Le pic Cassini
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Le pic Cassini est le sommet depuis lequel Cassini a commencé sa triangulation des reliefs afin de dresser la carte qui porte son nom (et qui fut achevé par ses descendants). Il portait, avant, le nom de Pic de Bellecoste.

Un peu plus de 13,5 km en 5 heures (pauses hydratation, collation et admiration du paysage comprises).

Zone arpentée

Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accès à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

L'itinéraire habituel pour monter au Pic Cassini part du Mas de la Barque, où il est facile de se garer. J'ai préféré un circuit plus long, qui part d'un peu plus loin sur la D66, au niveau du GR72.
Prés du bord de la route, une borne de coupe forestière.
Je vais suivre le GR72 jusqu'à la route forestière, c'est une portion courte que j'aime beaucoup, au moins lorsqu'il s'agit de descendre. Elle commence par quelques dizaines de mètres dans les bois...
...avant de commencer à descendre de façon plus ou moins tortueuse.
Un carabe est immobile sur une plante et ne bronche pas lors de mon passage.
Me voici maintenant sur la route forestière, que je vais suivre en montant jusqu'au chalet de l'aigle.
Je longe un dragon endormi.
Une trouée parmi les arbres m'offre une vue sur le Roc des Échelles. Tout à droite, probablement le sommet de Molière.
Au sol, une chenille.
Enfin, à l'approche du chalet de l'aigle, j'ai en ligne de mire le Rocher du même nom.
Ainsi qu'une vue plus dégagée sur le Roc des Échelles.
Gros plan sur le Roc des Échelles depuis une autre trouée un peu plus loin.
De l'autre côté, la paroi rocheuse est riche en fer, comme en témoigne sa couleur.
Le Rocher de l'Aigle se rapproche.
Et me voici au chalet de l'aigle.
Un panneau indique les destinations possibles. Celle qui m'intéresse est présentement celle du Col de l'Aigle.
Mais avant d'y monter, je vais visiter le chalet.
Autour du chalet, un âtre.
Derrière le chalet, vue sur le Roc des Échelles et la vallée du Ruisseau de Paillère qui descend vers Villefort.
L'arrière du chalet, avec une prise d'air pour la cheminée au centre.
La porte du chalet n'a pas de serrure, une simple corde la bloque lorsque le chalet est inoccupé afin d'empêcher le vent et la pluie d'y commettre des dégâts.
À l'intérieur, tout le confort moderne : un foyer décoré d'une belle fougère, une petite réserve de bois, un banc, une table, des ustensiles de cuisine (du luxe pour un chalet de montagne !), et une échelle permettant de monter à la mezzanine pour y dormir.
Il s'y trouve aussi, derrière la porte, une étagère avec quelques outils, et les cahiers de passage complets. Le cahier de passage en cours est posé sur la table avec un crayon. Ne venant pas au chalet pour y passer la nuit, je n'y mentionne pas ma présence.
Gros plan sur la fougère séchée qui orne la cheminée.
Je ressors du chalet, prêt à affronter le Rocher de l'Aigle qui me surplombe de plus de cent cinquante mètres.
D'ailleurs, le sentier allant au col, à droite du poteau, s'avère assez raide.
Très vite, je surplombe le chalet.
Un peu plus loin, je longe un pierrier.
Le Rocher de l'Aigle est bien visible à ma droite.
Le chemin monte en lacets et s'apprête à traverser le pierrier.
La partie gauche du Rocher de l'Aigle devient mieux visible.
Mais le sentier repart rapidement se faufiler parmi les arbres, en n'étant pas toujours bien large, comme ici sur ce virage en dévers...
Heureusement, en approchant du col, il n'y a plus comme arbres que des résineux, et le sol est beaucoup plus stable.
Par endroits, des raccourcis permettent de couper des lacets. Je les laisse à ceux qui descendent, la pente est bien assez élevée sans avoir besoin d'en rajouter.
Une vue à peu près complète sur le Rocher de l'Aigle.
La montée n'est pas finie, le col est encore loin.
Le sentier passe près de cet arbre qui empêche un rocher de s'écrouler. Ou s'agit-il du contraire ?
Enfin, j'émerge du sentier sur un petit plateau : me voici au col de l'Aigle, salué par ce petit cairn.
Il y en a un, plus conséquent, un peu plus loin.
La crête du Rocher de l'Aigle.
Dans son prolongement, le Roc des Échelles.
Vue recentrée sur le Roc des Échelles.
Gros plan sur les excroissances rocheuses voisines du Rocher de l'Aigle.
