L'espace naturel sensible de la Vauvre
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L'espace naturel sensible de la Vauvre se situe sous l'autoroute A71 et au bord du Cher, sur la commune de Nassigny, dans l'Allier, mais tout proche de Vallon-en-Sully.

La construction de l'autoroute, à la fin des années 1980, a donné lieu à l'extraction d'un important volume de sable et de granulats. Le site aurait pu ensuite être laissé à l'abandon, mais, une fois les travaux terminés et l'autoroute en service en décembre 1989, le Cher a comblé l'excavation et, très vite, de nombreux oiseaux sont venus nicher autour du plan d'eau.

De nos jours, le site est un espace préservé de 46 hectares, géré par la Ligue de Protection des Oiseaux. Outre les oiseaux, il sert de sanctuaire à de nombreuses autres espèces animales : libellules, chauve-souris, castors, crapeau sonneur à ventre jaune...

Deux sentiers ont été aménagés. Le sentier sud est surtout un circuit de découverte de la flore, ainsi que d'un bras mort du Cher. Le sentier nord fait le tour du plan d'eau et dispose de plusieurs observatoires permettant d'épier les oiseaux sans les perturber. Malgré le fond sonore du trafic autoroutier, on y entend en toute saison les chants des oiseaux.

Le parcours du sentier nord (2 km) est donné pour 45 minutes, le sentier sud est deux fois plus court.

En cliquant sur chacune des images dans la narration ci-dessous, vous aurez accés à la même image, en haute résolution (25 fois plus grande).

Les photos présentées sur cette page ont été prises à différentes périodes de l'année. Ne soyez pas surpris de la différence de couleur et de végétation d'une photo à l'autre.

L'accès à l'espace naturel sensible de la Vauvre s'effectue depuis la route de Vallon-en-Sully à Montluçon (route nationale 144 déclassée), juste après l'accès à l'autoroute, sur la droite, en venant de Montluçon, et bien entendu juste avant, sur la gauche, en venant de Vallon-en-Sully. La route, qui sert aussi d'accès de service à l'autoroute, vient longer l'autoroute, avec une large zone permettant de stationner.

