Le Rez de Sol
miod > crapahutage > le Rez de Sol
Le Rez de Sol (qui, comme son nom ne l'indique pas, ne se situe ni au rez de chausssée, ni au rez de jardin) est un filon naturel de quartz, se situant tout au nord des monts du Livradois, sur la commune de Lachaux.
Le site de la commune de Lachaux propose plusieurs itinéraires de randonnée pour en découvrir les environs ; celui qui passe par le Rez du Sol est balisé en jaune et décrit, avec carte et force détails, sur ce lien .
L'itinéraire est donné sur le site de Lachaux, pour un peu plus de 12km et 4h30 (mais la pancarte, une fois sur place, annonce 3h15). Avec le détour par le col de la Plantade, on arrive à environ 14km en 4h.

Zone arpentée

Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accés à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Le départ du parcours se situe au hameau de Murat, sur la route de la Guillermie depuis Lachaux. Après avoir traversé le « petit Murat » et le hameau de Vernin, on arrive rapidement dans du bocage, avec tout de même une vue assez dégagée.
Comme partout dans le Livradois, la forêt est entretenue et exploitée. La forme inhabituelle de cet amoncellement de bois laisse supposer qu'il était deux à trois fois plus volumineux et a été partiellement évacué.
Le sommet est tout de même encore à trois mètres de hauteur.
En face, pour narguer, les pierres sur la gauche se sont déguisées en souches.
En parlant de pierre, de temps à autre, le chemin longe de gros bonnets.
Ici, est-ce un arbre qui pousse entre deux pierres et a provoqué la brisure de celle qui me fait face, ou une simple coïncidence ?
Le chemin nous amène rapidement à la « pierre du sang ».
Elle tient ce nom horrible parce que des gens se sont persuadés qu'elle était utilisée pour des sacrifices humains, avec ici ce qui serait une rigole permettant de récupérer la tête tranchée et son sang...
...tandis que le bourreau aurait été confortablement installé sur le côté.
Néammoins, sous un autre angle, elle est totalement anodine. Et comme aucune trace de tels sacrifices n'a jamais été trouvée (aussi bien sous forme physique que par tradition orale), force nous est de considérer qu'il s'agit d'une affabulation. Mais le nom est resté.
La pierre du sang se situe en bordure d'un champ...
...dans un coin duquel poussent des jonquilles.
Pour ceux qui n'empruntent pas le chemin jaune, un raccourci est fléché depuis le hameau du « Plan de James ».
Sorti du Plan de James, les choses sérieuses commencent, à savoir la (rude) montée vers le Rez de Sol.
Ici, une pierre, trop fatiguée pour monter, nous regarde depuis le bas-côté. Ou est-elle là pour empêcher l'arbre voisin de s'envoler par grand vent ?
Le chemin est de plus en plus empierré.
Et, au cas où vous ne l'auriez pas deviné, il monte...
Afin peut-être de casser le rythme de la montée, les randonneurs qui nous ont précédé ont laissé une multitude de cairns sur le chemin.
Mais la pente est toujours là.
Un dernier cairn dans la montée.
Ces amas rocheux plus conséquents ne sont pas des cairns, ou alors quelqu'un a vraiment beaucoup trop de temps libre...
Un arbre à l'écorce craquelée sort du lot.
Au loin, on commence à deviner une masse rocheuse...
...tandis qu'au sol affleurent de volumineux morceaux de quartz, à peine oxydés.
Serait-ce notre destination ?
Encore du quartz. Il suffit de regarder le sol pour en trouver, il y en a un peu partout...
Nous sommes presque au niveau de l'amas rocheux.
Pour l'instant, cela ressemble surtout à du n'importe quoi.
Mais, si j'en crois cet arbre, il semblerait bien qu'il s'agisse du Rez de Sol.
En fait, celui-ci commence réellement quelques mètres plus loin, avec un gigantesque amoncellement d'énormes blocs de quartz plus ou moins oxydés, mais dans l'ensemble nettement plus clairs que toute roche granitique ou basaltique.
Ce cube d'un peu plus de deux mètres d'arête me cache la vue vers le sud-est.
À sa gauche, on distingue au loin les monts de la Madeleine, et à droite de la photo, le puy Snidre.
La même vue recentrée sur le puy Snidre.
