Le suc de Sara
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Chaque fois que je suis au sommet du mont Mézenc, je regarde (entre autres) le suc de Sara en me disant qu'il faudrait tout de même que j'en fasse l'ascension, un jour, parce qu'il doit y avoir une belle vue.
J'ai fini par passer à l'acte en ce dimanche ensoleillé. Mais comme le suc de Sara, tout seul, c'est un peu court, j'avais prévu de commencer par me dégourdir les jambes sur les sucs voisins : le suc de Taupernas, le suc de Montfol, le Sépoux, le suc de Séponet et le suc de la Lauzière. Les sentiers se contentent de passer au pied de la plupart d'entre eux, seuls les sommets des sucs de Taupernas et de la Lauzière étant accessibles, et j'avais prévu d'aller aux deux. Cependant, la présence de neige encore abondante dans les sentiers en forêt m'a dissuadé d'aller au sommet, je me suis contenté de me faufiler entre les sucs.
Un tout petit peu moins de 20 km en 7 heures.

Zone arpentée

Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accés à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Départ au bord de la route allant du Béage à la Chartreuse de Bonnefoy. Quel que soit le sens dans lequel on l'emprunte, elle monte, et, arrivé au sommet, le bas-côté du côté du suc de Taupernas est très large et permet de se garer tranquillement.
Et pour commencer, depuis la route, j'ai vue entre les arbres sur le cirque des Boutières. Ce n'est qu'un début.
Le sentier est très facile à trouver...
...et il monte tout de suite.
Rapidement, je me suis suffisamment élevé pour voir, en me retournant, le mont d'Alambre (on distingue même les pylones du remonte-pente).
La montée continue...
...et il reste encore de la neige par endroits. Sans doute plus pour longtemps, vu le temps chaud et ensoleillé.
Nouveau coup d'oeil derrière moi. À l'arrière-plan, le mont Mézenc ; devant lui à gauche, les roches des Cuzets ; au premier plan, à droite et partiellement masquée par les arbres, la Serre du Grésier.
Le chemin s'est suffisamment élevé pour que je puisse apercevoir le sommet du suc de Taupernas.
Mais pour l'instant, il le contourne par l'est, et ce côté est un peu plus enneigé...
...mais pas pour longtemps.
Voici le point de vue vers le nord-ouest. De gauche à droite, le rocher Tourte, le Rechausseyre, et le mont d'Alambre.
Gros plan sur le rocher Tourte.
Point de vue vers le nord : tout à gauche, le mont d'Alambre ; au centre, tout au fond, le mont Mézenc ; à sa gauche juste devant, les roches de Cuzets ; plus près, la Serre du Grésier ; sur la droite, le cirque des Boutières.
Gros plan sur le mont Mézenc. La croix du sommet nord, à 1744 mètres d'altitude, est visible à gauche. Les deux sommets sud, à droite, paraissent bien plus hauts alors qu'ils ne sont qu'à 1753 mètres d'altitude, mais ils sont aussi plus près de moi.
Gros plan sur le cirque des Boutières.
La montée ne faiblit pas.
Nouvelle vue, plus dégagée, du rocher Tourte. À sa droite apparaît la roche du Bachat.
Le sommet du suc de Taupernas reste à distance.
Un nouveau relief apparaît à l'est : le suc de Sara.
Le voici en situation, à droite, avec le cirque des Boutières au centre et le mont Mézenc à gauche.
Au sud-est, un autre relief bien connu apparaît également, faisant face au suc de Sara qui ne lui rend que 30 mètres d'altitude : le Gerbier de Jonc.
Gros plan sur le Gerbier de Jonc, en contre-jour.
Le sommet du suc de Taupernas est légèrement dégarni ici. Je me demande si je ne vois pas partir un sentier vers le sommet, mais comme il n'y en aucun en cet endroit sur ma carte, je ne pars pas à l'aventure. J'aurais peut-être dû, c'est sans doute le versant le moins enneigé...
Vue un peu moins brumeuse du suc de Sara et du Gerbier de Jonc.
Gros plan sur les reliefs situés entre le suc de Sara et le Gerbier. Visiblement, rien n'est plat dans les monts du Vivarais...
Gros plan sur le suc de Sara. Je le verrai de beaucoup plus près plus tard dans la journée.
Gros plan sur le Gerbier à contre-jour.
Le chemin continue de contourner le sommet du suc de Taupernas. J'ai désormais vue sur le suc de la Lauzière qui, contrairement à ses voisins, est à peu près plat.
