Le mont Lozère
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Le mont Lozère, point culminant des Cévennes, à donné son nom au département qui l'entoure. Il a également donné son nom à l'un des nombreux cours d'eau qui prennent leur source sur ses flancs, mais ce cours d'eau étant de faible longueur, ce nom a été délaissé au profit de « ruisseau de Pomaret », faisant du département de Lozère l'un des rares non nommés d'après un cours d'eau - ce qui est tout de même moins étonnant que le département du Var, nommé depuis le fleuve du même nom, qui n'y coule pas dans ses limites actuelles !

Outre le chemin de Stevenson (GR 70), de nombreux sentiers plus ou moins matérialisés relient les reliefs de Lozère. Les montjoie, pierres dressées, servent à orienter l'audacieux qui s'aventurerait hors des sentiers battus.

Bien qu'une telle escapade soit tentante, je me contenterai cette fois-ci de rester sur les chemins, depuis le col de Finiels. Je pousserai jusqu'au signal des Laubies un peu plus loin, avant de faire demi-tour.

Environ 14,5 km en un tout petit peu moins de 3 heures.

Zone arpentée

Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accés à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Le départ a lieu au col de Finiels, quelques kilomètres après le hameau du même nom.
Deux itinéraires permettent de relier le « sommet de Finiels », i.e. le sommet du mont Lozère. L'itinéraire nord nécessite de suivre la route sur quelques centaines de mètres au nord du col, je lui préfère l'itiinéraire sud, qui part au niveau de la « maison de Finiels » située sur le col (et non ouverte en cette période de l'année).
Ce chemin sud sert de piste de ski de fond pendant l'hiver, mais le temps s'est suffisamment réchauffé pour qu'il ne reste plus beaucoup de neige à se mettre sous la dent...
J'ai le choix de faire un léger détour, j'en profite immédiatement (et je prendrai l'autre alternative au retour). Le panneau de sens interdit n'est destiné qu'aux skieurs, dont ce n'est plus la saison.
Quelques crocus sont de sortie.
Le chemin est large et plaisant.
Un peu monotone, tout de même.
Serait-ce un banc au bord du chemin ? Non, il s'agit d'un pont.
D'ailleurs, voici la vue depuis l'autre extrémité.
Bien entendu, le chemin monte.
Je longe en fait, sur ma droite, une éminence anonyme culminant à 1667 mètres. Le chemin nord passerait plus près de son sommet, mais ce sera pour une autre fois.
Le chemin s'apprête à obliquer vers le nord, et surtout à offrir une vue dégagée vers le sud.
Au centre du champ, le roc de Montal. À sa droite, boisé et coupé par une route à sa gauche, le Travers de l'Homme.
Gros plan sur la zone allant du roc de Montal au Travers de l'Homme. Plusieurs lignes de crêtes apparaissent derrière, et je ne saurai pas les nommer sans me tromper. Les constructions au pied du roc de Montal sont le hameau de Finiels.
Plus à gauche, donc plus à l'est, se trouve le roc du Couillou. Et juste derrière, le sommet de Coucurière.
Je continue mon chemin vers le nord-ouest ; j'ai désormais en ligne de mire, au centre du champ, le sommet de Finiels.
Nouvelle vue vers le sud en me retournant après avoir un peu avancé : avec le roc de Montal au centre, le Travers de l'Homme à droite et le roc du Couillou à gauche. Outre Finiels au pied du roc de Montal, on distingue, un peu plus sur la gauche, le hameau de Prat Soutayran.
Presque à mes pieds, une coccinelle profite elle aussi de la douceur.
Il faut continuer à monter.
Encore une vue vers le sud. Quel dommage que le temps soit brumeux.
Je m'apprête à rejoindre le chemin nord, qui passe à l'horizontale en contrebas du relief le plus proche du col.
De l'autre côté, vers l'ouest, il reste un peu de neige le long de la route forestière. Plus près de moi, on dirait que pierres et jonquilles se sont installées autour d'un sapin ménestrel et se délectent de ses histoires.
Je pars vers l'ouest. Rapidement, mon itinéraire vers le sommet est bien visible.
Cette dernière partie de l'ascension est un peu rude.