Derrière-moi, le Rez de Sol continue...
Une autre vue sur les monts de la Madeleine.
Tiens, du quartz ! En bas, un bout de ma chaussure, pointure 46, pour l'échelle.
Encore deux bons mètres de quartz tout juste bons à gâcher la vue...
En contrebas, les assauts de la végétation sont plus visibles.
Mais bon, le sommet du Rez reste préservé...
...ce qui lui évite de présenter cet aspect.
Vous ne rêvez pas, des arbres poussent au milieu du quartz, en arrière-plan.
Enfin, après avoir progressé un peu le long du Rez de Sol, je découvre la table d'orientation. Au fond, le puy Snidre derrière la table, et le puy de Montoncel derrière l'arbre à sa droite.
Le bout du Rez de Sol, peut-être ?
En attendant, je dois regarder où je mets les pieds pour atteindre la table d'orientation.
Celle-ci est malheureusement dans un triste état, la bêtise humaine étant visblement sans limites. « Le plus long et le plus beau filon de quartz du massif central », comme l'indique la légende, mérite mieux.
Les puys Snidre et de Montoncel.
Les monts de la Madeleine.
La suite du Rez de Sol.
La partie moustachue du Rez de Sol.
Il semblerait que je sois arrivé au bout...
...et pourtant, il reste du volume à mon côté.
Deux photos plus haut, une tâche orange au bout d'une branche a peut-être attiré votre attention. Il semblerait qu'il s'agisse d'un nain de jardin en plastique, placé ici par quelque plaisantin facétieux !
Nouvelle pancarte indiquant la fin du Rez de Sol.
Un dernier regard sur le côté avant de descendre...
...en faisant attention où l'on pose le pied.
Quelques mètres plus bas, voici ce que je laisse derrière moi.
Et toujours, ça et là, l'affleurement de quartz.
D'un peu plus bas, on retrouve le même type de vue qu'à la fin de la montée, avec la masse du Rez de Sol en arrière-plan.
Ne croyez pas, au vu de la photo précédente, que les arbres ont le monopole du terrain. Celui-ci reste fortement empierré.
Oh, un arbre en travers du chemin, il y avait longtemps !
Nous voilà redescendus et de retour sur des chemins plus horizontaux.
Ici, un arbre innocent a été victime d'un coup de pinceau. Que fait la police ?
Un dernier cairn sur le chemin.
Nous voilà au bord de la route, au hameau de Gratteloup.
Le chemin traverse la route départementale et continue le long de murets.
Une trouée nous offre une vue sur les reliefs proches de Lachaux. Les quelques maisons sur la droite sont très probablement celles du hameau du « Plan de James ».
Cette photo, réalisée sans flash ni trucage, donne l'impression d'être en négatif ou en fausses couleurs, mais il n'en est rien !
La densité des conifères ici est telle que la lumière peine à pénétrer le sous-bois, et les branches les plus basses restent désespérément nues. Il n'est pas étonnant que l'on appelle ces bois les « Bois Noirs ».
Un détour en direction du col de la Plantade nous offre une vue plein est.
Au milieu de cette parcelle de jeunes pousses, un arbre bien plus âgé veille au grain...
En approche du col de la Plantade, la vue est par endroits plus dégagée, sans être exceptionnelle.
Le col de la Plantade, messieurs-dames...
...qui s'avère être une limite départementale entre le Puy-de-Dôme et l'Allier.
Nous revenons sur nos pas par un raccourci...
Dernières vues des environs.


Ah ! Si seulement le temps était plus clair, les reliefs au loin, au centre, seraient mieux visibles.


Du quartz, pour changer.



De retour sur le sentier jaune, pour finir la boucle.


Après le chaos rocheux, voici le chaos végétal.
Quelques violettes pour égayer le parcours.
Après un premier échec en début de randonnée, nous parvenons à surprendre un faon en plein travail. Bien entendu, celui-ci s'enfuiera dès que nous essaierons de nous rapprocher...
Un peu plus loin, ce sont des perce-neige qui vont attirer notre attention...
...ainsi que quelques jonquilles esseulées leur tenant compagnie.
En passant par le hameau du « Moulin la Planche », un torrent couvre le bruit de nos pas.
Un peu plus loin, un cheval, lui aussi en plein travail.
Et nous voilà de retour au hameau de Murat.