Autour de la Nugère
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Le but de cette balade était de passer par tous les sommets au nord du col de la Nugère, ou du moins de s'en approcher car, pour la plupart, aucun sentier n'y mène.
Environ 27km de marche, en 8h, pause collation et pause soleil à Jumes comprises.

Note : conformément aux traditions mycologiques du secret, aucune information sur la présence de champignons comestibles, ainsi que leurs éventuelles quantité et qualité, ne sera divulguée ici.

Zone arpentée

Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accès à la même image, en haute résolution (16 fois plus grande).

Arrivée au col de la Nugère.
Le ciel est parfaitement dégagé, la température est de 5 degrés, mais devrait dépasser les 25 degrés en plaine dans l'après-midi (la photo ci-dessous provient de mes archives et n'est pas du jour, contrairement à toutes celles qui vont suivre).
Première montée, en direction du cratère de la Nugère.
Devinez quel est l'idiot qui a oublié de mettre le flash pour prendre cette photo, en se disant que l'éclairage matinal était suffisant ?
La montée continue et la pente augmente.
Scène typique de la montée : des arbres à perte de vue.
Un embranchement permet de continuer la montée vers le sommet du cratére, tout droit, ou de descendre au fond, à droite. Le chemin balisé part à droite, mais je préfère continuer à monter pour le moment...
...jusqu'à atteindre le sommet du cratère. Quelle belle vue, n'est-ce pas ?
Eh oui, contrairement à des cratères plus touristiques comme le Pariou dont les pentes ont été livrées aux chèvres, la Nugère reste intacte et plantée d'arbres partout, y compris au sommet du cratère.
Mais passer par le sommet du cratère permet de visiter la borne géodésique du point culminant, à 998m d'altitude.
Après avoir fait le tour du cratére, il est possible de descendre dans le cratère lui-même, en prenant à contresens le chemin que j'ai dédaigné plus tôt.
Le soleil commence à peine à èclairer le sommet du cratére. En son fond, pas un bruit, pas un souffle de vent. Cela forme un contraste saisissant avec les bords du cratère, où l'on entend les nombreux oiseaux ainsi que le bruit de la route en contrebas.
Il faut dire qu'il fait frais, très frais, dans le cratère. Ma respiration forme des petits nuages, et une partie de la végétation, comme ici, est recouverte de givre.
Un quartier de Lune en cours d'amaigrissement est visible au-dessus du cratére, avec les premiers nuages de la journée.
Soudain, un bruit de réchaud à gaz vient troubler le silence ambiant. Qu'est-ce donc, et d'où peut-il provenir? Un coup d'oeil vers le sommet du cratére m'apporte la réponse.
Il s'agit bien d'une montgolfière, dont le bruit va me suivre quelques dizaines de minutes avant que nos trajectoires respectives ne s'éloignent.
La lumière du soleil progresse doucement vers le fond du cratére.
Encore la montgolfière.
Toujours la montgolfière.
Je quitte le cratère et pars en direction du Suc de la Louve, au nord-est.
Le chemin n'a visiblement pas été entretenu depuis longtemps. De nombreux arbres couchés comme celui-ci le jonchent.
Les nombreuses toiles d'araignée attestent également qu'aucun humain n'est venu déranger depuis belle lurette.
Il n'y a rien de photogénique au Suc de la Louve, que le sentier se contente de contourner ; je reviens sur mes pas, et j'en profite pour prendre cette photo de chaos forestier.
De retour sur le sentier qui s'éloigne du cratère de la Nugère, ce panneau m'indique le jour du mois !
Après une forte descente, le sentier s'égare dans les bois.
Me voilà descendu à 870m d'altitude, plus bas que le col.
En continuant sur le sentier, mon regard est attiré par cet arbre en livrée de chantier.
Ces quelques branches pourraient former le nid d'une étrange créature, mais l'assemblage est trop hétéroclite et trop peu fonctionnel pour cela. À moins qu'il ne s'agisse d'un nid de shadoks ?
Un peu plus loin, une trouée laisse entrer un peu de lumière.
Petits sapins deviendront grands....
D'autres arbres marqués.
Sur le point de revenir au col, je ne me laisse pas berner par le camouflage de cette famille nombreuse de champignons...
... plus que nombreuse, même...
... dont le camouflage raté ne visait qu'à détourner mon regard de ces autres familles sur la gauche.
De retour au col, un peu plus loin, je trouve l'explication des marquages sur les arbres, et j'apprends l'existence du mot « marteloscope ».
