Du Capucin au Puy de Sancy
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Je me proposais d'aller au Puy de Sancy par un autre itinéraire que ceux déjà illustrés. Malheureusement un imprévu m'a conduit à reporter cette sortie de quatre jours, et je n'ai pas profité d'une météo aussi ensoleillée que prévu.

Le chemin est relativement simple, c'est pour ainsi dire « toujours tout droit » depuis le « Salon du Capucin », à 1250 mètres d'altitude.

Un tout petit peu moins de 14 km en un tout petit peu plus de 5 heures (pauses hydratation et collation comprises).

Zone arpentée Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accès à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Départ au parking du « salon du capucin », fléché depuis la route du Mont-Dore à la Tour d'Auvergne. À 9h30, un jour de novembre à la météo incertaine, le parking est vide, et je suis visiblement le seul humain sur les lieux. Sur le chemin du Capucin, ce panneau en révèle l'origine du nom.
La silhouette embrumée du Capucin dépasse derrière le restaurant.
De nombreux chemins se croisent au salon du Capucin, qui est desservi (en saison) par un funiculaire depuis le Mont-Dore, dont l'arrivée est en contrebas.
Ce panneau, en revanche, n'était pas prévu (sans être une surprise non plus). J'avais prévu un itinéraire serpentant à travers bois, je vais me contenter de rester sur la route goudronnée...
...qui mène au buron du Capucin.
Cette route n'est d'ailleurs pas désagréable du tout.
De temps en temps, la forme massive du Capucin apparaît derrière les arbres.
Un peu plus loin, une source captée au bord de la route a éliminé quelques arbres, en voici une meilleure vue, hélas gâchée par la ligne électrique qui dessert, justement, le buron du Capucin.
Des rochers, fatigués par la montée, se sont arrêtés au bord de la route pour se reposer. Nul ne les a vu remuer depuis.
Au loin sur ma droite, le flanc nord de la Montagne de Bozat.
Gros plan sur la Montagne de Bozat.
Un dernier lacet, et me voici en vue du buron du Capucin, qui est visiblement un buron de standing en briques. À sa droite, le flanc sud du Capucin, qui n'est pas aussi impressionnant que le flanc nord vu jusqu'ici.
Le buron du Capucin. L'entrée est sur la droite, à l'étage.
Le chemin du Puy de Sancy continue en direction de la Carrière...
...mais je vais faire un détour par le Capucin.
Le sentier est très érodé.
Il est cependant assez court ; le sommet n'est jamais loin.
Que trouve-t-on au sommet ? Un banc.
Le Capucin est à ce moment dans les nuages, la vue est peu dégagée. En redescendant, les nuages se dissolvent un peu et j'ai au moins vue vers le sud et la suite de mon chemin, avec le Puy de Cliergue en face (dont le sommet n'est pas visible ici)...
...et, vers le sud-ouest, sur la Montagne de Bozat.
En bas du sentier du Capucin, de nombreuses roches sont à vif, sans encore constituer un pierrier.
Je pars vers la Carrière et le Puy de Cliergue. En me retournant quelques centaines de mètres plus loin, voici le Capucin.
Une carrière est cachée dans le paysage. Elle est encore loin.
Au passage, encore une vue partiellement ensoleillée de la Montagne de Bozat.
La pente du chemin s'accentue.
Me voilà arrivé à la carrière. Ici, probablement les ruines d'un système de transport vers le Mont-Dore...
Bien que les flancs ne donnent pas forcément l'impression d'avoir été exploités...
...il subsiste des traces conséquentes d'une activité humaine.
Jusqu'à ces fragments de rails, rouillés, au bord du chemin.
Je laisse derrière-moi la carrière pour affronter l'imposant Puy de Cliergue, mais j'en suis encore loin.
Je rejoins le GR30, en cours de réfection pour cause d'érosion importante. Notez la faute d'orthographe à « Cliergue ».
Le temps change vite, car le vent est assez fort et soutenu. Malheureusement pas au point de dégager la vue derrière le Puy de Cliergue.
Cependant, sur ma gauche, la crête à l'est commence à se dévoiler : ici de gauche à droite, le Roc de Cuzeau pris dans les nuages, le Puy des Crebasses et le Puy de Cacadogne.
Plus au nord-est, la crête de Dyane est pour l'instant complètement masquée par les nuages.
Gros plan sur le Roc de Cuzeau.
Sur la crête du Puy de Cliergue, les falaises sont presque à pic. Elles dominent le Ravin des Chèvres, que me masque les à-bord du chemin.
Une fine dentelle de nuage enlace le Puy de Cliergue. Cette proéminence à gauche en serait-elle le sommet ? Non, mais le chemin va passer juste derrière.