Soudain, la mauvaise blague de la journée : le sentier continue dans la forêt, et les sentiers en forêt, faute de soleil, sont encore bien enneigés.
Un dernier coup d'oeil au suc de Sara.
Quand je dis que le sentier est bien enneigé, je n'éxagère pas.
Parcelle numéro 10.
À cause de l'enneigement, je renonce à emprunter les sentiers qui partent vers les sommets du suc de Taupernas et du suc de la Lauzière, et je continue le tour du suc de Taupernas en direction de Pré du Bois. Ici, un court espace de répit...
...dans lequel pousse, entre autres fleurs, cette anémone des bois qui s'ouvre à peine.
Tout comme celle-ci.
Et c'est reparti pour un tour de patauguage dans le neige.
Bien sûr, lorsque la neige a fondu, ce sont l'eau et la boue qui jouent le rôle d'obstacle.
J'ai donc régulièrement à enjamber les ruisseaux issus de la fonte des neiges. Ici, une petite cascade couvre les autres bruits de la forêt.
Je me fraye tant bien que mal un chemin...
...et me voici au sud-ouest du suc de Taupernas, dont j'aurai fait près de trois quarts de tour. Je continue vers Pré du Bois...
...avec moins de neige mais plus de boue.
Au bord du chemin, une réunion de rochers.
La même, vue d'un peu plus haut, afin d'avoir un éclairage plus favorable.
Enfin, une portion de chemin sans neige ni boue !
Je ne tarde pas à sortir de la forêt. Sur ma droite, le hameau de Gounon, au pied du relief des Grenans.
Devant moi, légèrement sur la gauche, apparaît le suc de Montfol.
Le même, d'un peu plus près.
Je suis arrivé à Pré du Bois ; si j'avais le moindre doute sur ma direction, le petit panneau en bois le dissipe immédiatement.
Pas loin de là, des jonquilles surveillent les environs.
En voici deux autres, vues de près.
Le chemin continue par, au choix, un gué (à gauche), ou un luxieux pont de rondins (à droite). Je choisis de passer sur les rondins.
Le suc de Montfol.
Le chemin le longe à distance, en lisière du bois.
Encore le suc de Montfol.
Il me semble distinguer des murets au loin.
Je longe soudain une mare, sans doute causée par la fonte des neiges.
Vue en direction du Béage (au loin sur la gauche).
Le sentier contourne la mare pour se rapprocher du suc de Montfol.
Lequel est visiblement beaucoup plus boisé de l'autre côté, ce qui lui donne cette crinière verte.
Ce que j'avais pris pour des murets est en fait un vaste amas de rochers...
...qui s'étend, avec une densité plus faible, jusqu'au chemin.
Au loin, je distingue le suc de la Lauzière...
...ainsi que le suc de Taupernas.
Gros plan sur le suc de la Lauzière.
Les sucs de Taupernas et de la Lauzière en situation.
Le chemin m'éloigne maintenant du suc de Montfol.
Ici aussi, on trouve des jonquilles.
On retrouve aussi de la neige, histoire de ralentir la progression.
Et ce n'est pas fini : un arbre en grève cherche à m'empêcher de passer.
Le champ de pierres, dont le chemin vient de faire le tour.
Avant de pénétrer dans la forêt, dernière vue sur le suc de Taupernas.
Je n'ai qu'à suivre les traces...
...avec un peu de répit, de temps à autre.
Le chemin monte tout doucement.
Visiblement, il y a des chasseurs, par ici.
J'arrive dans une clairière.
Un chemin part vers le suc de la Lauzière.
Celui qui m'intéresse part du chemin du Béage par Chazalès, quelques mètres plus loin sur la gauche.
En théorie, c'est un chemin. En pratique, je vais passer les prochains huit cent mètres à me frayer un chemin à côté du chemin qui va rapidement devenir le lit d'un ruisseau agité.
Présenté comme cela, cela vous paraît sans doute long et pénible. Mais pas du tout, ce furent les moments les plus ludiques et agréables de la journée !
Au début, cela ressemble juste à une grosse quantité de neige ayant fondu.
Et puis, à un moment, l'horizon se dégage vers l'ouest et j'ai une pâle vue sur une partie des reliefs de la Margeride (si, si, à droite de l'arbre central). Tout à droite, les éoliennes de la Cham du Cros. Au milieu de la partie gauche, le relief le plus haut, avec un peu de neige restante, est très probablement le suc de Bauzon.
Rapidement, les flaques deviennent un torrent, mais le chemin est encore assez large pour que je puisse marcher le long.
