Le Grün de Chignore
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Sous ce nom barbare se cache un sommet remarquable du Livradois, sur lequel ont été trouvées des traces d'occupation humaine très ancienne.
Si le sujet vous intéresse, je vous invite à consulter la page dédiée de l'association Escotal.
Environ 10,5km de marche, en un peu moins de 3h.

Zone arpentée

Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accés à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

La journée commence donc au col du Pertuis (celui du Puy-de-Dôme, pas celui de Haute-Loire).
En marchant vers le hameau des Rallières, les reliefs du Forez enneigés sont visibles au loin, avec Pierre-sur-Haute facilement reconnaissable aux installations de transmission qui se trouvent au sommet.
Il faut doux aujourd'hui, la température est de 6 degrés et la matinée sera ensoleillée. Néammoins, quelques traces blanches dans les reliefs vers lesquels je me dirige laissent à penser qu'il y aura de la neige en hauteur.
Un lion de terre se repose au milieu du champ.
Une trouée vers le nord, nord-est, me permet d'apercevoir les sommets du Forez (à droite) et de la montagne bourbonnaise (à gauche), avec le puy de Montoncel au milieu aisément reconnaissable à sa balafre actuellement couverte de neige.
Zoom sur le puy de Montoncel.
En contrebas, vue sur les environs de Viscomtat.
La piste est à ce stade encore goudronnée, et rebrousse chemin vers le sud-ouest. Grâce à l'ombre des arbres et malgré la température douce, la neige tient sur le goudron.
Quelques dizaines de mètres plus loin, la piste n'est plus goudronnée, et la neige disparaît.
Au hasard d'une zone un peu moins dense en arbres, voici une nouvelle vue de Pierre-sur-Haute.
L'absence de neige n'était qu'un court répit. À force de monter, et d'avoir plus d'arbres aux bords de la piste, neige et glace sont au rendez-vous.
Je vous laisse ici placer le jeu de mot qui s'impose, compte tenu du nom de la forêt (qui le tient du hameau voisin de Pamole, un peu au sud du col du Pertuis).
Cette forêt est tout de même assez densément peuplée.
Il y a même des fratries nombreuses.
Néammoins, au soleil et par ce temps, lorsque le sol est couvert de mousse, on aurait presque envie de s'y allonger quelques instants.
J'atteins la forêt d'Ayguebonne. Le panneau a connu des jours meilleurs...
Et, pour ma collection de numéros sauvages, il s'agit de la parcelle numéro 8.
Un peu plus loin, mon chemin croise la route Badière. J'en profite pour immortaliser le panneau avant qu'il ne finisse par s'effondrer.
Au tour du numéro 7.
Court répit avec une piste dépourvue de neige, au moins jusqu'au virage...
Et quand je dis « neige », il faut comprendre « neige et glace ».
J'atteins la parcelle numéro 9.
Une trouée sur ma droite me permet d'apprécier ce ciel bleu et encore peu voilé.
À la bifurcation, je choisis bien évidemment le chemin qui monte, à gauche.
Il s'agit de la route forestière du Naud, comme l'indique ce panneau qui a connu des jours meilleurs. En fait, je ne verrai aucun panneau de ce type (bois brun) en bon état.
Soudain, le chemin croise... une ligne électrique. Si, si, regardez bien, une ligne noire traverse à peu près à mi-hauteur en suivant la pente, elle est plus visible côté gauche, où le soleil l'illumine et la fait apparaître blanche.
Que vient faire une ligne électrique dans la forêt  ? La réponse s'en trouve quelques mètres plus loin  : j'atteinds la maison forestière du Naud, inoccupée à cette période de l'année, mais qui dispose de l'électricité (et de l'eau courante, par une captation derrière, dont je vous parlerai plus tard).
Je pars à gauche, où se trouve la barrière et le premier panneau du sentier proprement dit  :
Et je pénètre sur la parcelle numéro 10.
Au sol, le gel a piégé ces feuilles mortes.
Ici, un ruisseau dévalerait s'il n'était pas partiellement gelé...
Des amas de pierre émergent parmi les arbres.
