Le lac de Villefort
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La mise en service d'un barrage sur l'Altier en 1964 a proximité de Villefort en Lozère a provoqué l'apparition d'une vaste retenue d'eau : le lac de Villefort. Celui-ci, ouvert à la baignade, au canotage et à la pêche, a contribué à l'attrait touristique des environs.

Un chemin de randonnée permet d'effectuer le tour du lac mais, compte tenu de la difficulté du relief au sud, s'en éloigne assez fortement sur cette moitié.

Je me propose ici d'en effectuer un tour incomplet, puisque ignorant la pointe sud-ouest, mais passant beaucoup plus près de la rive sur son flanc sud. De plus, je terminerai par un détour par la chapelle St-Loup.

18,5 km en 6 heures et demie (pauses hydratation, collation, cueillette de mûres et admiration du paysage comprises).

Zone arpentée Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accès à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Le départ du circuit est à Villefort. Le meilleur endroit pour stationner se situe à proximité de la gare, au niveau de la halle des sports en construction, juste après le collège, rue de Palhères.

Ensuite, rejoignez le hameau de la Vignette en suivant la direction du gîte du Mas de l'Affenadou, passez devant le gîte et engagez-vous dans le premier chemin sur la gauche, avec balisage rouge et blanc de GR. Attention, en cas de présence d'un véhicule à l'entrée du chemin, vous risquez de ne voir le balisage qu'après avoir dépassé le chemin.