C'est même très plaisant (pour le moment).
Il y a même des jonquilles a proximité.
En dévalant le chemin, le torrent gronde et se couvre d'écume à chaque pierre sur laquelle il rebondit.
La présence des arbres commence à rendre le parcours un peu plus difficile. Il n'est pas toujours possible de suivre le torrent, je dois parfois faire de légers détours, ou l'enjamber pour passer d'une rive à l'autre.
L'écume du jour.
Variante de difficulté : le chemin est assez large pour marcher le long du torrent, il est juste recouvert d'une trentaine de centimètres de neige.
Le torrent a pris un peu de largeur et son lit est un peu plus encaissé.
Je finis par parvenir au bout du chemin. Face à moi, dépassant à peine des arbres, un autre suc, le Sépoux. Profitez-en, c'est la seule photo que je prendrai de lui de près...
...car mon chemin délaisse ce sympathique torrent et repart vers le nord, cette fois en terrain sec...
...et en montée, afin de regagner tous ces mètres perdus en suivant le torrent.
Ma progression est freinée par de nombreuses pierres émergeant de terre.
Enfin, derrières la grille que forment tous ces troncs fins, un relief rocheux se dissimule. Il s'agit du suc de Séponet.
Un peu plus loin, je sors de cette hêtraie et je peux mieux distinguer le suc de Séponet.
Le sentier le longe, mais les nombreux conifères m'empêchent d'en avoir une vue bien dégagée.
Et puis, quand je dis « sentier », je vous fais grâce de quelques jurons bien sentis. Enfin, c'est surtout à la neige que j'en veux.
En fait, chaque tentative de photo de suc de Séponet lorsque les arbres sont moins denses, ressemble à une photo souvenir qu'auraient pris les arbres en vacances, façon « tu vois, là c'est moi devant le suc de Séponet... ».
C'est vrai, quoi ! C'en est même un peu frustrant.
Et en plus je continue à patauger dans la neige.
Encore deux vues du suc de Séponet, que je ne tarde pas à laisser derrière moi.
Car une autre forme, maintenant familière, se dessine devant moi : le suc de la Lauzière.
Encore faut-il que j'arrive à suivre le chemin pour m'en rapprocher. Si, si, je suis bien sur le chemin, entre les genêts.
Le suc de la Lauzière.
Derrière moi, une autre vue du suc de Séponet.
Je rejoins un chemin autrement plus large. Et sans neige, c'est Byzance-sur-Loire !
Le suc de Séponet, d'un peu plus loin, mais un peu moins masqué par les arbres.
Sur ma droite, à l'est et légèrement au sud, le Gerbier de Jonc joue à cache-cache avec la végétation.
Toujours le flanc est du suc de la Lauzière. C'est qu'il est grand, ce suc !
Attention à ne pas marcher sur les insectes. Les lézards, quant à eux, détalent à mon approche, je n'arriverai pas à en photographier un seul de la journée.
Toujours le suc de la Lauzière, a priori le sommet. Notez qu'il reste de la neige à droite.
Au nord, loin devant, le mont Mézenc est de nouveau visible.
Toujours le suc de la Lauzière. J'ai beau avancer, il est tellement grand que je continue à le longer !
Enfin, j'approche de l'extrémité nord-est du suc de la Lauzière.
Le chemin monte à nouveau, le mont Mézenc s'apprête à disparaître à nouveau, tandis que le chemin est de plus en plus empierré.
La dernière vue du suc de Séponet.
Le suc de la Lauzière est tellement grand qu'à cette distance, il ne rentre pas dans le champ de mon appareil photo. Voici la moitié gauche...
...et la moitié droite. Plus j'avance, plus son flanc nord-est s'étire...
Ici, un arbre avec une famille entière de rochers de compagnie.
Devant moi, le retour de têtes connues : le mont d'Alambre, les roches des Cuzets, le mont Mézenc.
Et moi, au milieu de nulle part.
Si je ne devais garder qu'un seul cliché de cette journée, ce serait celui-là, sans hésiter.
Le suc de la Lauzière qui n'en finit pas...
...tandis qu'à l'est, le suc de Sara refait lui aussi son apparition.
Mise en situation du suc de Sara par rapport au mont Mézenc. Et réjouissance à venir : cette belle neige le long de la forêt, vers laquelle se dirige le chemin...
Le Gerbier de Jonc est lui aussi de nouveau visible, et cette fois il n'est plus en contrejour.