En prenant bien soin de rester sur la partie aménagée.
Il faut reconnaître que l'érosion provoquée par les éléments et les visiteurs a mis le sentier en bien piteux état.
Derrière moi, tranquillement ensoleillé, le Capucin me nargue, attendant mon retour.
J'approche de la proéminence.
Au passage, j'obtiens une vue un peu plus dégagée du Ravin des Chèvres.
En face, le Roc de Cuzeau...
...ainsi que le Puy des Crebasses et le Puy de Cacadogne.
Enfin une vue dégagée de cette proéminence !
Tout comme, côté ouest, sur la Montagne de Bozat. Vue sous cet angle, elle évoque plutôt les planèzes du Cantal.
Je suis sur le point de passer derrière la proéminence.
Sitôt fait, une autre apparaÎt, et surtout, au loin, le sommet du Puy de Cliergue devient visible.
Et si le temps était moins couvert, je découvrirais enfin les crêtes allant du Puy Ferrand au Puy Redon. Mais voilà, je ne peux que les deviner à travers ces ombres.
Il faut dire que les nuages sont juste au ras des crêtes.
Au passage, avez-vous remarqué comme les routes desservant la station du Mont-Dore passent sous les pistes de ski pour ne pas avoir à en réduire la longueur ?
Me voici au Puy de Cliergue, dont le poteau aurait besoin d'une seconde jeunesse. L'altitude est déjà de 1691 mètres.
Je n'ai plus qu'à continuer vers le Col de Courre, par la Tour Carrée. Mais j'ai surtout l'impression d'être un aviateur en vol aux instruments, tant la visibilité est réduite.
Même le Val de Courre est partiellement masqué. Je vois en contrebas deux groupes de randonneurs que je retrouverai et dépasserai un peu plus tard, entre le Col de Courre et le Pas de l'Âne.
Par un temps clair, la Tour Carrée serait visible à l'arrière-plan. Pas aujourd'hui.
Ce n'est que presque arrivé à sa hauteur qu'elle m'apparaît enfin.
Et surtout, au-delà de la Tour Carrée, le Puy Redon devient visible, et à sa droite, le Pas de l'Âne.
La Tour Carrée.
En quelque sorte, le « chemin de ronde » de la Tour Carrée...
...que l'on évitera d'emprunter, car très pentu et glissant...
...jusqu'au fond du Val de Courre.
Pour rester dans l'imaginaire d'une fortification de pierre, voici une sentinelle.
Cette sentinelle n'est pas seule : d'autres formes rocheuses mises à nu apparaissent ça et là.
Celle-ci a un tel jour, à gauche, que je me demande comment les roches du sommet ne sont pas encore tombées.

Au centre, le Val de Courre.
Sur ma droite, plein sud, le Cirque de la Fontaine Salée.
Tout à gauche, le Puy Redon. Au centre, le Pas de l'Âne. Au loin à droite, les nuages masquent le Puy de Sancy.
J'ai franchi le Col de Courre, voici désormais le Val d'Enfer.
Entre le Col de Courre et le Pas de l'Âne, le chemin est étroit et pas toujours très facile. Ici, un pas de trop à gauche et c'est la chute assurée, avec le bâtiment du téléski du Pas de l'Âne au fond comme témoin.
Arrivé à la plate-forme du Pas de l'Âne, je constate que les nuages m'ont pris de vitesse !
L'ascension du Puy de Sancy aura lieu dans les nuages et sans la moindre visibilité. En guise de panorama, je vous offre la stèle sud, en contrebas de la plate-forme d'orientation, pour vous laisser dessiner celui qu'il vous plaira.
En redescendant du Puy de Sancy, un bref moment de répit éclaire les environs. À gauche, le téléski du Pas de l'Âne, à droite, le Pan de la Grange.
Le Pas de l'Âne, presque entièrement visible.
Le Pan de la Grange et le chemin menant au Col de la Cabane.
Sur le chemin du retour vers la Tour Carrée, dans les nuages à gauche du Puy Redon, au centre.
Un dernier regard au Cirque de la Fontaine Salée, au passage.
Une fine éclaircie me donne l'occasion d'admirer le Puy Gros, derrière les Aiguilles du Diable des flancs du Puy de Sancy.
Le Puy Redon. Au loin, dans l'ombre, le Puy de Cliergue. À sa droite, dans le soleil, la ville du Mont-Dore.
Encore une vue in extremis du Puy Gros, ainsi que d'une petite partie du Rocher des Trois Filles.
Pour la vue sur la Tour Carrée, en revanche, c'est plutôt loupé.