Certains, tels que celui-ci, semblent ne pas être naturels mais avoir été disposés ainsi par la main de l'homme. Qu'en est-il réellement  ?
Ici, certaines pierres au centre, pourraient avoir été taillées.
Mais tout ceci pourrait n'être qu'une pure coïncidence et une énième preuve de l'humour dont sait faire preuve la nature à nos dépens.
Le panneau non loin semble privilégier l'action humaine. Notez également la touche d'humour à la fin  !
Encore des amas de pierres, au milieu de tous ces arbres nus.
Il y en aura pour tous les goûts. Si vous aimez les pierres en triangle, par exemple, cette photo est pour vous  :
Une large brèche s'ouvre parmi les arbres à gauche du chemin. Sous les nuages, s'offrent à mes yeux un panorama sur les monts Dore et la chaîne des Puys.
C'est en présence d'un tel panorama que je me dis que je devrais investir dans un objectif plus performant pour mon appareil. Poussé à bout, voici ce que donnent les monts Dore, couverts de neige...
...et la chaîne des Puys, où seul le puy de Dôme est encore partiellement enneigé.
En contrebas, Vollore-ville et son cimetière.
Et en regardant bien au sud, Aubusson d'Auvergne n'est pas visible, mais son lac, si. À droite du lac, le hameau de la Chausserie.
Nouveau panneau touristique.
Passons à la parcelle numéro 11.
Avant que le sentier ne s'oriente vers le nord, une dernière vue sur l'autre moitié de la chaîne des Puys, avec l'agglomération de Clermont-Ferrand à ses pieds.
Un peu plus près et un peu plus au nord, une autre zone urbaine. Je pense qu'il s'agit de Lezoux.
Nouveau panneau, apprenons à reconnaître les conifères. Quel dommage qu'une faute d'orthographe se soit glissée à « méridionale » !
Appliquons nos fraîches connaissances à cet échantillon.
Ce n'est pas trop la saison des myrtilles...
Nouveau panneau, devenons de fins limiers.
Toujours, ça et là, des amas de pierres en vrac.
Certaines sont même réquisitionnées pour inscrire les numéros de parcelle, comme celle-ci. Me voici dans la parcelle numéro 12  !
Il semblerait que je sois arrivé dans un cul-de-sac, flanqué de quelques panneaux. Je suis en fait arrivé à la Pierre de l'Homme, que mon angle de prise de vue prend soin de ne pas encore dévoiler.
Voici le premier panneau.
Un coup d'oeil à gauche... tiens, tiens, tiens, des pierres  !
Encore un panneau.
L'extrémité du cul-de-sac, sans être à pic, est fortement pentue.
Elle offre également une belle vue sur le puy de Montoncel et, beaucoup plus près et légèrement sur sa gauche, le puy d'Oscot.
Encore un gros plan sur le puy de Montoncel.
Dernier panneau au pied de la Pierre de l'Homme...
...lequel est malgré tout placé à proximité d'un arbuste, certes frêle.
Voici donc à quoi ressemble la Pierre de l'Homme.
Elle s'écoule vers le bas, tel un glacier.
Pour en effectuer l'ascension, le chemin le moins abrupt la contourne en montant doucement, dans le sens des aiguilles d'une montre. Arrivé à mi-hauteur, le flanc sud est alors plus praticable.
Il reste tout de même encore un peu de pierres à escalader.
Me voici au sommet. La vue n'est guère plus dégagée que depuis le pied...
Voici le sommet de la Pierre de l'Homme.
En regardant vers l'est, un autre sommet juché d'une croix semble me défier  : il s'agit du Grün de Chignore. Aprés tout, c'est pour lui que je suis venu...
Léger zoom du point de vue précédent.
Autre vue depuis le sommet.
Deux vues vers le bas, pour changer.
Point de vue sur la montagne bourbonnaise, avec toujours le puy de Montoncel à droite.
De la Pierre de l'Homme, il est encore possible de voir la chaîne des Puys. Le ciel commence à se couvrir...
Et entre chaîne des Puys et montagne bourbonnaise, un peu de Limagne.