Me voilà au sommet, qui est plus un plateau bosselé qu'un véritable pic.
Je continue ma progression vers l'ouest en direction du signal des Laubies. Quelques cairns jalonnent le sentier.
Ici, le cairn pour famille nombreuse.
Je continue avec le signal en ligne de mire, au loin.
Autour de moi, ce ne sont plus des cairn mais des roches éparses.
Encore un cairn.
Vers le nord, la vue est malheureusement obstruée par des nuages, et un orage se prépare.
Vers le sud, le roc de Montal semble devenu tout petit ! Et le sommet du Travers de l'Homme est à peine visible.
Nouveau sommet, nouveau cairn. Et comme il s'agit d'un croisement en « T », un poteau indicateur. Notez, sur la gauche du cairn, une montjoie.
Au loin, sur la droite, le signal des Laubies.
Vers le nord, toujours ces nuages...
Ðans le creux, le Bleymard.
Une belle montjoie sur mon chemin.
Celle-ci s'avère arpentée par une coccinelle.
La montjoie de plus près.
Le signal des Laubies, actuellement sous l'ombre d'un nuage, est le prochain relief sur mon chemin.
Mais avant de l'atteindre, je dois descendre dans un creux.
J'approche doucement.
Toujours un temps menaçant au nord...
...et un temps brumeux au sud.
Une montjoie au milieu de nulle part, un arbre esseulé : bienvenue au coeur du mont Lozère.
Arrivé au creux, je n'ai plus qu'à remonter vers le signal des Laubies.
Au sud, la route forestière que j'ai prévu d'emprunter pour le retour semble être copieusement enneigée. Je vais changer mes plans.
Le temps se couvre également au sud-ouest...
...comme au sud-est, avec toujours le roc de Montal au centre.
Le signal des Laubies est peuplé de pierres.
Il s'y trouve également une demi-douzaine de cairns.
Chacun semble indiquer un sommet...
...mais comme celui-ci est plutôt plat, chaque petite bosse peut légitimement prétendre être le sommet.
Encore une montjoie.
Vue vers le nord.
Il ne tient qu'à moi de continuer vers le relief suivant... mais en hors piste, en cherchant les montjoies, car le sentier ne va pas plus loin.
Au vu de la météo, je resterai sage et, après m'être promené sur le signal des Laubies, je vais revenir par le chemin que j'ai emprunté.
Vue vers le sud. Le roc de Montal et le Travers de l'Homme affleurent à peine sur la gauche.
D'autres reliefs sont à peine visibles vers le sud-ouest.
Nouvelle vue vers le sud. Je ne m'en lasse pas, mais quel dommage que la brume nuise à la netteté.
Au signal des Laubies, il y a des jonquilles.
Beaucoup de jonquilles.
Encore une vue vers le nord, nord-ouest. Tout à gauche, je pense qu'il s'agit d'Orcières.
Je fais demi-tour, cap vers le sommet de Finiels, qui est masqué par le relief intermédiaire du croisement en « T » vu tout à l'heure. Le temps se couvre, l'orage gronde au loin de temps en temps.
Le cairn dudit croisement est en vue. Si, si, au centre, au loin...
C'est le moment de prendre des clichés des cairns que j'ai omis de vous présenter à l'aller.
Pendant ce temps, au nord, d'autres vagues de nuages partent à l'assaut des reliefs.
Je suis revenu au sommet de Finiels. Celui-ci dispose aussi d'un cairn de grande taille.
La vue vers le nord n'est pas meilleure.
Il ne me reste plus qu'à redescendre vers le col.
Sans raison apparente, des pierres ont été alignées sur quelques mètres afin de matérialiser le bord du sentier.
Me voici au croisement avec le GR 70. Ce panneau n'est certainement pas là pour rien...
D'ailleurs, il y en a un deuxième à côté de la plus proche montjoie.
Le GR m'invite à descendre à Finiels...
...avec le roc de Montal en ligne de mire, et un peu de neige...
...mais c'est la direction du col qui m'intéresse.
Je suis donc de retour sur le chemin emprunté à l'aller.
Le roc de Montal.
Le Travers de l'Homme et les pentes du mont Lozère, sous un ciel de plus en plus gris.
Entre le roc de Couillou à gauche et le roc de Montal à droite, Prat Soutayran. Les habitations de Finiels sont cachées derrière le sapin, à droite.
De retour au col de Finiels. Derrière la maison de Finiels, voici le chasse-neige.