Autour du signal du Luguet
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Le but de cette balade était d'aller taquiner le signal du Luguet, qui est le plus haut sommet du Cézallier (1551 mètres), pendant les derniers jours de beau temps d'octobre.
Malheureusement, la météo n'a pas été aussi clémente que ne le laissaient entendre les prévisions. Je referai ce trajet au printemps prochain afin d'améliorer ce compte-rendu, qui a de quoi laisser sur sa faim.
Environ 22km de marche, en 5h, pause collation comprise.

Note : conformément aux traditions mycologiques du secret, aucune information sur la présence de champignons comestibles, ainsi que leurs éventuelles quantité et qualité, ne sera divulguée ici.

Zone arpentée

Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accés à la même image, en haute résolution (16 fois plus grande).

21 octobre 2017 9h45 La plupart des circuits présentés partent de Parrot, ce qui leur permet de rester relativement courts (dans les 8km aller-retour).
J'ai voulu suivre un chemin plus long, effectuant plus d'un demi tour du signal dans le sens des aiguilles d'une montre, sur une longueur d'un peu plus de 20km aller-retour.
Mon choix de point de départ est le lieu-dit « la Barre », au sud-ouest du Luguet. Cela s'avère un assez mauvais choix, car la route qui y mène est étroite (donc croisement difficile), et il n'y a pas d'endroit où stationner sans gêner (et de toute façon, pas plus d'un véhicule). Je vais essayer d'aller au lieu-dit « la Boriette » à Anzat la prochaine fois...
9h50 Après une montée courte mais raide, le sentier que je compte emprunter pour passer par le bois de la Barre est également un itinéraire VTT balisé.
9h50 Le temps est couvert mais pas trop, la vue est encore dégagée.
9h51 Le chemin monte...
9h54 ...et monte...
9h57 ...entre les pâturages...
10h00 ...pour s'approcher de la lisière du bois.
10h01 Le bois de la Barre est une réserve de chasse, le sentier est en fait un chemin de lisière.
10h02 Vue du bois sur ma gauche.
10h12 Qui dit forêt dit champignons.
10h12
10h18
10h19
10h23 Me voilà sorti du bois. Le ciel s'est bien couvert.
10h24 D'ailleurs, les nuages s'attaquent aux reliefs au loin.
10h25 J'arrive au croisement avec le chemin qui provient du bois d'Anzat. Je vais donc prendre à droite.
10h27 Pas la temps de douter de ma direction : elle m'est confirmée par ce poteau.
10h27 Je suis désormais sur un large chemin de terre. Ce n'est pas le type de chemin que je préfère, mais c'est sans doute ce qu'il y a de mieux pour faire des kilomètres... et des kilomètres, il m'en reste !
10h38 Un autre inconvénient d'être sur un chemin large entre pâturages : je reçois le vent de plein fouet. Et il soufflait bien, ce jour là (autour du 40 km/h avec des rafales à 70 km/h, d'après les prévisions météo).
10h38 Sur ma droite, j'ai vue sur le signal du Luguet et le bois de la Croix des Champs qui lui donne cette coupe en brosse.
10h38 Tiens, une fleur de feu.
10h41 Mine de rien, le chemin monte. Attention à éviter les bouses de vache.
10h45 Je ne suis pas le seul à être balayé par le vent. À ma gauche apparaissent des éoliennes en plein travail, dans le lointain.
10h47 Une « écluse » à troupeaux, parmi tant d'autres de part et d'autre du chemin...
10h47 ...lequel continue à monter, pendant que les nuages continuent de descendre.
10h48 Ici, un point d'eau.
10h48 Ailleurs, des burons.
10h56 Et ce chemin qui ne cesse de monter !
10h57 Un autre buron, un peu plus moderne.
10h58 En regardant sur ma gauche et derrière moi, le soleil peine à percer les nuages...
10h58 Quoi qu'il en soit, je suis certainement sur le bon chemin.
11h01 Et maintenant, une page de publicité.
11h01 En arrière plan, on distingue bien un creux dans le relief...
11h01 ...qui suit grossièrement le chemin...
11h02 ...lequel ne cesse de monter.
11h02 Encore un buron, au loin.
11h04 Toujours ce creux...
11h06 ...dont voici l'explication : il s'agit de la vallée, déjà encaissée, de la Sianne et de ses premiers affluents.
11h07 Bien sûr, à cause du relief, la Sianne elle-même n'est pas visible. Pas plus que sa source qui est plus loin...
11h09 ...car le chemin oblique (tout en montant, évidemment).
11h10 Une dernière vue sur la vallée de la Sianne. La zone couleur terre est en fait les berges de l'étang de Thioulouse, qui se situe à peine 200 mètres en aval de la source de la Sianne, à la réception de ses premiers affluents. Notez le buron de Thioulouse, au loin.
11h10 Comme de bien entendu, le chemin monte.
11h12 Et comme il a changé de direction, le point de vue sur ma gauche change. Mais les nuages viennent gâcher la fête.
11h13 Ce panneau incongru vient rappeler qu'en hiver, les champs ne sont pas occupés par le bétail et sont disponibles pour la pratique du ski de fond. Et la pente à gauche est effectivement bien raide.