Lequel chemin perd rapidement son apparence innocente de chemin de terre pour devenir un chemin de pierre, jugez-en.
Un peu plus loin, un passage en sous-bois en atténue un peu la rudesse...
... mais le répit est de courte durée.
Au bout d'un kilomètre de montée en suivant le balisage du GR, je rejoins une route forestière au Col du Montat, le hameau du Montat lui-même se situant quatre cent mètres plus loin.
La route est large et descend lègèrement.
Sans surprise, un point d'eau se trouve juste avant le hameau du Montat.
Juste après les quelques maisons du Montat, un chemin descend sur la droite entre les arbres, avec un panneau « Castanet » que j'ai eu la flemme de photographier.
Chemin faisant, je passe en contrebas d'une petite proéminence rocheuse.
Une trouée parmi la végétation m'offre une première vue sur le lac, ou plutôt sur les reliefs qui le ceinturent.
Gros plan sur le village de Castanet.
À droite de Castanet, le sommet de Boussoule.
Nouvelle descente entre les pins.
Devinez qui a réussi à glisser et se retrouver sur le dos en franchissant ce gué sur le Ravin de Charebouisson qui ne présente pourtant aucune difficulté ?
Passé le gué, le chemin continue parmi les chataîgners et les hêtres...
... jusqu'à une petite route.
Sur la route, je fais face à Castanet et à son château qui n'était pas visible jusqu'alors.
Gros plan sur le château de Castanet. Celui-ci est ouvert à la visite en juillet et août.
En continuant le long de la route, je peux voir une autre face du château.
La route se termine en cul-de-sac, et mon chemin aussi puisqu'il s'agit d'un chemin de via ferrata (qui plus est, fermé pour travaux).
Je vais donc faire demi-tour et remonter jusqu'au Col du Montat...
...et prendre à gauche au Col, vers la crête de la Fare.
Sur la crête, je commence à apercevoir la partie sud du lac...
...ainsi que le barrage lui-même, à l'arrière-plan légèrement sur la gauche.
Sur les prises de vue précédentes, le feuillage des arbres masque le viaduc de chemin de fer. Il me suffit de faire quelques mètres pour faire disparaître le problème, et le voici en gros plan.
Notez les figures d'interférence provoquées par l'écoulement de l'eau autour des piliers.
Un plan moins rapproché, avec le viaduc ferroviaire au centre, et l'un des ponts routiers en haut.
La crête continue en direction de la Croix de Gratassac, qui n'est pas encore visible. Au loin, les reliefs doux des Cévennes.
Afin de compenser le bleu des nombreuses photos du lac à venir, voici un bosquet de lavande.
Autre vue du barrage, avec juste à sa droite, dans la lumière, la chapelle St-Loup au sommet de son rocher.
Le chemin suit la crête en alternant passages dans les bois de chataîgniers et passages à découvert.
Je suis presque arrivé au niveau du viaduc ferroviaire. Celui-ci débouche directement sur un tunnel qui passe dans la roche, sous mes pieds.
Le chemin s'approche de reliefs tourmentés.
Derrière-moi, le village de Castanet est de nouveau visible.
De nombreux papillons ne cessent de voler autour de moi, malheureusement aucun d'entre eux ne se pose avec les ailes déployées...
L'autre face du viaduc ferroviaire.
Vue d'ensemble du viaduc ferroviaire et du plus grand pont routier.
La Croix de Gratassac est encore loin.
Nouveau profil de papillon.
Une vue de la partie sud du lac, avec un peu plus de couleurs grâce à la végétation, et un peu moins de ponts (même si le viaduc ferroviaire est légèrement discernable).
Gros plan de la vue précédente.
Je me suis suffisamment avancé sur la crête pour apercevoir la zone de via ferrata, avec en particulier cette passerelle au-dessus du vide, entre les deux pointes rocheuses.
Encore une vue du viaduc.
En m'approchant du bord pour prendre la vue précédente, je suis passé tout près de la toile d'une grande araignée noire à rayures jaunes, en plein travail sur sa toile.
Gros plan sur l'araignée. Regardez-là tisser son cocon autour de sa proie.
De l'autre côté de la crête, je commence à apercevoir Villefort : la zone de la gare avec au centre, la halle des sports en construction, et à gauche le bourg s'étirant le long de la route de Génolhac.
Je suis encore loin de la Croix de Gratassac. Il va me falloir franchir ce sommet.
Petite pause pour reprendre des photos du lac.
Boussoule.
Encore le viaduc ferroviaire.
Retour aux choses sérieuses, il faut passer à droite de la marque jaune...
...et contourner ces rochers mal dégrossis, un par un.
Encore le viaduc.
Il va me falloir baisser la tête en passant le long de la paroi.
Je regarde vers l'avant, maintenant. Une plus grande partie du côté nord du lac est visible...
...tout comme la prochaine difficulté à gravir.
Boussoule.
Une meilleure vue de Villefort. Tout à droite, partiellement coupée, la halle des sports ; à sa gauche, le collège. Au loin sur la droite, la route de Génolhac sortant du bourg.
Enfin, la Croix de Gratassac est en vue !
Et me voici presque au sommet.
Vue complète, ou presque, de Villefort, avec la gare tout à droite.
Au-delà de Villefort à l'est, le sommet de l'Esclayrade, et ses antennes relais.
Voici la crête par laquelle je suis monté. Ça à l'air facile, sous cet angle...
La partie nord du lac. Enfin, le sud de la partie nord... Au sommet du relief me faisant face, tout au fond à la verticale des constructions au bord du lac, le bourg de la Garde Guérin.
Gros plan sur la Garde Guérin.
Gros plan sur la chapelle St-Loup.
Pendant ma collation, une sirène de train sortant d'un tunnel retentit. Il s'agit d'un train en provenance du nord, allant arriver dans quelques instants en gare de Villefort. J'ai tout loisir de le prendre sur le viaduc.
La Croix de Gratassac, solidement fixée.
Je commence ma descente vers les rives du lac. Visiblement, le sentier est assez fréquenté en provenance du lac (il faut dire que l'ascension est moins difficile dans ce sens).