Encore un ruisseau de fonte des neiges, heureusement facile à franchir avec toutes ces pierres.
Il se trouve exactement orienté vers le Gerbier de Jonc. La nature fait bien les choses !
De l'autre côté, l'interminable sucde la Lauzière.
Place à la neige. Et en plus, le chemin monte.
Le suc de Taupernas est de nouveau visible à l'ouest.
Nouvelle bifurcation.
Le chemin de Villevieille est lui aussi enneigé, je n'ai pas de remords de ne pas l'emprunter.
D'ailleurs, il semblerait que le chemin que j'emprunte soit de nouveau praticable !
J'ai parlé trop vite.
Bien trop vite.
Soudain, je trouve sans la chercher, l'ornière du chemin, en m'enfonçant deux fois de suite jusqu'à mi-cuisse dans le neige. Ça valait bien une photo pendant que je nettoie mes chaussures de la neige accumulée en cette occasion.
Heureusement, les conditions s'améliorent !
Bon, d'accord, j'ai encore parlé trop vite.
Nouvel embranchement. Je pourrais me diriger vers le suc de Sara en suivant ici la direction de Ste Eulalie, mais ce chemin est plus long qu'en continuant encore un peu vers le nord.
De toute façon, quel que soit le chemin choisi, il restera de la neige.
Encore que ?
Au hasard d'une trouée parmi les arbres, voici encore le suc de Taupernas.
Nouvelle bifurcation. Le chemin que je doit prendre conduit à Montouse. Mais comme il est marqué « Gerbier », j'ai un doute et je continue tout droit. Ce ne sera qu'en arrivant à une cinquantaine de mètres de la route départementale, que je me rendrai compte de mon erreur.
Ceci dit, ce bout de chemin est bien agréable...
Il s'y trouve même une source, et des fleurs.
J'ai donc perdu une quinzaine de minutes a m'égarer, mais ce n'est pas bien grave. Me voilà en direction de Montouse.
Au loin, dans la clarté, il me semble voir un câble avec des fanions (non visible sur la photo compte tenu de l'exposition). Qu'est-ce donc ?
Il s'agit tout simplement d'une clôture électrique, les fanions permettant aux vététistes de la remarquer à temps. En ce qui me concerne, je vais emprunter le portillon...
Étant proche de la fin de cette montée, je vois progressivement apparaître devant moi le suc de Sara (à gauche), accompagné de deux proches reliefs sans nom, celui du milieu ne dépassant pour le moment qu'à peine.
Je n'ai plus qu'à descendre. Dans la neige.
Meilleure vue du suc de Sara et ses deux voisins. Mon itinéraire prévoit de passer par le sommet du plus petit des deux, au centre, avant de partir à l'assaut du suc de Sara.
Gros plan du suc de Sara. Le chemin qui monte le long de sa crête est bien visible comme une trace claire.
À gauche du suc de Sara, les rochers des Pradoux sont également tout juste visibles.
Ici aussi, l'on chasse.
Encore le suc de Sara et ses deux acolytes.
Je m'apprête à redescendre vers la route départementale, mais cette fois-ci à l'endroit prévu.
Nouveau poteau indicateur avant de traverser la route.
Je m'engage sur la piste en terre. Celle-ci passe à proximité des rochers de Pradoux, dont voici le début du flanc sud.
La piste descend doucement parmi les arbres...
...et parfois, les concrétions rocheuses.
Meilleure vue des rochers des Pradoux. Au loin, le suc de Touron.
La piste se divise en trois. La branche de gauche est celle qui passe le plus prés du suc de Sara, mais afin de procéder à l'ascension du petit relief voisin, je continue tout droit.
...ce qui m'amène rapidement à cette autre bifurcation. Je pars bien évidemment à gauche...
...et je me trouve immédiatement dans une montée assez rude...
...qui empire un peu plus loin, puisque je continue tout droit.
Mais cette montée est assez courte. Elle m'offre au passage une vue sur le Gerbier...
...et, lorsque je suis proche du sommet...
...cette vue sur la tranche des rochers des Pradoux. Si vous cherchez une définition pour « escarpé », ils se portent volontaires. S'il y a bien un relief dans la région dont je ne ferai pas l'ascension, il s'agit de celui-là. C'est beaucoup trop dangereux.
Bien entendu, le sommet de ce relief est boisé, aucun panorama n'est à espérer.
Il n'y a rien pour matérialiser le sommet, à part peut-être cette petite souche.
Et ce marquage en pointillés (avec en bonus, un effet d'arc-en-ciel le traversant en diagonale, venu je ne sais d'où).