11h13 Meilleure vue du panneau.
11h13 Un autre panneau, juste à côté, m'indique que je touche presque au but.
11h13 Et malheureusement, la vue est frustrante.
11h14 Pour changer, le chemin monte.
11h16 En me retournant, j'ai une meilleure vue sur l'étang de Thioulouse, de forme triangulaire, au loin.
11h17 De nombreux piquets de clôture par ici portent ce motif.
11h18 Le chemin monte un peu moins, mais la visibilité se réduit fortement. Regardez à droite, la couche nuageuse est à peine au-dessus du sol, et comme le chemin monte, je ne vais pas tarder à y entrer.
11h19 50 nuances de blanc.
11h23 Un lombric s'agite sur le chemin. Cherche-t-il le meilleur endroit où creuser, alors que le chemin est plutôt rocheux ici ? Je n'aurai pas la réponse à cette question, et je ne verrai pas le lombric au retour, sans doute attrapé par un des nombreux oiseaux.
11h24 Encore un poteau à l'intention des skieurs.
11h25 À côté, au sol, un panneau à l'intention des marcheurs.
11h27 Quand je vous disais que j'allais me faire avaler par les nuages !
11h30 Bon, il semblerait que j'aie un peu de répit.
11h33 Nouveau panneau. J'ai donc parcouru 1,5km depuis le précédent. Mais je suis sur ma faim, car ce qui m'intéresse n'est pas de passer au pied du signal, mais d'y monter !
Je suis parti à 1250 mètres d'altitude, le panneau en indique 1509, il est temps que cette montée cesse.
11h35 En ce moment, avec cette météo, ce panneau est sans doute la plus grosse frustration de la journée.
11h36 Un jet de pierre plus loin, je touche enfin au but : cet escabeau de franchissement va me permettre de cesser de tourner autour du Luguet, et de lui rendre visite.
11h36 La distance portée sur le panneau a de quoi me surprendre. Je suis à quelques centaines de mètres, à vol d'oiseau. Se peut-il que le chemin serpente de façon particulièrement sous-optimale pour atteindre une telle longueur ? Ou s'agit-il d'une ruse pour dissuader les promeneurs de s'aventurer plus loin ?
11h37 Quoi qu'il en soit, l'escabeau est vite franchi, et le chemin semble me conduire... nulle part, merci les nuages.
11h38 Mais il oblique légèrement et je distingue une masse compacte sur la droite : le sommet.
11h40 Le chemin semble buter sur une clôture, sans escabeau. C'est normal, il y a des vaches de l'autre côté de la clôture, en contrebas, c'est pourquoi l'escabeau est plié et posé au sol. Quant au chemin, il continue sur la droite, à angle droit.
11h41 Enfin, peut-on encore parler de chemin ? Il s'agit d'un dégueulis de mottes de terre compactes, tassées par le poids des engins agricoles dont les traces de pneumatiques resteront visibles tout le long du sentier.
Il s'agit là de la partie la plus difficile de l'ascension : d'abord parce que c'est l'endroit où la pente est la plus importante, et ensuite parce que l'état du sol brise le rythme de l'ascension, chaque pas devant être calculé et assuré avant de procéder au suivant.
11h42 Je m'offre une pause à mi-montée, pour souffler. Admirez le point de vue sur ma gauche.
11h44 Heureusement, la montée est assez courte. Me voilà presque au sommet, le bois n'est qu'à quelques dizaines de mètres.
11h45 Le chemin continue en pente douce à distance respectable de la forêt. J'attends avec impatience de croiser un chemin qui s'en rapproche.
11h50 Et quelques minutes plus tard, mon souhait est exaucé. Par contre, la visibilité a encore diminué. Je ne vais plus avoir la clôture comme point de repère matériel, je dois donc être très vigilant et noter le plus de détails possible afin de pouvoir revenir sur mes pas en toute confiance.
11h50 En particulier, cet escabeau couché par le vent.
11h51 Il semblerait que je m'apprête à m'enfoncer dans l'inconnu.
11h52 Mais en approchant de la forêt, comme celle-ci forme un obstacle sur le passage des nuages, ceux-ci sont un peu moins denses. Autre détail à repérer : cet archipel de rochers.
Face à la forêt, je décide de partir à gauche. Il aurait été plus rapide de partir à droite, mais ce sera pour une autre fois.
11h53 Encore une fois, tous les détails sont bons à noter. Ce piquet est droit ; d'autres du même style, rencontrés plus loins, seront inclinés voire couchés.
11h55 Cette grosse pierre semble s'être réfugiée sous l'arbre.
11h56 Le chemin longeant la forêt, qui était à peu près plat, descend soudain parmi une zone fortement rocheuse.
11h59 Encore une cabane...
12h02 Et je finis par arriver au chemin qui s'enfonce dans la forêt, reconnaissable aux larges ornières creusées par les engins agricoles.
12h04 Sitôt dans la forêt, comme prévu, les assauts du vent cessent, je peux retirer ma capuche et mon bonnet, la température est même plutôt douce.
12h07 Le chemin traverse la forêt tout droit, de part en part.
12h10 Au bout du chemin, c'est de nouveau la mer de nuages qui m'attend.

