Le Puy de Niermont et le Plateau du Limon
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Entre les vallées de la Rhue et de la Santoire, le Plateau du Limon est un vaste espace de prairies d'altitude, peu accidenté. Son seul relief majeur est le Puy de Niermont, qui en constitue une partie de la limite sud (à ne pas confondre avec l'autre Puy de Niermont, plus à l'est et moins élevé, voisin du Puy de Prat de Bouc).

Je me proposais donc d'en faire l'ascension afin de profiter du point de vue sur le Puy Mary et ses voisins. Malheureusement, le temps était très nuageux ce jour là, et je n'ai pas eu d'aussi beaux paysages qu'espéré.

Environ 20,5 km en tout juste 6 heures (pauses collation et hydratation comprises).

Zone arpentée

Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accés à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Départ en bas du hameau de Drils, où il y a un large espace pour se garer au bord de la route allant de Dienne à Lavigerie (et au Pas de Peyrol).
Mon plan initial est d'effectuer le circuit dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, en commençant par la croix du Gendarme.
Mais à Drils, là où je devrais donc tourner à droite en direction du moulin, ce panneau indiquant le parcours dans le sens des aiguilles d'une montre me fait changer d'avis. Je pars donc en direction de la Gravière.
Sur le sentier entre Drils et Lavigerie, je longe le Puy de Seycheuse au sud.
Passé Lavigerie, je vais en direction de cette crête, surmontée d'une croix, qui domine le hameau de la Courbatière.
Me voici d'ailleurs arrivé juste avant la Gravière. La couleur de fond des grands panneaux était marron, il y a longtemps, avant que le temps et surtout, le soleil, ne fassent leur oeuvre.
Je continue vers la Courbatière.
Encore le Puy de Seycheuse.
Au nord, plus de cinq cent mètres plus haut que moi, le Puy de Niermont.
Gros plan sur le Puy de Nіermont. Son sommet se trouve légèrement derrière et est masqué par la perspective.
Me voici arrivé au hameau de la Courbatière. Nouvelle vue de l'imposante proéminence rocheuse qui le domine, et constitue l'extrémité de la crête du Puy de Peyre Arse.
Une habitation a existé ici jadis...
À la sortie du hameau, nouvelle bifurcation.
Je laisse donc derrière moi la crête de Peyre Arse.
Le Puy de Niermont.
Le chemin passe d'estive en estive, avec clôtures électriques à débrancher et rebrancher, ou portes à ouvrir et refermer. À peine passé une clôture, je me retrouve presque face à face avec deux ânes.
En face de moi pour le moment, le Puy de la Tourte.
Sur ma gauche, au sud-ouest, le Puy de Peyre Arse.
Gros plan sur le Puy de Peyre Arse.
Carrefour en T dont l'une des branches, celle allant à la Mauranne, est un cul-de-sac. Je continue en direction du col de Serre.
Le chemin passe de temps en temps au milieu de rochers épars.
Je longue, à distance, des orgues en creux.
Gros plan sur ces orgues, un peu plus loin.
En face de moi, le Puy Mary est masqué par les nuages. Il est temps de traverser l'Impradine (il y a un pont de bois) et de remonter.
Je suis arrivé presque au niveau de Puy de Peyre Arse ; de cette position, son sommet n'est pas visible.
La partie est de la crête de Peyre Arse, en direction de la Courbatière.
L'extrémité est, vue d'un peu plus haut.
Les sommets du Puy Mary et du Puy de la Tourte sont dans les nuages.
Les fours de Peyre Arse, avec la brèche de Rolland bien visible.
Le sommet du Puy de Peyre Arse est enfin visible, à droite.
Le chemin passe le long d'un buron dont le toit a connu des jours meilleurs.
Le chemin monte et va bientôt rejoindre la route, qu'il me faudra suivre jusqu'au col de Serre.
Mon petit doigt me dit que me trouve à trois cent mètres du col.
Et me voilà au col ! Encore un peu moins de trois cent mètres d'altitude à avaler...
La vue depuis le col est loin d'être mémorable, le plafond nuageux étant trop bas. Si les fours de Peyre Arse à gauche, sont visibles, en revanche le Puy Mary au centre et le Puy de la Tourte à droite, se cachent.
Après le Puy de la Tourte, le Suc de la Blatte est tout juste visible au centre, ainsi que le Suc Gros à droite, dont le sommet n'est que léché par les nuages.
Je ne vais donc pas m'attarder au col, et je prends la direction du Puy de Niermont.