Ce frêle arbuste émergeant d'entres les pierres est là pour nous rappeler que la nature n'abandonne jamais.
Il est temps de quitter la Pierre de l'Homme et de rejoindre le Grün de Chignore. Et pour cela, il est nécessaire de s'élever encore un peu.
Le chemin rejoint un autre chemin qui fait le tour du Grün, dont la masse est perceptible derrière les arbres.
Quelle direction choisir  ? Vers le sud, dans les bois...
... ou vers le nord  ? Je choisis le nord pour profiter du soleil.
Ce faisant, je passe au pied d'un chaos rocheux.
L'ascension est tentante, mais ce sera pour une autre fois, vu qu'un meilleur chemin existe.
Un peu plus loin, ce sont les arbres qui ont pris possession du paysage.
Et la neige s'invite de nouveau.
Attention à ne pas se pencher trop en dehors du chemin, il n'y a pas de parapet...
Encore une vue ѕur la montagne bourbonnaise.
Toujours de la neige, avec quelques traces me précédant...
...et lorsque la neige a fondu, le chemin reste néammoins gorgé d'eau, même sans avoir l'aspect boueux.
J'arrive enfin à la bifurcation me permettant de cesser de contourner le Grün, et d'y monter.
Pierres et résineux cohabitent paisiblement.
Même si, parfois, les pierres donnent l'impression de faire bande à part.
Ici, il semblerait que la nature se soit emballée  : tous ces troncs, toutes ces pierres...
Assez rapidement, le chemin longe des murets de construction humaine.
Un petit cairn indique une nouvelle bifurcation pour rejoindre le sommet.
Le chemin monte parmi les derniers arbres, l'horizon s'éclaircit.
Ne seraient-ce les pierres trop bien agencées, je serais en droit de douter d'être sur le bon chemin.
Mais tant que le chemin monte, le seul risque encouru est celui d'arriver au sommet  !
Celui-ci n'est plus très loin  : sa croix est visible.
Cet amas de pierres serait un reste de mur d'enceinte.
La croix n'est plus très loin  !
Me voilà au sommet. Admirez encore la vue sur les monts Dore,
et sur la chaîne des Puys.
Un panneau rappelle l'origine de cette croix. Malheureusement, il a subi tant d'outrages que le texte en est difficile à lire  !
Et la vue vers les monts du Forez est moins dégagée.
Redescendu du sommet, le chemin dont je partais continue vers d'autres amas de pierres. Il est difficile pour moi de dire ceux qui sont d'origine naturelle et ceux qui sont le fruit du travail des hommes.
Ce muret pourrait être d'origine humaine...
...mais peut-on en dire autant de cet amas  ?
Et ici  ? Ruines de murs, ou caprices de l'érosion  ?
Il est temps de redescendre vers la maison forestière.
Les pierres ne me quittent pas de vue.
Et me voilà de retour à la maison forestière, par l'autre côté.
Juste avant de la rejoindre, un autre chemin monte vers le point d'eau.
Il ne monte pas très longtemps d'ailleurs.
À côté de la captation d'eau, ce muret pourrait être un ancien bassin...
...dans lequel l'eau de la source aurait été recueillie. Le sol est effectivement humide avec des flaques, mais je ne suis pas sûr que beaucoup d'eau s'y écoule maintenant. Au fond à droite, protégée par un grillage, vous pouvez apercevoir la station de captage moderne.
D'autres pierres sur le chemin du retour.
En recopiant cette image, notre dessinateur a malencontreusement oublié une pomme de pin. Saurais-tu la retrouver  ?
Ce tronc renversé évoque la barrière d'un chemin qui n'existe pas.
On trouve de tout, dans la forêt.
Encore une vue des monts du Forez en redescendant.
Soudain, des arbres ont leurs racines à l'air. La paroi mesure environ trois mètres de haut. Combien de temps va-t-elle tenir  ?
De retour à proximité du hameau des Rallières, je retrouve les mêmes points de vue qu'au début de la journée, avec un peu plus de nuages. Ici, encore une fois le puy de Montoncel...
...et ses voisins.
Ainsi que Viscomtat.