Je préfère rebrousser chemin, et m'arrêter prendre une collation, assis sur un tronc d'arbre abattu quelque part au bord du chemin. J'avais même pris quelques photos, mais elles sont ratées pour cause de luminosité ambiante trop faible.
12h35 Revenant sur mes pas, après être sorti de la forêt, je ne tarde pas à revenir à la zone rocheuse...
12h36 ...et la laisser sur ma droite.
12h40 Et ce n'est que revenu au chemin qui m'a conduit vers la forêt, que je remarque ce panneau qui semble m'indiquer que j'aurais trouvé le chemin pénétrant la forêt plus vite si j'étais parti à droite. Mais ce n'est pas bien grave, puisqu'en faisant le tour de la forêt, j'étais sûr de revenir à mon point de départ.
12h42 La visibilité ne s'est pas améliorée, mais ne s'est pas réduite non plus ; je n'ai aucun mal à retrouver l'escabeau penché.
12h44 Dès lors, je n'ai plus qu'à longer la clôture, et je peux regarder un peu plus tranquillement la végétation alentour.
12h44 Derrière la clôture se trouve un champ de pierres.
12h51 Après une délicate descente, me voilà de retour à l'escabeau couché. Je n'ai plus qu'à partir à gauche. Et c'est à ce moment que la pluie a commencé à tomber. Je n'ai plus rien d'autre à faire que de revenir sur mes pas, donc à peu près 8km sous la pluie. Charmant programme !
13h30 La visibilité ne daigne pas s'améliorer.
13h34 Vous aussi, devenez charmeur de serpents de fil de fer barbelé !
13h52 On dirait que les nuages se lèvent quelque peu.
13h58 Me voilà de retour au croisement me permettant de revenir au bois de la Barre.
13h59 Une fleur, pour changer un peu.
14h00 Roc avec son arbre de compagnie.
14h01 Enfin, le bois.
14h05 Le chemin regorge de champignons toxiques, si vous êtes intéressés...
14h06 Mais il est très plaisant à arpenter, surtout après des kilomètres de chemin de terre...
14h09 ...et s'il monte un peu au retour, ce n'est pas grave.
14h11 Champignon toxique et timide...
14h13 ...contrairement à eux.
14h19 S'il faisait beau, il y aurait de beaux reliefs en arrière-plan...
14h20 ...tout comme ici.
14h23 Il semblerait que des gouttes d'eau se soient déposées sur l'objectif de mon appareil photo.
14h27 Cet arbre a voulu pousser du mauvais côté, mal lui en a pris car il a perdu toutes ses feuilles.
14h28 Il aurait du prendre exemple sur son voisin, qui ne les a pas (encore) perdues.
14h28 L'orée du bois est proche.
14h31 Dernière ligne droite vers les pâturages en contrebas.
14h37 Encore un point de vue gâché par la météo.
14h40 Descente vers le lieu-dit de la Barre. On voit la route par laquelle je suis arrivé.
14h41 De l'autre côté, un mur de pierres retient le sol, pour combien de temps ?
14h45 Après une dernière descente douloureuse, retour à mon point de départ.