Une chenille, camouflée afin de dissuader les oiseaux de s'en nourrir, se dandine sur le chemin.
La pente est relativement prononcée.
Sur ma droite, au sud, le Puy de Peyre Arse est de nouveau touché par les nuages. Au centre, en bas, le buron près duquel j'étais passé plus tôt dans la journée.
Mes pas me conduisent sur une scène de crime.
Si vous pensez que me voilà déjà arrivé au Puy de Niermont, vous vous trompez. D'ailleurs, le chemin contourne cet obstacle par la gauche.
Encore le Puy de Peyre Arse, au sud.
Et, au loin, le Puy de Seycheuse, au sud-est.
Je ne vous ai pas montré de vues vers l'ouest et la crête du Puy de la Tourte. La raison en est simple : beaucoup de nuages, et une luminosité insuffisante pour prendre autre chose que des ombres chinoises.
Ici, entre le Puy de la Tourte dans les nuages et le début du Suc de la Blatte, apparaissent à peine le Roc d'Hozières et le Roc des Ombres.
Le ciel s'éclaircit un peu. Ce qui me permet de vous montrer le Suc Gros et le Rocher de l'Aygue.
Le sommet du Puy de Niermont est enfin visible, mais il est encore loin.
Je m'en rapproche progressivement.
À ce point, le chemin est tout trouvé.
Des parapentistes profitent du vent.
Passage de clôture en forme de V, suffisamment étroit en bas pour empêcher un animal à quatre pattes de passer.
Je tourne le dos à une superbe vue sur le Puy de Peyre Arse, le Puy Mary et le Puy de la Tourte. Et sur les nuages.
Le sommet n'est plus très loin.
Mais avant de le gravir, il me faudra passer entre ce troupeau de vaches paisibles, en embuscade le long du chemin (la photo est prise après les avoir dérangées).
Et maintenant, plus de creux dans le relief, il faut monter, monter, monter...
...le long des flancs empierrés.
Je me suis suffisamment élevé pour que, derrière la crête de Peyre Arse, d'autres reliefs deviennent visibles. Il y a d'une part, sur la même crête que le Puy de Seycheuse tout à gauche, le Téton de Vénus et le Puy Bataillouse, et d'autre part, plus loin encore, la crête du Plomb du Cantal dont on ne distingue ici que le Puy du Rocher et le Plomb du Cantal (et le Puy Brunet si vous avez de bons yeux).
Je vais entrer dans le vif du sujet. Le sommet est au fond à gauche.
Vue sur les affleurements rocheux le long de la paroi.
Encore quelques mètres...
Au loin, entre le Téton de Vénus et le Puy Bataillouse, d'une part, et le Puy de Peyre Arse la tête dans les nuages, apparaît le Puy Griou !
Le sommet est tout proche. Je n'ai pas besoin de vous faire remarquer qu'il y a du vent, beaucoup de vent.
Le sommet est juste marqué d'un cairn, et d'une balise géodésique.
Et, bien évidemment, d'une manche à air.
Gros plan sur la balise géodésique, pour ma collection.
La vue vers l'ouest est un peu moins nuageuse. On reconnaîtra ici le Puy de la Tourte (léché par les nuages), le Suc de la Blatte, le Suc Gros au centre, et le Rocher de l'Aygue à droite. Derrière le Suc de la Blatte, le Roc des Ombres et, juste à sa droite mais encore plus loin, la forme pointue du Puy Violent.
Vers le sud-ouest, le Puy de Peyre Arse, le Puy Mary et le Puy de la Tourte, tout du moins, leurs bases.
Vers le sud, le Téton de Vénus, le Puy Bataillouse, le Puy Griou et le Puy de Peyre Arse.
Vers le sud-est, le Puy de Seycheuse, le Rocher de la Sagne du Porc, le Puy du Rocher, le Plomb du Cantal et le Puy Brunet.
Quant à la vue vers le nord, elle ne présente aucun relief particulier, et pour cause : me voici sur le plateau du Limon.
Je me suis installé légèrement en contrebas du sommet, pour prendre une collation à l'abri du vent. Pendant ce temps, le ciel s'est un peu éclairci.
Voici donc une meilleure vue vers le sud : Téton de Vénus, Puy Bataillouse, Puy Griou, Puy de Peyre Arse (écrêté par les nuages), Puy Mary et Puy de la Tourte.
Me voila reparti sur le plateau du Limon.
Le Rocher du Bec de l'Aigle, le Téton de Vénus, le Puy Bataillouse, le Puy Griou, et le Puy de Peyre Arse.
