Le bois de Lassoux
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Situé sur la commune de Budelière, dans la Creuse, entre la route de Montluçon à Budelière et le lit de la Tardes, le bois de Lassoux est une agréable promenade, avec un sentier de découverte balisé décrivant une partie de la faune et de la flore locales.

Le parcours lui-même ne comporte ni dénivellée, ni difficulté. On peut l'étendre en poussant jusqu'à la Tardes, et visiter la chapelle Sainte-Radegonde et la chapelle Saint-Marien.

Environ 10 km en un tout petit peu moins de 3 heures.

Merci à Audrey Martel pour son aide dans l'identification de la flore et de la faune.
Zone arpentée

Itinéraire emprunté

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accés à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Après une petite aire de pique-nique avec tables et bancs de bois, le chemin commence entre les arbres.
De temps en temps, des genêts à balais (cytisus scoparius), avec leurs fleurs jaunes, sortent du lot.
Le chemin longe un champ, et ces épis rouges de trèfles du Roussillon servent de clôture.
Encore un genêt à balais.
Le parcours fléché pénètre dans le sous-bois.
Encore des genêts à balais.
Deux paires de jumeaux se suivent à la gauche du sentier.
Des panneaux indiquant les différentes espèces d'arbres, ainsi que le cycle de vie de la forêt, sont placés le long du sentier, malheureusement plusieurs sont en mauvais état et la plupart sont très sales. Celui-ci est l'un des rares encore bien lisibles...
...et voici le hêtre (fagus sylvatica) au pied duquel il est placé.
En contrebas, j'entends plus que je ne devine, un ruisseau. Je dérange par mon arrivée, un jeune chevreuil que je n'ai bien sûr pas eu le temps de photographier.
Poursuivons.
D'ailleurs, en parlant de chevreuil...
Le chemin se rapproche du ruisseau, la terre est plus humide et permet aux herbes d'atteindre une taille conséquente.
Un chemin forestier n'est pas un vrai chemin sans obstacle. En voici un pour confirmer le statut.
Ici poussent probablements des orties jaunes (lamium galeobdolon).
Le chemin s'est tellement rapproché du ruisseau qu'il le longe désormais.
Poursuivons entre les arbres.
Le ou la concierge est dans le terrier.
Un bousier (scarabeus sacer).
Le parcours quitte le sous-bois pour revenir au chemin d'origine...
...et bien sûr, il invite à continuer la promenade.
Un nouveau panneau bien sale nous invite à admirer...
...ce sureau (sambucus nigra).
Plus loin, ce panneau est placé...
...au pied de bouleaus verruqueux (betula pendula).
Le chemin s'oriente vers la gauche.
Quelques fleurs roses, sans doute des compagnons rouges. Pourtant, les fleurs sont roses !
Ici, quelques pins.
Plus loin, un églantier (rosa canina).
Soudain, le chemin devient... un pont de pierre. Enjamberait-il une rivière ?
Perdu ! C'est une ancienne voie ferrée qui passe en contrebas.
Après le pont se trouve un bosquet de noisetiers (corylus avellana).
J'arrive au bord d'une zone déboisée.
Encore ces anémones roses, parmi les ronces.
Les voici d'un peu plus près.
Les ronces ne portent pas encore de mûres, mais elles ont déjà des visiteurs, comme ce Syrphe.
Au sol, cette coquille d'oeuf brisée est-elle l'acte d'un prédateur, ou une coquille jetée du nid aprés éclosion ?
Toujours des anémones roses.
Le chemin oblique à droite. Si j'en crois mon plan, c'est le moment pour moi de continuer tout droit. En fait, c'est deux virages plus loin que j'aurais dû faire, ce chemin est une impasse.
D'ailleurs, il ne tarde pas à rétrécir...
...pour devenir une toute petite sente...
...ne manquant pas d'obstacles.
En fait, les seuls usagers de cette sente sont les limaces.
Ici, le chemin fourche. Après être parti à gauche et arrivé sur une bute en cul de sac, je reviens prendre à droite en descendant vers le ruisseau en contrebas...
...en évitant de perturber ces deux limaces au passage.
Le chemin s'arrête au bord de ce confluent de ruisseaux. Quelle blague ! Mais de l'autre côté, il y a un large chemin de terre, celui par lequel j'aurais dû arriver. Comme les ruisseaux ne sont pas très larges, je les enjambe rapidement pour revenir sur le bon chemin, depuis lequel est prise cette photo.
De nouvelles fleurs apparaissent au bord du chemin. Et comme c'est la crise, l'une d'entre elles n'a pas les moyens d'acheter assez de chlorophylle pour ses feuilles.
Un vrai pont, cette fois, me permet de changer de nouveau de rive alors que le lit du ruisseau s'incurve, et que le large chemin de terre fait place à un chemin herbeux plus étroit.
Me voilà sous le soleil, parmi une végétation exubérante.
Les restes d'une scène de crime, probablement.
Encore des genêts à balais, et bien entendu, des pissenlits.
Mais aussi ces ancolies communes, de couleur bleu-violet...
...présentement visitées par des insectes.
Dont voici la fleur en contre-plongée.
Si vous préférez les renoncules, il y en aura pour tout le monde.
Le chemin finit par aboutir à un chemin de terre, au niveau d'un pont sur le ruisseau. En me retournant, cet avertissement me paraît inutile compte tenu de la largeur du chemin que je viens de quitter.
Vue sur l'aval du ruisseau. Je pars vers la droite, pour longer le ruisseau sur ma gauche, vers son aval...
...lequel est le lac du barrage de Rochebut...
...dont voici d'ailleurs un panneau d'informations. Notez qu'il ne s'y trouve aucune mention « vous êtes ici », ce qui permet au même panneau d'être utilisé partout le long du lac du barrage. Je suis ici à l'est, en tenaille entre les zones « G » et « E » en jaune sur le panneau.
Je continue ma balade en direction de la chapelle Sainte-Radegonde, sur la presqu'île.
Il me semble qu'il s'agit d'un merisier à grappes en fleur.
Après avoir longé la rive boisée à quelques mètres de hauteur, le chemin s'élève en s'orientant vers l'intérieur de la presqu'île.
Petite clairière tranquille.
Ce panneau m'invite toutefois à faire un détour.
Il indique un chemin qui descend...
...vers la fontaine Sainte-Radegonde.

