Au sud du col de la Moreno
miod > crapahutage > au sud du col de la Moreno
Le but de ce parcours est d'arpenter à peu près tous les reliefs qui se trouvent au sud du col de la Moreno et au nord du puy de Pourcharet. À l'exception du Puy de Mercoeur, aucun sommet n'est accessible, les chemins contournant les sommets ou s'en approchant sans les atteindre. Malgré tout, il se trouve quelques points de vue intéressants pour qui se donne un peu de peine.
Attention, une partie du parcours s'effectue dans des propriétés privées qui sont attenantes à des réserves de chasse. Si vous empruntez ces chemins, pensez à bien refermer les portails derrière vous, et ne gênez pas le travail des exploitants forestiers. De plus, abstenez-vous totalement d'y passer les jours de chasse.
Un peu plus de 20 km en 5h30.

Zone arpentée Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accés à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Départ du col de la Moreno, en face de l'auberge. Les deux chemins sont fermés par des portails, j'emprunte celui qui se trouve sur ma droite, lorsque je tourne le dos à l'auberge.
Ce chemin fait le tour du Puy de la Moreno. Je choisis de contourner par l'ouest, donc je reste sur le chemin de droite.
Depuis le sentier, j'ai vue sur ma droite, donc vers le nord, sur le Puy de Monchier qui se trouve de l'autre côté du col.
Derriére lui, au fond, le Puy de Côme fait une courte (et partielle) apparition.
Le sentier monte et s'incurve vers le sud...
...mais il ne monte pas bien longtemps.
Au hasard d'une trouée dans les arbres, je n'ai malheureusement pas grand chose à me mettre sous la dent...
...mis à part le Puy de Barme.
Si je tourne mon regard vers la gauche et le Puy de la Moreno, je constate qu'il est densément boisé. Aucun sentier ne conduit à son sommet.
Un peu plus loin, un sentier part sur la gauche ; il passe entre le Puy de la Moreno et le Puy de Montchar qui le jouxte au sud. À l'arrière-plan, on distingue, sur la droite (côté Montchar) un éboulis...
...duquel je me rapproche lentement.
Me voici au pied de l'éboulis.
Pas le temps de m'attarder, le chemin continue en montant.
J'arrive à un point d'eau désigné sur ma carte comme « Source de l'Enfer ». Notez la tuyauterie, d'origine basaltique, bien entendu.
Il vaut mieux regarder juste en face, de l'autre côté du chemin, cette petite fleur bleue.
Le sentier continue de monter...
...jusqu'à rejoindre le sentier qui partait à gauche que j'ai dédaigné en tout début de parcours. J'ai donc achevé le tour du Puy de la Moreno, je vais continuer le long des flancs du Puy de Montchar.
Encore un peu de montée, mais plus pour très longtemps.
Sur ma droite, le sommet du Puy de Montchar est tout aussi inaccessible que celui du Puy de la Moreno.
Ici, il va me falloir me baisser. On n'est pas aidés, je vous jure !
D'autres fleurs me tiennent momentanément compagnie.
Quant à cette souche... est-ce un cairn ou une facétie ?
Le sentier laisse le Puy de Montchar et s'apprête à longer le Puy de Beaune par l'ouest.
On ne lésine pas sur la résine, ici.
Les abords du sentier s'éclaircissent, et pour cause : je vais croiser, enfin passer sous, une ligne à haute tension. La voici vers le Puy de Beaune...
...et vers Antérioux en contrebas.
Un sentier longe la ligne, sans doute pour faciliter l'entretien de la végétation. Je l'ignore et continue.
Un peu plus loin, une bifurcation me permettrait de quitter la zone des Puys si je partais à droite ; au contraire, je continue sur la gauche, afin de longer le Puy Pelat.
Un peu plus loin, un sentier part sur la gauche, en direction justement du Puy Pelat. Il va de soi que je vais l'emprunter.
Ce sentier est un peu plus étroit, et visiblement moins fréquenté.
La preuve : je vais encore devoir me baisser.
Néammoins, c'était une bonne idée : au hasard d'une trouée parmi les arbres, j'ai une belle vue sur les monts Dore encore enneigés au loin...
...même s'il y a toujours un arbre de trop empêchant d'avoir une vue sans obstacles, m'obligeant à chercher les meilleurs angles de prise de vue.
Le sentier continue à s'élever, avec son lot d'arbres en travers.
De plus, il se rétrécit.
Nouvelle trouée, nouvelle vue sur les monts Dore...
...ainsi que sur le Puy de Pourcharet, plus près, entre les arbres, et à gauche des arbres, a priori le Puy de Montjuger.
Le sentier devient trop difficile à suivre ; en fait, je ne suis même pas sûr qu'il continue, puisque de toute façon il n'est pas censé atteindre le sommet. Je rebrousse donc chemin.
De toute façon, j'étais arrivé trop tôt pour la floraison.