Bien qu'il porte le nom de plateau, le Plateau du Limon est tout de même légèrement vallonné par les nombreux cours d'eau qui y ont leur source. Bien que la vue porte loin, le paysage n'est pas désespérément plat.
En cette saison d'estive, il est peuplé de nombreux troupeaux de vaches.
Voyez vous-même.
Gros plan sur le Puy de Niermont que je laisse derrière moi.
Je descends tranquillement en longeant la clôture.
Paysage typique du Plateau du Limon : grands espaces, burons ou ruines de burons, et troupeaux.
En parlant de troupeau, celui-ci court comme un seul homme en direction d'un autre champ d'où proviennent des meuglements.
Le GR4 rejoint le sentier des Quirous. Ce sentier relie Dienne et Cheylade en passant par le plateau.
Je continue en direction de Dienne.
D'où vient le nom de ce sentier ? Des « quirous », qui sont en fait des cairns assez hauts, placés à intervalles réguliers, permettant d'indiquer la position du sentier par temps de neige. La légende veut que ceux-ci aient été placés le long de la partie la plus élevée du sentier au XVIIè siècle, suite au décès d'un voyageur égaré (là où se situe la Croix du Gendarme, que je vous montrerai un peu plus loin).
L'un des 181 quirous du chemin.
De quirou en quirou, plus besoin de balisage ! Je n'ai qu'à les suivre en direction de Dienne.
Autre vue du Plateau du Limon.
M'étant bien avancé vers le sud-est, le Puy de Seycheuse est de nouveau visible à droite, tout comme le Puy du Rocher et le Plomb du Cantal à l'arrière-plan.
Vous ai-je dit qu'il y avait beaucoup de quirous ?
Les derniers quirous du jour.
Arrivé au niveau de ce relief, mon chemin va quitter le sentier et partir vers la droite pour redescendre vers Drils.
Mais pas avant de faire un détour vers la Croix du Gendarme, à quelques centaines de mètres.
La Croix du Gendarme.
De plus près, voici les deux faces de la Croix du Gendarme.
Un troupeau la garde paisiblement.
Balisage minimaliste mais efficace, sauf en période de neige.
À une centaine de mètres à peine de la Croix du Gendarme se trouve une table d'orientation et, chose plus inattendue, un banc !
La table d'orientation a connu des jours meilleurs.
Le Rocher de Laqueuille, qui domine Dienne.
Derrière le Rocher de Laqueuille, la crête du Puy de Seycheuse avec les Montagnes de Golneuf à gauche et le Puy de Seycheuse à droite. Derrière, la crête du Plomb du Cantal avec le Rocher de la Sagne du Porc, le Puy du Rocher, le Plomb du Cantal, le Puy Brunet et le Puy de la Cède.
Gros plan sur le Rocher de la Sagne du Porc, le Puy du Rocher, le Plomb du Cantal et le Puy Brunet.
Gros plan sur le Puy de Seycheuse. À sa droite au loin, le Rocher du Bec de l'Aigle.
La Croix du Gendarme depuis la table d'orientation.
Retour aux derniers quirous. Il est temps de prendre la direction de Drils.
Et la direction de Drils, c'est presque le sud... ce qui m'offre une superbe vue (bien qu'un peu sombre) sur le Puy de Seycheuse, le Rocher du Bec de l'Aigle, les Roches de Vassivière, le Téton de Vénus, le Puy Bataillouse, et le Puy de Peyre Arse.
Sans oublier le Rocher de la Sagne du Porc, le Puy du Rocher, le Plomb du Cantal, le Puy Brunet et le Puy de la Cède.
Gros plan sur le Rocher du Bec de l'Aigle, les Rochers de Vassivière et le Téton de Vénus.
Toujours le même panorama, un peu plus sombre mais aussi un peu plus majestueux.
Sur ma droite, plein ouest, le Puy de Niermont, au centre.
La descente est difficile car la pente est forte. J'ai eu le nez fin en choisissant finalement de ne pas suivre ce chemin en montée !
Encore une vue allant du Puy de Seycheuse au Puy de Peyre Arse.
J'entends le bruit d'un ruisseau dans les alentours, le moulin de Drils ne doit plus être bien loin.
Le Rocher de Laqueuille.
Le Puy de Peyre Arse, et une dernière vue du Puy Mary dans les nuages à droite.
Les maisons de Drils apparaissent au fond, c'est la fin de la descente.
Je passe le moulin, il ne me reste plus qu'à redescendre de Drils à la route de Dienne.