De plus, à la faveur d'une trouée parmi les arbres, j'ai vue sur le pont suspendu que je vais emprunter dans quelques minutes.
Des genêts à balais, comme d'habitude.
Férocement gardés par des insectes, bien entendu.
Voici le panneau présentant la chapelle Sainte-Radegonde, que je n'ai pas photographiée afin de ne pas déranger les campeurs qui se sont installés juste à côté.
Le chemin à vite fait de revenir au pied de la presqu'île. En contrebas, le chemin par lequel je suis monté.
Je vais désormais suivre la direction de la chapelle Saint-Marien. Au vu de la taille des caractères, l'information des pêcheurs est plus importante que celle des touristes !
La route du pont suspendu est goudronnée mais étroite. Depuis son bord, je peux voir une petite partie du lac du barrage de Rochebut.
La route est interdite aux personnes dont le nom contient quatre fois la lettre « t », ainsi qu'aux groupes de quinze personnes.
Une distance de quarante mètres est exigée entre les véhicules, tout simplement parce qu'il s'agit à peu près de la longueur du pont, et que celui-ci est encore plus étroit que la route et ne permet pas le croisement.
Encore une vue du lac. Je pense que les bouées délimitent les zones de pêche telles que présentées sur le panneau d'information du lac.
J'approche du pont dont je peux désormais voir le bout...
...ainsi que le début.
Cette photo avec un peu plus de recul devrait vous permettre d'apprécier la hauteur de la paroi rocheuse à sa juste valeur. Elle dépasse très largement la hauteur des pylônes du pont.
Avant de franchir le pont, ces quelques vipérines que je n'avais pas encore vu, du moins pas aussi hautes.
Voici le pont dans son intégralité.
Et me voilà prêt à le franchir.
Au milieu du pont, voici la vue vers le nord-est...
...vers l'est...
...et de l'autre côté, vers le sud-ouest.
Gros plan sur la vue nord-est, la première. Je suppose qu'il s'agit des restes de la « maison du passeur ».
Au bout du pont, les câbles sont, j'imagine, solidement fixés derrière cette pierre taillée.
Vue du lac vers le sud.
Quelques frêles coquelicots se sont invités parmi les fleurs.
La route remonte après le pont, et me permet d'apercevoir, à travers les arbres, une maison du hameau des Silognes à Beaubignat.
Dernière bifurcation avant Saint-Marien.
La route redescend tout aussi vite qu'elle était montée...
...avec, de temps en temps, vue sur le lac vers l'est. Jusqu'à présent, toutes les eaux vues étaient celles de la Tardes, celles-ci sont celles du Cher. Notez les bouées délimitant la zone « B » et la zone « D ».
Un chemin empierré quitte le chemin goudronné, et le longe jusqu'à la chapelle Saint-Marien.
L'agenouilloir porte le rappel du texte...
...et il fait directement face à la chapelle. En bas, gravé dans la pierre, une date : 1928.
Debout au fond de la chapelle, Saint-Marien fait signe aux passants, au moins en effigie. Je ne me hasarderai pas à sonner la cloche.
Un peu plus loin, une croix est censé matérialiser le lieu de décès du saint...
...comme l'indique son texte.
Un peu plus loin, une trouée dans les arbres, me donne vue au sud-ouest, sur le pont suspendu.
Je fais demi-tour et m'apprête à revenir sur mes pas. En redescendant vers le pont suspendu, j'aperçoit un papillon volage en plein repas.
Je vais traverser de nouveau le pont, mais dans l'autre sens.
J'ai vite fait de revenir au pont sur le ruisseau que je longeais tout à l'heure. Je vous en avais montré l'aval, voici l'amont...
...ainsi que le chemin « véhicules interdits » par lequel j'étais arrivé.
Une limace noire est de passage.
Encore les anémones roses, à différents stades de floraison.
Une fleur de pissenlit en train d'être butinée par deux insectes.
De nouveau le pont étroit. Cette fois-ci, je suivrai le chemin de terre jusqu'au bout.
Une coccinelle sans points.
Pour finir, je vous laisse avec ce carabe doré.