De retour sur le chemin principal, je longe toujours le Puy Pelat, mais plus bas.
À l'arrière-plan, le Puy de Mercoeur. Enfin, une petite portion...
En regardant en contrebas, je vois que je ne vais pas tarder à rejoindre un autre chemin.
C'est chose faite ! Je continue sur la gauche.
J'ai alors une meilleure vue sur le Puy de Mercoeur.
Il y a eu visiblement beaucoup d'abattage, ces derniers temps.
Ici, des troncs plutôt fins ; l'un des plus gros, au centre du champ, n'a que 50 cm de diamètre.
Ceux-là sont un peu plus gros, 60 à 70 cm.
A-t-on le droit de toiser un tronc qui a été mesuré ? Vous avez deux heures.
Enfin, voici les plus gros troncs ; à l'exception des trois ou quatre plus petits, tous ont un diamètre (encore que, vu leurs formes, le terme n'est plus aussi approprié...) dépassant 80 cm.
Je rejoins un sentier de grande randonnée, et son poteau indicateur.
Je vais poursuivre en direction du hameau de Montlosier, dans le but de rendre visite au Puy de Monteillet.
Serrer à gauche...
Le chemin est commun à un sentier de grande randonnée, un sentier de petite randonnée, et sans doute d'autres itinéraires. À ce stade, ce n'est plus du balisage, mais de l'héraldique, surtout avec la résine en supplément !
Le chemin descend doucement.
Une trouée me donne vue sur le Puy de Pourcharet...
...mais aussi, juste avant lui et au relief guère marqué, le Puy de Monteillet.
D'ailleurs, je vais de ce pas quitter le chemin pour partir un peu vers l'arrière, à droite, en faire le tour.
Un peu de montée pour commencer.
Je me retrouve au milieu du champ qui borde le Puy de Monteillet au nord. Quelques arbres subsistent.
Ivre, le sentier titube et zigzague au travers du champ...
...dont la clôture est vite atteinte. Je continue sur la gauche afin de rester au bord du Puy de Monteillet.
Même sous cet angle, le Puy de Monteillet ne ressemble à rien.
Au loin, encore le Puy de Pourcharet...
...dont je m'approche petit à petit.
Le voilà presque face à moi.
Le sentier continue de me rapprocher de sa base...
Ici, il est temps de repartir vers la gauche, et passer entre Monteillet et Pourcharet.
Encore le puy de Pourcharet, à ma droite.
Au loin, à droite du chemin, le Puy de Montjuger ; plus près, à ma gauche, le deuxième sommet (et le plus haut) du Puy de Monteillet.
Meilleure vue sur ce deuxième sommet.
Encore le Puy de Pourcharet.
Ayant suffisamment progressé, je laisse Pourcharet derrière moi, voici une meilleure vue du Puy de Montjuger qui me fait face...
...tandis que le chemin devient une prairie.
Au loin sur ma gauche, le Puy de Mercoeur.
Dernière vue du Puy de Pourcharet, cette fois-ci son flanc sud, nettement plus clair.
Entre Pourcharet et Montjuger, au loin, se dresse le Puy de Montgy.
Le Puy de Montjuger.
J'arrive à un croisement de chemins.
Je repars vers le nord-est afin de finir le tour du Puy de Monteillet.
Ne serait-ce cet arbre, j'aurais une plutôt belle vue sur le Puy de Mercoeur.
La boucle est bouclée, me voilà de retour à la bifurcation d'où je suis parti faire le tour du Puy de Monteillet.
Il s'y trouve d'ailleurs un panneau indicateur.
Admirez ce specimen très rare de pin rase-mottes, également appelé « pin radada ».
Je remonte vers le puy de Mercoeur. Au passage, voici mon premier bousier de l'année.
Gare aux racines.
Quelques fleurs sont de sortie.
De retour à la zone d'exploitation forestière, je pars en direction du puy de Mercoeur. Encore un portail à franchir, qui est ouvert en grand ce jour là. Puis, tout de suite, une bifurcation ; cette fois-ci, je reste à droite.
Au bord du chemin, une première plate-forme de chasse...
...me permet de prendre cette vue du Puy de Pourcharet.
Et, au loin, une partie des monts Dore.
Alors que, en regardant vers le sommet, je ne vois qu'une dense forêt.
Un peu plus loin, une autre de ces plates-formes me permet d'avoir une vue dégagée vers le nord-nord-ouest. J'ai donc devant moi, le Puy de Laschamps, et derrière, à sa droite, le Puy des Grosmanaux.
Tiens, des fleurs.
À peine plus loin, le Puy de Dôme fait une courte apparition derrière le Puy des Grosmanaux.
Je poursuis ma montée.
Attention à la garde au sol de votre véhicule.
Il faut dire que, juste au bord, se trouve cet amoncellement : le rocher au milieu de la piste est-il leur éclaireur ?
Un peu plus loin, un arbre essaie de me dissuader de prendre le chemin de gauche. C'est raté, j'ai l'habitude.