Gros plan sur le Roc des Échelles.
Gros plan sur le hameau de Chantegrive en contrebas, dans la vallée du Ruisseau de Paillère.
Enfin, gros plan sur le Rocher de l'Aigle et les éboulis en contrebas.
Sur le plateau, un chemin part tout droit vers le Pic Cassini, un autre à droite vers le Rocher de l'Aigle. C'est ce deuxième que je vais suivre.
Nouvelle vue sur le Rocher de l'Aigle, dont je me rapproche petit à petit.
Le sentier devient rapidement empierré.
Tout autour de moi, hors sentier, s'étend une prairie de genêts, myrtilliers, et de résineux de petite taille.
Depuis un bord du plateau, vue sur la vallée du Ruisseau de Paillère. On distingue très bien, en blanc sur la droite, le sentier montant au Col de l'Aigle par lequel je suis arrivé.
La route forestière en provenance du chalet de l'aigle, et le Roc des Échelles au loin.
Encore le Rocher de l'Aigle, pour changer.
Le sentier approche de la crête du Rocher de l'Aigle.
Surprise : invisible jusqu'à présent, la première gorge de la crête est dans un stade d'érosion beaucoup plus avancé que les autres.
Gros plan sur la zone érodée.
Le contraste de couleur avec le reste du Rocher de l'Aigle est marqué.
D'ailleurs, en parlant du Rocher de l'Aigle, en voici la crête sous un angle intéressant, les excroissances rocheuses étant alignées.
Autour de moi, des pierres affleurent maintenant parmi la végétation.
Je passe tout près de la zone érodée.
Dommage, je n'ai pas de luge...
Ayant dépassé cette zone, voici sur ma droite et légèrement derrière moi la zone par laquelle je suis arrivé.
Derrière moi, à quelques centaines de mètres, le Pic Cassini est masqué par cette barrière rocheuse et ces arbres.
J'approche maintenant, par le haut, de la première excroissance rocheuse.
Sur ma gauche, les suivantes.
Depuis cette excroissance, vue « en voisin » sur le Rocher de l'Aigle.
Je m'approche maintenant du Rocher de l'Aigle.
Mis à part les excroissances rocheuses, le paysage autour de moi est quelque peu monotone.
La deuxième excroissance est en ligne de mire !
Sur ma gauche, le sommet du Rocher de l'Aigle.
Devant moi, le sommet de cette excroissance.
Sur ma droite, la précédente excroissance rocheuse et le plateau du Col de l'Aigle.
Entre cette excroissance et le Rocher de l'Aigle, on distingue en contrebas la route forestière que j'ai suivie jusqu'au chalet.
Et me voici maintenant au sommet du Rocher de l'Aigle.
Sur ma gauche, en continuant le long de cette crête, se trouve une autre excroissance, moins marquée que les précédentes.
Je descends de quelque mètres pour m'approcher de la paroi. Je n'irai pas plus loin afin de ne pas me rompre les os.
Sur ma droite, la partie basse des excroissances précédentes.
Sur ma gauche, d'autres rochers en équilibre précaire.
Et au loin, le Roc des Échelles.
Ces quelques rochers pointus derrière moi ont attiré mon attention. Je me dirige dans leur direction...
...en essayant de perturber le moins possible les criquets et sauterelles qui pullulent ici. C'est plutôt loupé...
Encore un petit effort.
Au fil des chemins de chèvres, je finis par contourner ces rochers pointus avant de remonter vers eux.
Et voilà. Pendant que les anglais se cassent les pieds à planter des épées dans des rochers pour pouvoir déterminer qui sera leur roi, sur le continent, on préfère les solutions moins onéreuses : celui ou celle qui pourra retirer le petit rocher coincé entre les deux gros sans les déséquilibrer, sera l'heureux(se) élu(e) (son rôle restant à définir).
Les mêmes rochers, vus d'un peu plus haut en remontant vers le sommet du plateau...
...en direction du Pic Cassini dont la balise géodésique en forme de pyramide est désormais visible au loin.
Mais, chemin faisant, un autre agencement rocheux attire mon regard. Je vais donc faire un petit détour.
Soudain, des bruits de cloches me parviennent d'en contrebas, sur ma gauche. Il s'agit d'un troupeau de moutons en plein travail d'extermination de tous les végétaux.
Je m'approche de ce gros rocher, qui m'évoque, vu de profil, une console d'ordinateur, d'avant les écrans plats...
En approchant, celui-ci apparaît progressivement moins en hauteur...
...mais cette impression disparaît une fois parvenu à son niveau.