Le sentier semble redescendre tout droit...
...mais c'est un leurre, la descente se fait parmi les genêts...
...en direction de l'autre relief.
Pendant la descente, j'aperçois de temps en temps sur ma gauche le suc de Sara tout proche.
Et j'ai un petit aperçu du type de vue auquel je peux m'attendre, un fois à son sommet.
Le suc de Sara.
Me voilà redescendu. Le chemin qui monte part à l'assaut de l'autre relief, celui qui descend est censé revenir vers la piste en terre.
Oui, mais il se dédouble, et ce n'est pas sur ma carte ! Lequel choisir ?
Je choisis celui de droite, car il semble déboucher rapidement sur un sol plus clair, sans doute la piste...
...mais bien évidemment, c'est juste de la neige, je ne suis pas assez près de la piste.
En continuant de descendre, je ratrappe ce chemin, qui, vers la gauche, remonte vers la piste, tout va bien.
Ce chemin n'est visiblement pas emprunté souvent, il me faut me frayer un chemin parmi les arbres et les arbustes.
Mais cela ne dure pas, le chemin se pare d'un beau vert, tandis que la silhouette du suc de Sara se profile.
Me voilà presque de retour à la piste.
Voici le point de vue vers l'est...
...et celui vers le nord-ouest. Notez, tout à droite, les ruines de Rouzet.
Gros plan sur la masse imposante du mont Mézenc...
...ainsi que sur le cirque des Boutières.
Enfin, plein ouest, les rochers des Pradoux sont à peine visibles.
Je traverse la piste, et me voilà en route vers le suc de Sara.
Il n'a plus l'air si loin et si haut, d'ici.
Le sentier est parfois peu visible, mais il est vite trouvé. Ici, il continue au fond vers la droite.
Derrière moi, vue sur le Gerbier, et quelques autres reliefs dont j'ignore le nom, si tant est qu'ils en ont un.
J'ai également vue sur les deux petits sommets, et le chemin par lequel je suis arrivé, qui surgit d'entre les deux.
Gros plan sur le Gerbier.
Ceci n'est pas un cairn.
Le sentier continue en zone boisée.
Encore que, les rochers sont nombreux.
Quelques cairns font leur apparition. Il y en a deux ici, à droite du sentier, dont l'un sur une souche.
Encore un autre.
Le chemin semble aller tout droit vers un pierrier.
En effet. Et alors, voyez, les pierriers, ce n'est pas mon truc. Bien que le chemin à suivre continue tout droit dans l'axe du chemin existant, sur des pierres fines, avec plusiers cairns à intervalles réguliers, je ne l'ai pas vu à la montée. J'ai donc enfilé mes gants et je suis parti en hors piste, en sachant que je finirai bien par retrouver le sentier, une fois sur la crête.
En m'élevant, j'ai une meilleure vue sur le cirque des Boutières. La forme de cirque (et de cratère égueulé) est enfin visible ici.
Plus que la moitié du chemin à faire...
Belle pierre.
Vue en contrebas pour relativiser.
Je touche au bout.
Ouf ! J'ai rejoint le sentier. Je peux prendre le temps de regarder au loin.
Outre le Gerbier à droite, on peut distinguer ici, derrière les deux petits reliefs et le chemin que j'ai emprunté, le Sépoux. Tout à droite, le suc de la Lauzière.
La Serre du Grésier, le cirque des Boutières et le mont Mézenc.
Quand je dis « sentier », il faut comprendre « l'endroit le moins impraticable de la crête ». Souvent étroit, souvent pentu, jamais facile.
La crête est juste assez boisée pour avoir toujours l'impression que l'on est proche du sommet, car il y a toujours un arbre assez haut pour cacher les suivants.
Toujours tout droit !
Une zone un peu moins impraticable.
À droite du Mézenc dont on ne voit ici qu'un flanc, le suc de Touron et, juste à sa droite, le Gouleyou. Entre les deux, tout au fond, le mont Signon.
Le sentier. Ou ce qui en tient lieu.
Courte traversée de pierrier, sur quelques mètres, sans aucune difficulté. Il y a même un cairn.
Au loin, le Gerbier.
Ici, les racines viennent disputer aux pierres le titre de nuisance du moment.
Et la montée ne cesse jamais.
Des reliefs situés au sud du Gerbier se détachent de la brume.
Et si je vous mettais une vue du mont Mézenc, pour changer ?
Bon, ça monte, mais c'est sûrement bientôt fini, non ?