Montons.
J'atteins un carrefour en « X ». Je vais continuer devant en montant, pour revenir, plus tard, par derrière en descendant, et continuer devant en descendant.
Au bord du croisement, ce poteau a connu des jours meilleurs. Il joue cependant un très beau rôle de point de repère.
La montée continue...
...non sans obstacles.
Encore une bifurcation. Je reste sur la montée...
...laquelle est soutenue.
Une bande de couleur attire mon attention au sol : il s'agit d'une petite plume.
J'atteins enfin l'embranchement d'où part le dernier tronçon, celui qui mène au sommet.
Ce tronçon est en sous-bois.
Il est malheureusement d'une pente fortement prononcée...
...au bout de laquelle un faux plat laisse penser que le sommet est proche.
Pour qui en douterait, il y a bien eu des chasseurs dans les parages récemment.
Au fond, une trouée dans la lumière : le sommet, pour sûr !
Effectivement. Je suis parvenu au sommet.
À part cette énorme dalle, il n'y a rien. Pas même de balise géodésique (ou alors, elle est bien cachée).
Quant à la vue, elle est gâchée par ces arbres.
On voit tout de même les monts Dore en pointillés.
Je n'ai plus qu'à redescendre...
Un peu plus loin, un arbre semble indiquer un itinéraire alternatif, que je ne suivrai pas aujourd'hui.
Continuons la descente.
Au hasard d'une trouée, encore une vue sur les monts Dore.
Continuons la descente (bis).
Je retrouve le croisement en « X » de tout à l'heure. Le panneau est toujours là (il s'agit du petit losange blanc sur le flanc gauche). Je continue donc tout droit, en descente.
Bien entendu, les obstacles ne tardent pas à se manifester.
Vue rapide sur le bourg de Laschamps.
Ainsi que sur le Puy de Dôme.
Des fleurs, pour changer un peu.
J'arrive sur une autoroute de trois à quatre mètres de large.
Sur le côté, légèrement vers le nord, le Puy Pelat.
Et, derrière lui, le Puy de Laschamps.
Me voilà de retour à la zone d'exploitation forestière.
Je suis surpris par le nombre de troncs creux ici.
Je quitte rapidement l'exploitation (malgré un portail à ouvrir et refermer) pour aller en direction du Puy Pelat.
La montée est soutenue...
...avec juste ce qu'il faut d'obstacles.
Je rejoins un sentier.
Celui-ci descend rejoindre la piste...
...mais il monte aussi vers le sommet du Puy Pelat. Cette partie n'est pas sur ma carte, mais pourquoi ne pas y faire un tour ?
La montée est forte, et rapidement l'horizon s'éclaire derrière les arbres, laissant à penser que le sommet est proche.
Je rejoins un autre chemin.
Celui-ci s'élève encore un peu.
Me voici a priori au sommet, puisque le sentier ne monte plus. La vue est loin d'être digne d'intérêt.
Le sentier continue en descendant.
Je préfère rebrousser chemin et redescendre.
J'aperçois, une vingtaine de mètres en contrebas, la piste.
Je n'ai aucune idée du volume de bois qui se trouve ici, par conséquent, c'est un mi-stère.
La jonction se fait sous la ligne à haute tension. Mais avant de suivre la piste pour retourner au col de la Moreno, je vais partir à gauche vers le puy de Laschamps.
Le chemin monte, pour changer.
Pas de chance, je suis arrivé trop tôt pour la floraison ici aussi.
Malgré la montée, le chemin est très plaisant.
Nouvelle vue sur Laschamps.
Continuons.
Une trouée me donne vue sur le Puy de Dôme. À sa gauche, le Grand Suchet.
Le chemin se termine en cul de sac sur une réserve de chasse. En lot de consolation, un autre chemin part à gauche en direction du sommet.
Et il monte, bien entendu.
Nouvelle vue sur le flanc ouest du Puy de DÔme. On distingue mieux le Grand Suchet...
...et même une petite partie du Puy de Côme.
Continuons la montée.
Arrivé au bout du chemin, celui-ci semble se diviser, mais en fait il se contente d'enserrer quelques arbres.
Quel que soit le côté choisi, on aboutit à la fin du chemin...
...avec une vue vers l'est et l'agglomération de Clermont-Ferrand.
Il ne reste qu'à faire demi-tour, peu importe de quel côté...
... et redescendre.
Juste avant de revenir à la piste, une dernière vue sur le Puy de Mercoeur.
Voilà, il ne me reste plus qu'à suivre la piste jusqu'au col.
Sans pour autant garder l'oeil, par exemple pour photographier ces quelques fleurs.
Un rapace est en patrouille dans le ciel. La visibilité a bien baissé depuis une heure environ, on ne voit plus qu'à une vingtaine de kilomètres.
Encore un peu de piste...
...et un peu de fleurs...
Ces dernières sont même butinées, mais pas par des abeilles.