Me voici reparti en direction des puy de la Gouly et de l'Espinasse.
Rapidement, les feuillus à ma droite laissent leur place à des résineux, et par ce temps ensoleillé, leur odeur imprègne l'air ambiant.
Je n'en demeure pas moins aux aguets, afin de ne pas heurter ces petits champignons peu protégés par cette racine.
Encore une famille nombreuse, cette fois-ci chez les feuillus sur ma gauche...
...alors qu'à ma droite, les résineux sont sagement plantés en rangs d'oignons.
Attention à la rouille, aussi.
Par endroits, une trouée entre les arbres me permet de constater que je suis bien en train de circuler entre des sommets. Ici, je devine au loin en hauteur, le puy de l'Espinasse, et c'est à peu près tout ce dont je pourrai en voir depuis le nord de la Nugère.
Dans le cadre d'un échange franco-italien, cet arbre a été formé à Pise.
Il semblerait que je sois dans la bonne direction.
Encore que...
Ah non, hors de question pour moi de grimper aux arbres !
Le sentier commence a monter, le passage entre Gouly et Espinasse étant 40 mètres plus haut en altitude.
Et bien sûr, la végétation abondante ne me permet pas de voir quoi que ce soit en terme de relief.
Après être passé entre Gouly et Espinasse, j'oblique vers le nord-est afin de passer au puy de la Baneyre. Il s'agit d'un sentier en cul-de-sac qui monte avec une pente assez rude vers le sommet, duquel on ne voit rien puisqu'il est, lui aussi, couvert d'arbres.
De retour de la Baneyre, je ne manque pas de remarquer encore un champignon qui vient d'échouer à son test de camouflage.
Tout comme celui-ci.
Je quitte maintenant la forêt en direction de Lambertèche.
Cependant, mon chemin se heurte à un obstacle de taille...
... un passage à niveau sans barrière. Voyez, il en existe encore.
Depuis le passage à niveau, la vue vers le nord me permet d'admirer le puy de Verrières...
...tandis que la vue vers le sud n'est pas aussi dégagée.
Enfin, je ne saurais passer par un passage à niveau sans m'arrêter photographier son numéro : il s'agit ici du passage numéro 339 (à la sortie du Cratère, le croisement entre cette ligne de chemin de fer et la D943 porte le numéro 345).
La ligne de chemin de fer n'était qu'un leurre, du moins un repère. Le sentier continue à peu près parallèlement au chemin de fer, vers le sud. En me retournant, il est normal de retrouver un panneau familier.
Le sentier passe à quelques dizaines de mètres d'un autre passage à niveau, je vais donc effectuer un léger détour. Notez que celui-ci dispose d'une barrière...
...et du marquage routier habituel. À vue de nez, je dirais que je suis à un peu plus de cinquante mètres des rails, là...
Vous vous demandiez de quel côté est le sens pair de la voie ? J'ai la réponse pour vous.
Et, sans surprise, il s'agit là du passage numéro 338.
Trève de plaisanterie, il me reste quelques sommets à atteindre, moi. Alors que le soleil me fait face, je distingue quand même, en contrejour, le puy de Louchadière auquel je me rendrai en début d'après-midi.
À sa gauche et bien moins élevé, le puy de Tressous qui est mon objectif immédiat. Et quelques vaches (je vous fait grâce des chevaux qui sont à gauche du chemin).
Faites vos jeux, vos trois numéros chance pour aujourd'hui sont le 7, le 14 et le 15.
De nouveau un passage parmi les bois de feuillus...
...avec des jeux de lumière qui peuvent parfois prendre un caractère inquiétant, mais ici ce sont les nuances de couleur des feuilles qui m'intéressaient.
Cet arbre, vu au début du sentier conduisant au puy de Tressous, porte un marquage énigmatique. Après « GA », dois-je me mettre en quête de « BU », « ZO » et « MEU » ?
La montée du Tressous, quelle surprise, est assez raide...
Elle semble en effet approcher un tertre. Mais ce n'est pas le sommet ! Il y a en fait deux sommets couverts d'arbres, et le chemin passe entre les deux (avez-vous remarqué une certaine ressemblance entre tous ces chemins jusqu'à présent ?)
D'ailleurs, ce chemin aussi est un cul-de-sac. Il serpente entre les sommets pour s'arrêter abruptement sur cet arbre à terre, qui, vu l'heure, fera un excellent banc pour une pause repas.
Voici mes compagnons de pause. Au loin, le vent me porte des sons de cloche des troupeaux de vaches qui paissent en contrebas.
