux plaques, sur ce pilier, gardent trace de la construction du pont...
...ainsi que de son inauguration.
À travers la grille, voici à quoi ressemble le tablier. La rouille commence à faire son oeuvre.
Vue complète du pilier. Notez les câbles au sommet.
Ceux-ci sont solidement ancrés dans la roche, derrière.
Vue sur l'autre pilier et le tablier. La route continue directement dans un tunnel.
Au début de la descente par le chemin, cette autre vue du tablier montre mieux l'organisation des câbles retenant le tablier.
Le chemin est fortement pentu et descend rapidement vers la Luzège, visible en contrebas.
Le franchissement de la Luzège s'effectue par une passerelle himalayenne, les deux extrêmités n'étant pas à la même altitude. Celle-ci ayant été installée en 2014, pour le centenaire du viaduc (avec un peu de retard !).
La passerelle est encore en excellent état, et l'emprunter ne présente aucun danger.
Depuis le milieu de la passerelle, la Luzège en amont...
...et en aval.
Vers l'aval, le tablier du viaduc est discernable derrière les arbres.
On le voit un peu mieux une fois arrivé au bout de la passerelle.
La passerelle, vue depuis l'autre rive.
Le chemin franchit facilement un ruisseau affluant de la Luzège.
En s'écartant du chemin, il est possible de descendre jusqu'au bord de la Luzège, en franchissant cet autre ruisseau.
La passerelle vue depuis le bord de la Luzège.
Toujours la passerelle, depuis un peu plus loin le long de la rivière.
Cependant, suivre le cours de la rivière n'offre aucune vue dégagée du viaduc.
En période de basses eaux, il doit être possible de traverser à gué ici pour continuer sur l'autre rive, mais ce ne serait pas raisonnable en ce jour.
Au sol, c'est le début du printemps.
Après une remontée aussi abrupte que la descente, le chemin retrouve la route, de l'autre côté du viaduc. Une ancienne citerne du transcorrézien s'y trouve.
Ainsi qu'un ruisseau tout proche.
Gros plan sur la citerne.
Sur la route vers le viaduc, ce panneau est censer rassurer les promeneurs sur l'état du tunnel. Mais sans les accents, faut-il comprendre « tunnel éclairé », ou que le « tunnel éclaire » ?
L'entrée du tunnel. Celui-ci est éclairé par des néons, mais le premier néon est grillé ou débranché...
Une fois dans le tunnel, les néons restants sont suffisamment proches les uns des autres pour qu'il soit possible de le traverser sans difficulté.
Le bout du tunnel.
La vue en sortie du tunnel.
La roche est bien usée au début du tablier.
Le tablier vu depuis la grille.
La Luzège en aval est (difficilement) visible à la gauche du pilier.
Ayant fait demi-tour, voici l'autre extrémité du tunnel.
Un chemin longe le tunnel par l'extérieur sur quelques dizaines de mètres, avant que l'escarpement ne devienne infranchissable. Au bout du chemin, hélas, pas de vue suffisamment dégagée sur le viaduc.
Retour à la citerne, le chemin du retour y est également fléché.
Très vite, la passerelle est en vue.
La fin de la remontée est tellement pentue que l'un des escaliers aménagés pour faciliter le passage ne peut pas avoir ses marches suffisamment larges.