Vous reprendrez bien un peu de lac de Villefort ?
Ou de la chapelle St-Loup ?
En bas du rocher supportant la chapelle St-Loup, quelques « cheminées » de roches semblent avoir mieux résisté à l'érosion que les roches voisines.
La descente continue dans un bois de chataîgniers.
Au niveau de la route, le poteau indiquant le chemin a beaucoup souffert, et a été remplacé. Comme il est en bois, la décision de laisser l'ancien poteau se décomposer petit à petit est-elle intentionnelle ?
Du bord de la route, je peux voir de plus près, et à hauteur, le déversoir du barrage.
Je m'engage sur le pont routier sur l'Altier.
Sur la gauche, au loin, le viaduc ferroviaire.
Gros plan sur le viaduc.
Pas de plage côté sud !
Pendant que je prenais la photo précédente, nouvelle sirène de train, mais cette fois-ci, il s'agit d'un train qui vient de Villefort et est donc juste en train de sortir du tunnel et de déboucher sur le viaduc. J'ai tout de même le temps de le prendre de loin, sans pouvoir faire de gros plan.
Je reporte mon attention sur le côté droit, vers la moitié nord.
Devant moi, je distingue le liséré blanc du chemin longeant la rive. Au-dessus passe la voie de chemin de fer, avec le train de tout à l'heure.
Le sentier effectuant le tour de la partie nord-ouest du lac est très pittoresque. Il commence avec ces quelques marches et leur rampe en fer...
...ce qui permet de dominer légèrement le niveau du lac et de voir les piles du pont routier, par exemple.
Le pont routier, et le sommet de Gratassac à contre-jour.
Le flanc nord-ouest du lac est très irrégulier et forme de nombreuses anses ou petites criques. En voici une.
Le pont routier en totalité.
Escalier de pierre et pont de bois pour franchir la crique suivante.
Encore un pont de bois, bien fatigué, mais qui tient bon.
Gros plan sur un ponton flottant au milieu du lac, à proximité du pont routier.
Le sentier continue parmi les pins.
Gros plan sur le déversoir, qui me fait face en cet endroit.
Gratassac n'est plus à contre-jour...
Encore un vieux pont de bois...
En face de moi se trouvent maintenant les installations touristiques autour du lac, ainsi que quelques habitations.
Mais le lac m'est caché pour quelques instants...
...le temps de franchir ce ruisseau. Il n'y a même pas de pont, juste un gué de pierre qui semble disproportionné, mais ne l'est sans doute pas à la fonte des neiges ou en cas de pluies cévenoles.
Il y a même une petite cascade.
Quel calme.
Encore un papillon, bien camouflé. Si vous ne le voyez pas au premier abord, regardez en haut à droite de la mouche qui est sur un caillou vers le centre, vous devriez repérer la forme en éventail replié de ses ailes.
Muret de pierre ou chemin tracé à travers la roche ? Difficile de trancher.
Quel calme (bis).
Derrière moi, l'eau adopte la couleur verte des pins qui s'y reflètent.
Quel calme (ter).
Je m'approche d'un promontoire.
Ah non, il s'agit d'une ruine.
Et c'est reparti pour un peu de forêt.
La moitié nord du lac est en forme de bonnet d'âne, avec deux pointes. Je m'apprête à arriver dans la pointe nord-est, puisque se présente l'éperon rocheux séparant les deux pointes.
Mais la vue sur le lac attendra, puisque le sentier retourne s'élever dans la forêt.
Encore un gué. Les planches ne sont même pas fixées au sol, attention à ne pas être surpris lorsqu'elles bougent sous le poids...
...et attention à ne pas tomber car, trois mètres à peine plus loin, c'est la chute assurée.
Surprise : un pont, un vrai, large et robuste !
Il faut dire que le vallon de ce ruisseau, le Valat du Taillon, est très enfoncé.
Une fois le pont franchi, un sentier permet de remonter le Valat du Taillon, au moins sur quelques mètres. Je ne l'emprunte que pour pouvoir prendre le pont depuis l'amont.
Le chemin continue à l'assaut de l'éperon séparant les deux pointes du lac.
Un peu plus loin, nouvelle fourche, je prends la voie qui redescend afin d'avoir, je l'espère, de belles vues sur le lac.
Ce faisant, je dérange quelques libellules. L'une d'elles se pose au bord d'un rocher près de moi, et se laisse photographier.
Le chemin se termine au bord de l'eau.
N'étant pas venu pour la pêche, je remonte.
Le pont de tout à l'heure est bien bas, maintenant.
En face de moi, les rochers semblent tous coiffés de la même façon...
Un lacet, et je repars vers la pointe de l'éperon.
Le relief et les aiguilles des pins provoquent d'étranges jeux de lumière à la surface du lac.
Quel calme, pas vrai ?
Un nouveau pont de bois peu rassurant... mais en fait, il s'agit de deux ponts l'un sur l'autre, pour plus de solidité.
Je vais tout de même laisser passer ce lézard en éclaireur avant d'y poser le pied.
La vue du lac, à la sortie du pont.
J'atteins le centre de l'éperon rocheux.
Mais en guise de promontoire, il n'y a pas grand chose...
Un sentier serpente parmi la végétation et les rochers...
...et s'approche de la pointe...
...mais sans y parvenir, il cesse avant.
Il a tout de même bien descendu, il me faut remonter maintenant !
En continuant le tour du lac après le promontoire, voici ma première vue de l'autre pointe, la pointe nord-est.
Mais place à un peu de forêt...
...jusqu'à la route de Pourcharesses.
Je vais suivre la route jusqu'à l'extrémité de la pointe nord-est, avant de basculer sur le sentier du flanc est du lac, qui est beaucoup moins sauvage.
M'y voici.
Le lac vu depuis la pointe nord-est. C'est plutôt réducteur !
De l'autre côté, le ruisseau des Morangiès qui vient alimenter le lac.
Quand je dis que le flanc est du lac est beaucoup moins sauvage, c'est valable aussi pour les ponts...
Enième vue du lac.
Quelques bateaux.
L'éperon séparant les deux pointes, vu depuis la rive est.
Quelques éléments explicatifs sont affichés sur l'un des bâtiments du port de canotage.