Autre vue des alentours.
Mes compagnons de repas.
Redescendu du Tressous, j'en ai fini avec les reliefs au nord de la route, il est temps de me diriger vers le sud. Après un bon quart d'heure, je m'apprête à sortir de la forêt...
Mais c'est juste une parenthèse sur le chemin. Il ne s'agit que d'une zone qui a visiblement servi de carrière.
La preuve, me voilà de nouveau en milieu boisé, mais plus humide, comme l'atteste la végétation au sol, ainsi que la quantité d'insectes.
Halte à la surpopulation chez les champignons !
Enfin, j'atteins l'un des points les plus dangereux de mon escapade : la traversée de la départementale. Heureusement, on entend les véhicules venir de loin. Néammoins une traversée au pas de course s'impose !
Cette photo est prise après la traversée, j'arrivais de la trouée à droite du panneau, dont la légende est un euphémisme !
Je m'apprête donc à effectuer l'ascension du puy de la mouche à bière Louchadière, par le nord.
Note du narrateur : mais qu'allait-il faire dans cette galére ?
L'ascension commence, sur un chemin très étroit, par 100 mètres de dénivellée verticale en ligne droite sur une longueur de 600 mètres...
Malgré une ressemblance saisissante, ceci n'est pas un gaperon qui aurait été oublié par mégarde.
La montée s'oriente ensuite vers l'ouest...
... avec encore 60 mètres de dénivellée sur une longueur de 300 mètres.
Ceci dit, le cadre est tout de même agréable.
En progressant, le sentier se rétrécit quelque peu...
... mais la largeur est bien la seule chose qui diminue, car la pente ne faiblit pas.
Et comme personne n'est inconscient au point de passer par le nord, quelques arbres venus s'avachir sur le chemin freinent ma progression (si tant est qu'une telle chose est encore possible).
Par endroits, je me demande franchement où passe le sentier. Peut-être que s'il y avait moins de feuilles au sol, il y aurait moins d'incertitude. En tous cas, le marquage des arbres s'avère d'une aide précieuse.
Au passage, admirez la pente des flancs du volcan.
Le sentier va tout simplement tout droit. Ce sont des mottes de terre consolidant le tracé qui me l'indiquent, lorsqu'elles émergent des feuilles.
Encore un arbre qui s'est trop penché.
Quant à celui-ci, il ne sert plus guère qu'à matérialiser le centre du sentier..
On n'est vraiment pas aidés.
L'ascension est proche de son terme. Certes, la montée reste soutenue (et continue sur la droite après les deux arbres, je vous laisse apprécier la pente), mais la végétation qui m'entoure est moins haute et le ciel plus souvent visible.
D'ailleurs, le soleil est enfin visible entre les arbres !
Et me voilà sur la cratère de la Louchadière ! Avouez que cette vue à couper le souffle mérite les efforts de l'ascension !
Eh oui, comme les reliefs précédents, ce puy est resté boisé. De plus, le tour du cratère n'est pas plat : arrivé ici à 1163m d'altitude, il me reste une quarantaine de mètres de montée le long du sentier.
Jeu de lumière amusant où les rayons du soleil illuminent des feuilles en train de jaunir, alors que restent dans l'ombre des feuilles encore bien vertes.
Encore quarante mètres de montée, disais-je.
Juste avant le point culminant du sentier, la seule trouée véritable permet d'avoir une vue sur les environs. Hélas, le ciel est brumeux aujourd'hui. J'ai donc devant moi, le puy de Côme embrumé, à sa gauche, le grand Suchet, et tout au bord de la photo et déjà masqué par les arbres, la base du puy de Dôme.
Un peu plus loin sur le sentier, la balise géodésique à 1202 mètres d'altitude.
Il ne me reste plus qu'à redescendre.
La pente de la descente étant aussi forte que celle de la montée, le chemin est assez difficile et par endroits forme des couloirs dus à l'érosion...
... mais ceux-ci disparaissent rapidement, au profit d'un sous-bois dans lequel la pente est le critère principal pour déterminer le sentier.
Plus bas, la densité d'arbres augmente.
Ici, la forêt prépare sa décoration pour Halloween : il ne manque que quelques toiles d'araignée autour des branches blanchâtres, une citrouille lanterne diffusant une lumière rase, et une sorcière ou un troll réclamant paiement pour nous laisser continuer...
Plus bas encore, des roches ornées de mousse apparaissent. Un pied métallique à droite semble être le reste d'un panneau ayant disparu...