Ah non, il suffisait d'attendre un peu.
La Montagne de Bozat est toujours partiellement au soleil.
Le Puy de Cliergue, lui, est dans la purée de pois. Notez, tout à gauche au loin, la Banne d'Ordanche.
Le temps de m'en rapprocher, les nuages se sont enfuis. Voici donc le Puy de Cliergue, la Banne d'Ordanche à sa gauche, et le Puy de l'Ouire, très loin, juste à sa droite.
Pendant ce temps, la crête de Dyane a été dégagée. Au nord-est, j'ai donc, de gauche à droite, le Puy de la Tache, le Puy Barbier, et le Puy de l'Angle ; et plus bas, devant le Puy Barbier, le Puy de Mareilh.
La crête formée par le Roc de Cuzeau, le Puy des Crebasses et le Puy de Cacadogne apparaît nettement pour la première fois de la journée, bien qu'en manque d'éclairage.
Gros plan sur le Roc de Cuzeau, le Puy des Crebasses et le Puy de Cacadogne.
Le Roc de Cuzeau.
Le Puy des Crebasses.
En contrebas, vue sur le relief séparant le Val de Courre (sous mes yeux) du Val d'Enfer (situé juste derriére). La trace bleu foncé du ruisseau du Val de Courre est nettement visible.
Passé le Puy de Cliergue, je poursuis ma descente vers le Capucin.
La Montagne de Bozat est toujours là.
Alors que le Capucin est sous le soleil, au loin, la Banne d'Ordanche à gauche est sous les nuages, mais le Puy Gros (pas celui qui est tout proche du Puy de Sancy, un autre !) est actuellement lui aussi éclairé par le soleil et se détache. Dans le prolongement du Capucin, le sommet pointu de la Roche Sanadoire est à peine visible...
...et il disparaît rapidement, après être descendu de quelques mètres.
Au nord-est, le Puy de l'Ouire, le Puy de l'Aiguiller et le Puy de la Tache sont dans l'ombre.
Me voici bientôt de retour au Capucin.
Alors que je m'apprête à en faire l'ascension pour la deuxième fois...
...un peu de répit dans les nuages m'offre une vue, certes voilée, sur le sommet du Puy de Sancy, avec le Pas de l'Âne à droite. Sur la gauche, outre l'arrivée du téléphérique, le Puy Ferrand. Devant le Puy Ferrand, le Pan de la Grange.
Une vue plus large, où apparaissent en plus le Puy de Cacadogne et le Puy des Crebasses à gauche.
De retour au sommet du Capucin, voici la vue vers le nord, avec la Banne d'Ordanche dans l'ombre, mais le Puy Gros et la ville du Mont-Dore sous le soleil. Au loin à gauche, la Bourboule.
Gros plan sur le Puy Gros, avec le Puy May à sa droite et la Banne d'Ordanche à sa gauche. Vers le bord droit, le sommet de la Roche Malvialle est légèrement visible.
Le Puy de l'Ouire et le Puy de l'Aiguiller.
Le Mont-Dore.
Vers l'ouest, la Montagne de Bozat est désormais en contre-jour.
Vers le sud-est, le Roc de Cuzeau, le Puy des Crebasses et le Puy de Cacadogne sont tout proches d'être frôlés par les nuages...
...tout comme le Puy de Cliergue au sud.
En revanche, au nord-est, la crête de Dyane est dégagée.
Gros plan sur le Puy Barbier, le Puy de l'Angle et, devant le Puy de l'Angle, le Puy de Mareilh.
Vue sur la vallée du Mont-Dore pendant un instant ensoleillé. Ici en m'arrêtant au Puy Ferrand à droite...
...et ici avec un angle plus large, malheureusement le Puy de Sancy est partiellement masqué par les nuages.
Gros plan sur ces nuages : on devine le Puy de Sancy au centre, et le Pas de l'Âne et le Puy Redon à droite.
Les mêmes, un peu plus tard, avec les nuages progressant sur le Puy Ferrand.
De retour au buron du Capucin. Notez la pointe du toit qui pourrait bien être un paratonnerre (et la porte d'entrée, que je ne vous avais pas montré à l'aller).
Dernier coup d'oeil au Capucin avant de redescendre.
Les chasseurs de la matinée sont partis, je peux revenir en passant par la forêt, plutôt que de suivre la route.
Le chemin forestier fait face à la Montagne de Bozat pendant quelques centaines de mètres.
C'est tout de même plus agréable qu'une route goudronnée !
De retour au salon du Capucin, voici en bonus, la réserve de poteaux indicateurs. Ceux-ci n'attendent que la neige pour resservir !