Un poteau indicateur indique que mon tour est bientôt terminé.
Il me reste à passer sur le barrage proprement dit. Notez la chapelle St-Loup en haut à gauche.
Le barrage intègre le déversoir en son sommet, et par conséquent la route passe un peu plus haut.
De chaque côté du barrage, un accès privé permet de descendre en inspecter la paroi. Notez le ballon rouge au bord de l'eau stagnante, en bas des marches, que personne ne peut aller chercher...
Et voici l'autre face du barrage. Notez les protubérances de béton en diagonale sur les flancs. Je suppose qu'elles servent à briser le flux d'eau provenant du déversoir afin d'en réduire la vitesse.
L'Altier en aval du barrage. Sacré régime minceur !
Le lac, vu depuis le déversoir.
Le déversoir. Notez à gauche, les repères de mesure de la hauteur des eaux. Celle-ci n'est pas d'un peu moins de 609 mètres ! Il s'agit plus probablement de l'altitude.
Un peu plus loin, une stèle en mémoire du village de Bayard, sacrifié sur l'autel du progrès.
Encore plus cruel pour les anciens habitants de Bayard : ils ont été relogés rue de Bayard à Villefort, et une borne d'incendie se trouve tout près de l'extrémité de cette rue. Comme la plupart des bornes d'incendie en France, celle-ci porte le nom de son constructeur, qui n'est autre que... Bayard, à Lyon.
Je suis maintenant au pied du chemin de la chapelle St-Loup. Il serait dommage de ne pas y faire un tour.
Pas de doute, je suis sur le bon chemin.
Pauvre Christ. Non seulement il est cloué, mais en plus il n'a pas été placé de façon à pouvoir voir le lac.
La pente est constante, mais raisonnable.
Le sommet reste encore assez loin.
En contrebas, j'ai une meilleure vue sur les « cheminées » que j'ai mentionnées plus tôt, en redescendant de la Croix de Gratassac. Les voici en gros plan.
Il s'en trouve d'autres sur les reliefs voisins.
Nouvelle croix, en fer cette fois.
Suivie d'une deuxième plus loin.
Petit passage boisé.
Un peu plus loin, un chemin part sur la droite : il mène à cette source, qui n'est probablement plus entretenue : la fosse est pleine de boue.
Ce détour par la source m'offre toutefois une vue vers l'aval de l'Altier et le village de Pied de Borne au loin, malicieusement masqué par quelques feuilles. À droite, la route de Villefort à Pied de Borne.
Remonté sur le chemin, je ne tarde pas à voir une troisième croix en fer...
...puis, enfin, la chapelle St-Loup.
Une autre croix, de bois, bien plus grande, est également érigée un peu plus loin.
C'est celle qui est visible de Villefort et du lac.
Elle n'est décorée que de ces petits fagots.
Le lac et le barrage, vus de la croix.
L'aval de l'Altier et Pied de Borne, depuis la croix.
La chapelle, depuis la croix.
Celle-ci se trouve, sans surprise, bâtie au bord du sommet. Je n'ai pas le recul suffisant pour en photographier l'arrière, mais ces rochers, un peu plus loin, devraient offrir une bonne vue, si je trouve un chemin y conduisant.
Le voilà : cette trouée étroite parmi les ronces.
Et voici les rochers en question.
D'un bon gabarit, d'ailleurs.
La vue depuis ces rochers n'est pas mal du tout !
Tout d'abord, vers l'est, l'aval de l'Altier et Pied de Borne, cette fois non masquée par la végétation.
Vers le sud, Villefort.
Vers l'ouest, l'arrière de la chapelle St-Loup.
Vers le nord-ouest, le barrage et le lac de Villefort.
Vers l'est, il y a aussi, en contrebas, une autre excroissance rocheuse, mais quand bien même il existerait un chemin visible pour s'y rendre, celui-ci ne serait praticable que pour les chèvres.
En me déplaçant légèrement autour de ces rochers, une meilleure vue du barrage.
Gros plan sur le barrage et les briseurs d'écume du déversoir.
Gros plan sur l'arrière de la chapelle St-Loup.
De retour à la chapelle, en voici le côté.