... mais non, il indique simplement aux gens venant en sens inverse de tourner à gauche (regardez bien, il est écrit verticalement « ALLER » avec une flèche). Vu les pentes rencontrées lors de la descente, cela ne peut qu'être une bonne idée.
Un peu plus bas encore, le « vrai » panneau. Permettez-moi de douter du temps de quinze minutes suggéré pour un aller-retour, sachant que nous sommes ici à peu près 170 mètres plus bas que le sommet.
Après encore une loooooooongue descente, je finis par sortir de la forêt.
Enfin, un sentier plat !
En me retournant, je peux voir l'orée de la forêt et ses multiples nuance de vert et de jaune.
Remarquez également qu'aucune clôture ne passe le long des piquets.
Face à moi, au loin dans la brume, dans la direction du sud, le puy de Dôme à gauche, et le puy de Côme à droite.
Mais mon chemin m'oriente vers l'est. Face à moi mais légèrement ѕur la droite, se dresse le puy de Jumes.
Sur ma droite, ce puy bien mal peigné est le puy Chopine.
Tandis que sur ma gauche, la silhouette boisée du puy de Louchadière occupe tout l'espace.
Ayant toujours le puy de Jumes en ligne de mire, le chemin m'amène à déranger quelques vaches...
Celles-ci, me trouvant certes hardi de troubler leur pâturage, ne me châtieront point de ma témérité.
Par ce beau temps chaud et ensoleillé, il y a parfois comme un petit air de garrigue...
De retour dans une forêt. Attention au feu.
Comme plus tôt dans la matinée, un côté est planté de feuillus, l'autre de résineux.
Pas de doute, je vais dans la bonne direction.
Après cet embranchement, les feuillus font place aux résineux.
Parcelle numéro trois.
Parcelle numéro deux.
Le chemin monte.
Parcelle numéro cinq.
Parcelle numéro quatre. Je vous aurais bien mis aussi le numéro un, mais j'ai eu la flemme de le prendre en photo.
Bien seul parmi les résineux, ce feuillu ne serait-il pas un espion ?
Et en plus, il a un comparse un peu plus loin !
Un sentier quitte le chemin forestier sur la gauche, pour aller entre les puys de la Coquille et de Clermont. Bien sûr, il monte.
Cette photo mal contrastée montre une fleur dans le coin inférieur gauche, dont les feuilles vertes sont toutes montantes, alors que les feuilles violettes sont tombantes. Est-ce parce que le violet pèse plus lourd que le vert, où est-ce que cette fleur n'a plus le moral ?
Pour changer, le sentier monte.
Un point stratégique dans la montée me permet, en me retournant, d'avoir une vue brumeuse sur le Puy de Dôme.
Tout va bien, je suis sur le bon chemin, sur les flancs du puy de la Coquille.
Sur ma droite, les troncs d'arbres tortueux semblent danser un étrange ballet. Quel message essaient-ils de nous transmettre ?
L'altitude augmente, la hauteur de la végétation diminue, mais pas sa densité.
Enfin, j'approche du sommet. Je peux désormais voir au sud, de droite à gauche, le puy de Dôme, le puy Pariou, le puy de Chaumont qui est presque totalement caché par les arbres, le puy des Goules (au fond) et le grand Sarcoui.
Me voilà presque au sommet. Notez les installations destinées à lutter contre l'érosion en permettant au sol de se reconstituer et à la flore de ne pas être piétinée. En ligne de mire, juste sous la flèche de l'arbre, le poteau indicateur du sommet.
Me voilà bien au puy de la Coquille. Si les pierres posées sur le poteau ne sont pas fixées, chapeau bas au petit plaisantin qui les a disposées.
De nouveau, une vue brumeuse mais plus dégagée vers le sud-est : de gauche à droite, le puy de Chaumont, le puy Pariou, le puy de Dôme, le grand Suchet, et le puy de Côme.
La même vue, un peu plus vers l'est, permet de voir, à gauche du puy de Chaumont au premier plan, le puy des Goules et le grand Sarcoui.
Je m'interroge sur les motivations de la personne ayant tracé ce signe « égal » en bleu. Est-ce une remarque tautologique entre les deux faces peintes, ou est-ce une personne daltonienne ayant cru peindre une ligne blanche et une ligne rouge ?
Le sentier continue vers le puy de Jumes. D'abord une courte descente...
... suivie d'une courte remontée...
... et me voilà sur le puy de Jumes.