À gauche, le Gouleyou. À droite, les roches de Borée.
Ceci n'est pas un chemin. Mais en fait, si.
Le Sépoux, le suc de Montfol, le suc de la Lauzière, le suc de Taupernas.
Le Gerbier.
Il reste encore un peu de montée.
Oh, sans doute plus trop.
À gauche du mont Mézenc, le mont d'Alambre refait son apparition.
Le Gerbier et ses environs.
Cette fois, c'est sûr, je touche au but !
Ne serait-ce pas le sommet, au bout ?
Si !
Voici la balise géodésique du sommet. Bien entendu, des idiots ont voulu immortaliser leur passage.
Il y a aussi un grand cairn pour s'abriter du vent.
Que voit-on depuis le sommet ? La vue est dégagée sur 360 degrés, je vais en faire le tour dans le sens des aiguilles d'une montre.
Au nord, c'étaient les corons. Enfin, surtout le mont d'Alambre, le mont Mézenc, et plus près, le suc de Touron et le Gouleyou.
Le Gouleyou, les roches de Borée (avec Borée juste à leur pied, à droite), le rocher de Combeyre derrière le rocher de Pialoux. Au centre, Molines, avec la carrière de Molines bien visible à sa droite.
À gauche, la carrière de Molines ; au centre, le val de l'Eysse longée par la D337. Le relief proche cache St Martial et son plan d'eau. À droite, à gauche de la zone défrichée se trouve le hameau de Champel.
À peu près au centre, l'arrière plan présente soudain une crevasse. Deux reliefs plus proches culminent juste à cet endroit. Le plus proche est, si je ne m'abuse, le pic de la Faye.
Au centre, le hameau de Pradal. Tout au fond derrière lui, avec encore un peu de neige, le suc de Burle. À sa droite, le suc d'Ourseyre (un peu plus près), et le relief des Coux partiellement couvert par le Gerbier.
Le Gerbier, le Sépoux, le suc de Montfol, le suc de la Lauzière.
Le Sépoux, le suc de Montfol, le suc de la Lauzière, le suc de Taupernas, les rochers des Pradoux plus près, la Serre du Grésier.
La Serre du Grésier, le cirque des Boutières, le mont d'Alambre, et le mont Mézenc.
La même vue, mais en ayant rebroussé suffisamment chemin pour ne plus voir la crête.
C'est parti pour la descente. Au loin, le cirque des Boutières.
À la fin de la descente, je m'approche un peu plus des ruines de Rouzet.
Je remonte vers Montouse par la piste. Ce faisant, j'ai une meilleure vue sur la pointe des rochers des Pradoux (le flou en bas à gauche est dû à une trace de doigt sur l'objectif que je n'avais pas remarquée).
La piste remonte. Il y a cent mètres à remonter d'ici la route départementale.
Je retrouve la bifurcation qui m'avait menée au relief intermédiaire.
De retour à Montouse, j'avais oublié de vous montrer ce panneau-carte. Le coin avec l'altitude est brisé, il indiquait 1398 mètres.
Cette photo a un air de déjà vu, non ? Je suis déjà passé ici deux fois !
Je repars vers Pré du Bois et le suc de Taupernas.
Une borne sur un sentier de randonnée ? Voilà qui n'est pas banal !
Encore une vilaine blague. Je vais rentrer avec de la boue plein les semelles...
Encore une borne. Et puisque l'on passe de 8 à 2, il s'agit plutôt d'indication des numéros de parcelle. Une signalisation originale !
Le chemin, ignorant la branche de gauche, plonge soudainement...
...vers encore un torrent de fonte des neiges.
Je crois en avoir trouvé le responsable. Il reste encore des litres d'eau ici...
Encore une borne parcelle.
Au loin, le suc de la Lauzière. Un chemin part sur la droite, et je l'emprunte, mais il s'avérera que j'ai bifurqué trop tôt, ou que je n'ai pas vu juste après un chemin repartant vers la gauche...
...et en plus il est enneigé, pour changer.
Ce chemin croise, à quelques mètres d'intervalles, deux torrents.
Un peu d'espoir d'un chemin tranquille...
...vite douché par la neige résiduelle.
Encore un torrent avec double cascade, pour le son en stéréo.
Soudain, le chemin rejoint... la route départementale ! Petite erreur de navigation. Je vais devoir remonter la départementale, très peu fréquentée, sur quelques centaines de mètres, jusqu'à mon point de départ.
Ce faisant, je passerai encore à côté d'un torrent cascadeur.