Ce rocher me plaît, je vais en faire le tour et vous infliger sa photo sous tous les angles.
Derrière moi, le chemin par lequel je suis arrivé, le plateau du Col de l'Aigle à gauche et le Pic Cassini, au fond à droite, reconnaissable à sa balise.
Devant moi, il me semble distinguer un cairn au bout du chemin, alors je m'y rends !
J'avais bien vu.
Et ce cairn est d'autant plus spécial que l'une des pierres qui le constitue a été peinte !
Il y a un monticule rocheux, un peu plus loin, je peux bien pousser jusque là...
Ledit monticule. Je n'irai pas plus loin, à part pour les prises de vue.
Le monticule est suffisamment massif pour qu'il soit possible de s'abriter en son sein.
Si je daignais continuer vers le nord-ouest, le sommet au loin, légèrement sur la droite, est le sommet de Finiels. Il ne paraît pas si loin, mais il est tout de même à un peu plus de huit kilomètres à vol d'oiseau...
La vue vers le nord-est.
La vue vers le sud-ouest.
La vue vers le sud-est, avec le Pic Cassini à droite.
Le chemin du Pic Cassini ne passe pas très loin du troupeau de moutons, mais fort heureusement, reste à une distance suffisante pour ne pas les perturber.
Comme le soleil est proche du zénith, ceux-ci se sont installés sous les arbres afin de rester à l'ombre.
Après avoir franchi une zone humide et l'un des premiers affluents du Tarn, le Ravin de la Levade, je dois remonter d'une quarantaine de mètres jusqu'au Pic Cassini.
Arrivant au Pic Cassini à l'heure de pointe, il ne m'est pas facile de prendre des photos sans êtres humains dans le champ...
Vue vers le sud-est.
Vue vers l'est et le chemin retournant au Col de l'Aigle.
Vue vers le nord-est et le plateau du Col de l'Aigle. D'ici, on ne distingue pas le Rocher de l'Aigle, tout comme le Pic Cassini n'était pas visible plus tôt.
En contrebas, ce poteau indicateur sert également de support aux oiseaux (affichez l'image en haute résolution pour mieux le voir). Notez également un cairn, derrière sur la gauche.
Vue du sommet, enfin de la balise, depuis le poteau...
...et depuis un peu plus loin sur le chemin.
Je repars vers le plateau du Col de l'Aigle.
M'y revoilà !
Ce point de vue me rappelle quelque chose... notez le rocher jauni par la végétation en bas à droite, au premier plan.
Un autre poteau indicateur renseigne les principaux chemins. Celui que je vais emprunter n'est pas signalé mais est bien visible, et passe juste derrière le chemin du Mas de la Barque.
Quelques mètres plus loin, ma présence dérange deux rapaces. Je les entends sur ma gauche et les vois s'envoler, et je parviens en me précipitant, à prendre cette photo, qui me frustre, pour les avoir vu de beaucoup plus près.
Le chemin monte vers la Tête de Boeuf.
Sans surprise, cairn au sommet, et poteau en mauvais état.
Notez que l'une des pierres du cairn est un gros morceau de quartz.
Vue vers le nord et le Roc des Échelles. Les autres angles sont boisés.
En parlant de quartz, il y en a souvent de gros morceaux comme celui-ci, sur le chemin. Cela témoigne bien d'une formation du relief par plissement, plutôt qu'une origine volcanique.
Un peu plus loin, un autre cairn.
Plus loin encore, le chemin effectue un virage à près de 180 degrés. C'est l'endroit où, à en croire le plan, un chemin moins large conduirait tout droit jusqu'à mon point de départ.
Malheureusement, le manque de fréquentation l'a rendu effacé par la végétation. Néammoins, si vous disposez d'un GPS ou si vous êtes sûr de vous, vous pouvez continuer tout droit, entre les parcelles numéro 36 et 37 indiquées sur les arbres. Par prudence, je reste sur le chemin pour faire le détour par le Mas de la Barque. Ce chemin donne par endroits vue vers le sud.
Plus loin, le chemin longe pendant quelques centaines de mètres, la première clôture de la journée.
Quelques centaines de mètres seulement.
Croisement de chemins. On ne pourra pas dire que les directions sont mal indiquées.
J'arrive au Mas de la Barque.
Et voilà la fin du chemin ! Il ne me reste plus qu'à partir sur la D66 à gauche (enfin, à droite lorsqu'on fait face au poteau pour le prendre en photo) sur un peu plus d'un kilomètre pour rejoindre mon point de départ.
Un peu de lecture au passage.