Au bout de la route, un peu plus loin, l'espace naturel de la Vauvre vous attend. Juste avant, l'extrémité nord du bras mort du Cher peut laisser croire à un site sans intérêt...
...mais il n'en est rien ! Je vous laisse prendre connaissance du panneau d'accueil.
Le long du sentier nord, trois palissades et deux abris couverts permettent d'observer le plan d'eau confortablement sans effaroucher les animaux. Chaque palissade présente deux ou trois panneaux d'information sur les oiseaux des environs, comme celui-ci...
...mais aussi des informations plus générales sur les autres espèces animales et végétales.
Depuis l'une de ces palissades, voici la vue sur le plan d'eau en hiver...
...et au printemps.
Le sentier continue pour l'instant entre l'extrémité nord du bras mort du Cher et le plan d'eau.
Il a plu en début d'après-midi, les limaces sont de sortie.
De l'autre côté, sur la rive droite du bras mort du Cher, deux canards s'éloignent tranquillement. Je ne suis pas sûr qu'ils m'aient vu, tant ils sont tranquilles.
Le chemin est ici bien entouré. Gare aux orties !
Exceptions venant confirmer la règle, deux panneaux de découverte sont situés sur le sentier nord. Le premier attire l'attention sur un peuplier noir.
Le peuplier noir en hiver.
Le peuplier noir au printemps.
À quelques mètres de moi, des cygnes.
Le chemin reste étroit et je dois souvent baisser la tête pour éviter les branches basses.
Autre vue du plan d'eau, avec le ruban de l'autoroute en arrière-plan.
Le deuxième panneau du sentier nord est situé au bord du Cher.
Voici les eaux du Cher en hiver, vers l'amont...
...et vers l'aval.
Au printemps, le niveau de l'eau a baissé un peu.
Le plan d'eau est tellement plus calme, en comparaison !
Et la patrouille des cygnes est de sortie.
Le sentier nord, sur sa partie longeant le cher, est assez étroit et coincé entre la rivière et les pâturages.
Au détour d'une fleur, j'assiste à une orgie où trois insectes se repaissent de nectar en se gênant, tandis qu'une araignée espère bien en attraper au moins un dans sa toile.
Les pâturages ne sont pas toujours vacants. Aujourd'hui, l'un des enclos est occupé par deux chevaux, dont l'un vient volontiers s'approcher afin de se faire flatter. Désolé mon vieux, je n'avais pas pensé à prendre des pommes pour t'en offrir.
Un peu avant d'atteindre l'autoroute, deux canards montent la garde.
Pour atteindre le sentier sud, il est nécessaire de passer sous l'autoroute.
Juste à côté du pont autoroutier se trouve un aulne glutineux (par opposition à la version sans gluten).
L'aulne glutineux en hiver.
L'aulne glutineux au printemps.
Au printemps, les pâturages faisant face au Cher se remplissent de joncs.
Ceux-ci font le bonheur des libellules par dizaines, qui s'envolent au passage des promeneurs. En saisir une immobile relève parfois de la gageure.
Ça et là, les toiles d'araignées ont retenu les chatons des arbres voisins, et donnent l'impression de filer de la soie ou du rotin...
Au tour de l'orme lisse.
L'orme lisse en hiver.
L'orme lisse au printemps.
Le saule argenté.
Le saule argenté au printemps, l'échine courbée depuis la photographie du panneau...
...mais bien que courbant l'échine, n'en dresse pas moins ses branches vers le ciel.
En continuant la boucle sud, voici maintenant l'érable sycomore.
L'érable sycomore en hiver.
L'érable sycomore au printemps. Quelle différence avec la photographie précédente !
Le chêne pédonculé, un grand classique de la région.
Le chêne pédonculé en hiver.
Le chêne pédonculé au printemps.
Le feuillage du chêne pédonculé au printemps.
L'aubépine monogyne.
L'aubépine monogyne au printemps.
Le frêne commun.
Le frêne commun au printemps.
Le robinet robinier faux-acacia.
Le robinier faux-acacia au printemps.
Un insecte agite son abdomen juste à côté de moi. Serait-ce une femelle en train de pondre ?
Au printemps, cette partie du sentier tient plus de la brousse qu'autre chose...
Au sol, des toiles d'araignées retiennent les gouttes de la dernière pluie, où étaient-ce celles de la rosée du matin ?
L'araignée patrouille d'ailleurs sa toile. D'une position verticale sur la photo précédente, elle est venue se mettre en position horizontale au centre du champ sans que je ne fasse quoi que ce soit pour l'y inciter.
Un peu plus loin, ce coléoptère s'arc-boute à sa tige.
Avant de terminer la boucle sud, un peu d'information.
Deux jeunes chênes poussent au milieu du chemin qui termine la boucle sud. Souhaitons que la clôture et le chemin soient légèrement déviés au fur et à mesure de leur croissance, afin de ne pas avoir à les abattre.
Le sud du plan d'eau est un peu marécageux.
Il s'y trouve une haie, avec son panneau d'information...
...ainsi que l'une des trois palissades, avec aussi ses panneaux.
Cette partie du sentier est également fréquentée par d'imposants autochtones se déplaçant à un train de sénateur.
Un de ses semblables, à l'heure de la sieste.
Un troisième larron, en train de déguster une feuille.
Regardez-le dans les yeux !
Ayant bouclé le sentier nord, de retour à l'entrée du site, un dernier panneau retrace l'histoire des crues majeures du Cher...
...et une borne vient en matérialiser le niveau.
Cette borne se trouve d'ailleurs auprès de belles floraisons.

Il y a aussi des genêts à balais, gardés par de terrifiants insectes.
En marge du début de sentier nord, un abri permet une bien meilleure vue du plan d'eau, depuis le sud, que la palissade précédente.
La patrouille des cygnes est d'ailleurs en route vers ce point d'observation.
La patrouille des cygnes en approche.
Un autre oiseau, sans doute un cygne, vient faire diversion en passant en rase-mottes au dessus de l'eau...
...et s'enfuit hors de vue à ma droite.
Le premier cygne de la patrouille tente une approche furtive...
...en prenant soin de ne pas regarder dans ma direction. Mais je ne suis pas dupe !
Surveillance sous-marine...
...puis aérienne. Les deux regardent dans des directions opposées, quel professionnalisme.
Les voilà en grand conciliabule...
...puis l'un file.
Rien de ceci ne distrait le castor qui passe rapidement devant moi !
Pour finir, toujours à l'entrée du site, une mare, distincte du plan d'eau et des bras du Cher, contribue à la préservation des batraciens.
Certes, elle ne paye pas de mine, mais c'est l'intention qui compte, non ?