Le puy de Jumes est un relief formidable, que j'aime beaucoup, et en toute saison. Son cratère est resté boisé, mais est partiellement dénudé, ce qui permet d'avoir de superbes points de vue dès que le temps est dégagé ; un sentier pittoresque fait le tour du cratère en mélangeant tous les types de paysages rencontrés dans la journée, et il est possible de descendre au fond du cratère profiter du soleil et du calme.
Je suis tellement bien, lorsque je suis au puy de Jumes, qu'il n'est pas rare que je fasse plusieurs fois le tour du cratère. Cette journée n'a pas dérogé à cette tradition, ce qui m'a permis, lors du deuxième passage, d'avoir de meilleures images car la brume commençait à s'estomper.
Dans un premier temps, je vais vous présenter les vues que l'on a depuis le puy de Jumes ; puis, le fond du cratère, et enfin le sentier qui en fait le tour.
Dans la direction du nord-ouest, la pente nord du puy de Louchadière se trouve tout à gauche, derrière la forêt de Beauregard traversée cette après-midi ; au second plan, de gauche à droite, sont visibles le puy de Tressous, le puy de l'Espinasse, et le puy de la Gouly ; entre l'Espinasse et la Gouly, derrière eux, se trouve le puy de la Baneyre et, plus en arrière-plan à droite, le puy de Verrières.
Gros plan sur la photo précédente : le puy de l'Espinasse avec une zone déboisée à gauche, le puy de la Gouly à sa droite, et le puy de la Baneyre entre les deux, derrière ; et le puy de Verrières plus loin, a droite.
Mais notez, au premier plan entre les arbres, le puy de Ténuzet complètement déboisé puisqu'il est exploité comme carrière, encore aujourd'hui.
Vers le nord-est, vue sur le puy de la Nugère.
Vers le sud, vue sur le puy de Dôme...
Mais un peu plus loin, vers le sud-est, vue sur le grand Sarcoui, le puy des Goules, le puis de Chaumont, le puy Pariou, et le puy de Dôme. Cette vue est somme toute assez proche de celle depuis le puy de la Coquille, mais mieux dégagée (encore que, avec cette brume, ce n'est pas si flagrant).
Vers l'est, on reconnaît tout à droite le grand Sarcoui, dont la pente descendente semble toucher le petit Sarcoui, et à leur gauche, la forme plus aplatie du puy du Pérady.
Enfin, vers l'ouest, la silhouette majestueuse de puy de la Louchadière occupe tout l'espace.
Un sentier permet de descendre au coeur du cratère.
Celui-ci est en grande partie dégagé.
Attention, lors de la descente, à ne pas déranger ce champignon esseulé.
Désolé de vous décevoir si vous pensez qu'il s'agit d'une coulemelle : à mon avis, il s'agit d'une lépiote de Badham, impropre à la consommation.
Le cratère dispose de tout le confort moderne : un banc pour s'asseoir, et un âtre pour faire du feu.
Confortablement installé sur le banc, vous pourrez observer le panorama dans toutes les directions...
N'allez pas croire que le fond du cratère est silencieux et vide de toute vie, bien au contraire ! Il grouille d'insectes, dont des criquets de belle taille, qui sautent ou s'envolent par dizaines à chacun de mes pas dans l'herbe :
Des coléoptères :
Sans doute quelques taupes :
Et même des cailloux.
On trouve aussi en plusieurs endroits sur le cratère, cette espece de grosse salade.
Le point culminant du tour du cratère est marqué comme il se doit...
...avec un assemblage de pierres comme au puy de la Coquille, mais cette fois-ci au sol, sur la gauche.
Les paysages le long du tour du cratère tour à tour ressemblent à ça...
... ou à ça...
... ou à ça...
... ou à ça...
... ou à ça...
... ou à ça...
... ou à ça...
... ou à ça...
... ou à ça.
Le chemin pour redescendre, quant à lui, ressemble à ça.
Il est, lui aussi, fortement pentu. Comme il se termine par des guides afin de limiter l'érosion, cette vue m'évoque ce à quoi pourrait ressembler un terrain d'entraînement pour une hypothétique épreuve du « 110 mètres de dénivellée positive, haies ».
La route est droite, mais la pente est forte, comme disait l'autre.
Au bout de 600 mètres de descente (et 100 mètres de dénivellée), me voilà de retour dans la forêt de Beauregard. Je n'ai plus qu'à suivre tranquillement le chemin pour retourner au col de la Nugère.
Retour à mon point de départ.